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Société

Vol de zébus

40% des zébus volés restés introuvables

jeudi 21 décembre 2017 | Ny Aina Rahaga

Le secrétaire d’Etat de la gendarmerie nationale après avoir constater la situation dans le Grand-Sud de Madagascar a fait savoir que 61% des zébus volés ont été retournés à leurs propriétaires. Sur 75 attaques de dahalo recensés depuis le début de cette année 2017, on comptait en tout 5 082 zébus qui ont été volés et seulement 3 082 zébus ont été retournés à leurs propriétaires. Quelques 2000 têtes ont donc disparu et sont restés introuvables jusqu’ici, soit 40% du nombre d’animaux volés. Un bilan qui n’est pas très reluisant pour les éléments des forces de l’ordre qui ont été affecté à la traque des dahalo et à la maitrise du phénomène. Selon nos informations, ces zébus volés sont soit revendus sur le territoire avec de faux papiers, les fiches individuels de bovidé dont le nombre de faux a également augmenté cette année, soit exportés à l’étranger illégalement. D’autre part, dans certaines localités de la Grande ile, comme à Malaimbandy, les dahalo ont également commencé à prendre, en plus des zébus, des otages. Dans la région du Menabe, ces prises d’otages accompagnant les vols de bovidés sont devenus fréquent depuis un peu plus d’un mois. Les dahalo réclameraient ensuite des rançons qui varient entre 2 à 7 millions d’Ariary pour relâcher les otages pris lors des attaques et n’hésitent pas à prendre des enfants ou des femmes. Les efforts déployés par l’Etat et les forces de l’ordre devraient donc être intensifiés au possible, car les attaques prennent de plus en plus de proportion.

9 commentaires

Vos commentaires

  • 21 décembre 2017 à 10:40 | Vohitra (#7654)

    Et il se pourrait aussi que les zébus volés ont été retournés à des faux propriétaires munis de faux papiers localisés dans des endroits différents du lieu de vol... et ainsi de suite.

    Tant qu’on y est, qu’en est la suite de la reconversion des 400 dahalo qui s’étaient rendus auprès des autorités à Betroka il y a deux semaines de cela ? est-ce qu’ils ont pu bénéficier encore des faveur et appui comme du temps de Kolo avant de répartir à nouveau après quelques temps dans la basse besogne ?

  • 21 décembre 2017 à 12:00 | Houpert Claude (#9408)

    De Claude Houpert :

    Je constate que tout est bien organisé lorsqu’il s’agit de vols organisés / de corruption etc...
    Je voudrais faire cette suggestion : Que les autorités utilisent ces voleurs / corrupteurs pour les embaucher à démasquer/dénoncer ces « mafias » en échange d’une amnistie ! Cela s"appelle donnant /donnant !
    Je pense que l’utilisation de ces personnes serait plus efficace que les enquêtes policières qui , souvent, ne mènent à rien faute d’être impliquées dans toute ces affaires ! Mais la pauvreté oblige le vol !

    • 21 décembre 2017 à 16:50 | Gérard (#7761) répond à Houpert Claude

      IL n’est pas besoin d être bien savant pour prédire la fin prochaine de l’elevage de zebu à Madagascar
      quelle activité économique peut résister a de telles prédations, combien d’eleveurs sont assez fous, et assez riches pour racheter des zebus ?
      riz, litchi, vanille, zebu..... il n’est aucune activité économique sans un minimum de sécurité

  • 21 décembre 2017 à 12:23 | Jipo (#4988)

    Bonjour .
    Encore une réalisation à inscrire au programme de notre honoris causa en médiocratie .
    Une raison de plus pour voter pour sa réélection .

    • 21 décembre 2017 à 16:37 | vatomena (#8391) répond à Jipo

      Isandra et Autres ---- Le mal colonial

      Les premiers colons réunionnais sont arrivés dans le Moyen-Ouest des Hauts Plateaux malgaches en 1952, à mi-chemin entre Tananarive et la côte du Canal de Mozambique. Les derniers en ont été chassés par les pseudo-communistes de Ratsiraka en 1978.

      Pourquoi La Sakay ? L’initiative revient au Crédit agricole, au Conseil général, au député Raphaël Babet (d’où Babetville) et de quelques autres, dont le regretté Hector de Lavergne. La campagne réunionnaise du début des fifties subissait une misère noire. Malgré leur courage légendaire, les paysans ne s’en sortaient pas. Avec tous les drames économiques et familiaux que l’on devine, famine, maladie, séparations, suicides, etc.

      Le domaine des grands vents et des voleurs

      Les autorités françaises ont alors ACQUIS, dans ces Hauts-Plateaux, des milliers d’hectares inhabités qui ont été répartis entre les familles de volontaires, et Dieu sait s’il y en eut. Le tri fut sévère. Ces terres désolées étaient le domaine du bozaka (herbe piquante), des dahalos (voleurs de bétail) et des sarcelles . Ces fermiers, habitués au fangok et à la petite surface furent formés à l’utilisation des engins agricoles, à l’agriculture et à l’élevage raisonné et intensif.

      Cette terre aride fut abondée de philosantès, une graminée allant chercher son eau à 20 mètres de profondeur, très riche en azote.

      Tout cela, je ne l’ai su qu’au fur et à mesure, l’aventure ayant débuté, pour moi, en 1970.

      Un coup de foudre irrésistible

      Un ensemble scolaire fut dès le départ institué, dépendant du vice-rectorat de La Réunion. Il y avait, au centre de ce vaste périmètre, des classes primaires et un collège. Les différentes « zones de culture », Maroazo, Girard, Tsinjoarivo… comportaient chacune une à deux classes primaires avec logement pour l’enseignant.

      Justy, ma maman, fut désignée directrice de tout l’ensemble scolaire en 1969, et s’y rendit en compagnie de mon frangin Alain, pendant que moi, j’allais à Nice essayer de suivre une deuxième année de Droit qui a toujours couru plus vite que moi.

      . En attendant les résultats, je pus obtenir un billet d’avion pour aller en vacances voir ce que ma mère pouvait bien faire dans ce coin du bout du monde !

      Dès que je posai le pied sur le tarmac d’Ivato, je tombai raide dingue de ce pays. Et surtout de ses habitants. Je le suis toujours.

      Dans un océan infini d’herbe dure, il y avait cet oasis immense, verdoyant, productif : la Sakay fournissait toute la région centrale en oeufs, lait, beurre, fromage (le fameux mahatsiry), yaourt, crème fraiche, viande de porc… Il y avait à Ankadinondry, le village malgache autour duquel s’est construite Babetville, les deuxièmes porcheries du monde, les premières étant à Formose. Il n’est pas exagéré de dire que la Sakay était alors la 1ère entreprise réunionnaise, et une des rares à payer ses impôts à l’Etat malgache.
      A leur arrivée, les fermiers et leurs familles furent logés dans de grandes tentes fournies par l’armée française.

      Là, les anciens habitués des terrains caillouteux en pente de Palmiste-Rouge, Cilaos, la Chaloupe, Takamaka, Makes, Tévelave… furent formés à l’utilisation des tracteurs et de la grande surface agricole. Ils reçurent aussi une instruction concernant les élevages bovins et porcins, à l’amendement des sols, à l’économie agricole. Au bout de quelques mois, ils étaient mieux formés que s’ils sortaient d’une école d’agriculture.

      Maman Justy, héroïne malgache !

      C’est dans cette Sakay prospère et heureuse que je débarquai un jour de juillet 1970. J’y passai trois années en qualité d’instituteur délégué aux classes de français-histoire-géo au collège. Les trois plus belles années de ma vie.

      Lorsque je me présentai au CAP d’instituteur, le vice-recteur Couillerot vint en personne y assister, histoire de constater qu’il n’y avait aucun favoritisme en faveur du fils de la directrice de la part de l’inspecteur Berton !

      Sur les zones de cultures éloignées du centre, les écoles primaires accueillaient petits Créoles et Malgaches. Lorsque venait l’heure d’intégrer le collège, ils étaient tous logés à Babetville dans des grands dortoirs dont ceux des filles étaient surveillées comme de lait su’l’feu par les Soeurs trinitaires. Les camions allaient les chercher le lundi matin, et les reconduisaient dans leurs familles éloignées le vendredi midi.

      Ma maman avait été nommée directrice du centre scolaire de la Sakay en août 1969. Elle constata d’emblée que si tout était gratuit pour les petits Réunionnais, les élèves malgaches devaient payer un droit « d’écolage ». Son sang ne fit qu’un tour et, sans en référer ni à ses supérieurs de Saint-Denis ni aux cadres de la SPAS, elle décida unilatéralement de supprimer ce droit d’entrée.

      Cela suscita bien quelques grimaces ici et là mais Justy s’en foutait comme de son premier « mazout » (pardon, whisky-coca dont elle était friande), tint tête aux jérémiades, ce qui fait qu’aujourd’hui encore, elle est considérée comme une héroïne par ses anciens élèves et leurs parents entre vivants

  • 21 décembre 2017 à 15:23 | Ibalitakely (#9342)

    Hatramin’izay ela nisian’ny halatr’omby ve dia tsy mbola fatatra foana hoe taiza dia nentiny nandositra taiza dia nivoaka taiza & taiza in,dray avy eo dia iza nandray ireo halatra any @ farany, fa ny dahalo ambony latabatra ANGAMBA no mila EMMOREG na EMMONAT mihintsy. Ireo fitokanana an’itsy & iroa ireo ve mahafaka ny TSY FANDRIAMPAHALEMANA 1& ny RISORISO ?? Dia mody hoe andao ifanome tànana fa aza variana mifampi-tsikera, @ tsy marina & fampihesonana ve izany no iarahana ??

  • 21 décembre 2017 à 17:15 | vatomena (#8391)

    Isandra et Autres__ mal colonial 2

    Des chercheurs au CNRS de Toulouse !

    Comment ai-je débarqué ma frime dans tout ça ? J’explique… A la fin de ma 2è année de droit à Nice, … .. Jusy m’ayant appris qu’elle avait un poste de prof pour moi, pris l’avion pour la Sakay ! Entre la jungle parisienne et la brousse malgache, il ne pouvait y avoir photo.

    Je n’avais jamais enseigné (ni songé à le faire) de ma vie. Mais avec de tels élèves, ce fut un plaisir immense, un bonheur comme j’en ai rarement éprouvé. Il y avait une petite compétition amicale entre petits Créoles et Malgaches, question de fierté. Ils travaillaient donc tous d’arrache-pied pour être les meilleurs en français, en math, en physique-chimie.

    Total des courses, se présentant au BE et BEPC en fin de troisième, ils était tous reçus ! Ce qui a toujours fait la stupéfaction des commissions de professeurs venus tout exprès de La Réunion pour leur faire subir ces examens.

    Je me souviens de Dany, Danièlle Blandine Razafiarijoana, de Marie-Andrée, la fille du Faldony-banjo évoqué ci-dessus, de Josette Ablancourt, sous-directrice à la BFC de Saint-Pierre, de Patricia Dierx dont le papa dirigeait le garage et la station essence, de Josy, petite Malgache surdouée, dont le frère, champion en maths était aussi le bassiste des Sphinx, l’orchestre que j’avais créé là-bas, des élèves auxquelles, pour les meilleures, je ne pouvais mettre moins de 18/19 en rédaction (à l’époque, on ne bradait pas encore les notations et un 14 en français était déjà une exception !) Je me souviens des frères Vénérosy, champions de tout ce qui était sciences et dont un des frères au moins a fini au CNRS de Toulouse.

    Une de mes élèves malgaches est devenue directrice scientifique au parc zoologique de Tsimbazazy de Tananarive. Françoise Philotée, fille d’institutrice, timide comme c’est pas permis, aussi bonne en français qu’en maths, est devenue experte-comptable à l’échelle européenne. Des exemples de ce tonneau, j’en ai à la pelle.

    Il ne me fallait jamais plus d’une heure pour leur faire assimiler la règle d’accord des participes passés. Y compris qu’après le pronom « en », l’accord ne se fait pas parce que « en » est neutre, na ! C’est mon pépé Justinien qui me l’avait appris une fois pour toutes.

    Lorsque je revins à la Sakay pour la 1è fois en 1996, comme l’assassin sur les lieux de son crime, j’allai jeter un oeil sur l’ancienne enceinte scolaire, la larme à l’oeil ; je constatai sans surprise que nombre de nos anciennes élèves étaient devenues institutrices et en tirai une grande fierté : leurs élèves pratiquaient un français impeccable. Cette langue n’est donc pas si difficile à assimiler, kitt’ ta bouette ! (Je ne vise personne, vous avez compris.)

    L’un de mes élèves, Sylvain (mon bassiste), métis sino-malgache, avait préféré reprendre l’exploitation agricole et la boulangerie de son père. Quant à Dany, la plus douée de mes élèves de mes 10 années d’enseignement… elle n’avait rien fait. Gag ! après la 3è, BE et BEPC en poche, elle n’avait pu intégrer une école malgache : elle parlait très bien le français et très mal sa langue maternelle. On croit rêver

    Ratsiraka confie les porcheries… aux Libyens.

    Je quittai la Sakay en 1973, après le coup d’Etat de Ratsiraka, et n’eus donc pas à assister en direct aux catastrophes qu’il a sciemment organisées à la Sakay.

    Pour plaire au cercle restreint de ses officiers, il leur céda les terres des fermiers, ce dont ils se foutaient royalement. Mais il confia les porcheries à ses acolytes venus de Libye. Or, les Bédouins, gens estimables certes, ne sont peut-être pas les plus qualifiés en agronomie tropicale. Et confier des porcheries à des musulmans, c’est sans doute faire preuve de légèreté de jugement. Ratsiraka aurait voulu par là organiser en beauté la disparition de toute trace française qu’il ne se fût pas pris autrement.

    Toutes les infrastructures disparurent après le départ des derniers colons en 1978. Certains fermiers, désespérés, préfèrent avoir recours au suicide plutôt que de quitter cette terre où ils avaient été si heureux et avaient si bien réussi ! Etant partis de zéro, ils ne voulaient par repartir de zéro. Vingt-cinq ans pour rien

     !

    ..

    Dzamandzar et TH

    Cinq familles eurent la chance de pouvoir recommencer en Guyane. Là où habitent toujours ti-Henri Charles Gabriel et sa douce Monique… deux de mes anciens meilleurs élèves.

    Je suis retourné en 1996 sur les terres de l’ancienne Sakay, profitant d’une mission confiée par « Enfants du monde Réunion », qui parraine des enfants malgaches. Les soeurs trinitaires, correspondantes de « Enfants du monde », sont toujours là, qui accomplissent un travail admirable avec leurs collèges, leurs dispensaires, leurs orphelinats.

    Je parcourus les ruelles de Babetville. Les anciennes maisons avaient été occupées par des familles malgaches qui ne pouvaient guère, avec leur faible revenu entretenir le batiment ..

    Jules Bénard

    J.B.

    • 21 décembre 2017 à 17:40 | Isandra (#7070) répond à vatomena

      Vatomena,...

      Votre nostalgie de la colonisation me fait rappeler des israélites quand ils étaient dans le désert pendant 40 ans,...ils regrettaient les oignons de l’Egypte, pourtant, ils y avaient été esclaves,...avaient été traité comme des animaux,...

      Certes, le peuple Malagasy est maintenant en galère, en train de traverser le désert, mais, au moins, nous avons un pays indépendant, ne sommes plus un peuple de seconde zone, sujet d’un autre pays,...Ces difficultés pourraient susciter de la nostalgie de la vie de nos aînés, pendant la colonisation, même s’ils n’avaient pas même liberté que nous avons actuellement.

      Néanmoins, nous avons toujours l’espoir pour notre avenir, tôt ou tard, nous sortirons dans ce désert et embrasserons enfin, la terre promise,...

      « Toutes les infrastructures disparurent après le départ des derniers colons en 1978. Certains fermiers, désespérés, préfèrent avoir recours au suicide plutôt que de quitter cette terre où ils avaient été si heureux et avaient si bien réussi ! Etant partis de zéro, ils ne voulaient par repartir de zéro. Vingt-cinq ans pour rien »

      Ces créoles auraient dû s’attendre à cette finalité, du fait que les colons avaient exproprié nos terres pour leur y installer,...Celui qui sème le vent, récolte la tempête,...

  • 21 décembre 2017 à 21:49 | vatomena (#8391)

    Isandra __

    L’indépendance à la malgache ne fait pas manger le peuple . I Elle le détruit jour apres jour ;elle l’abaisse, elle en fait un mendiant ,un crevard ... Le vieux colon dans son exil parisien ne peut que compatir ,lui , qui avait vu grandir et vu s’élever ce peuple

    Isandra ___,aujour d’hui encore ,il reste plus de 8 millions d’hectares de terres labourables et inexploitées par le malgache . Des terres à mettre en valeur à la façon coloniale pour le bien du pays _ Mais _ le chomeur ou le délinquant d’Antananarivo préfère écumer les rues de la ville plutot que de prendre l’angady .
    Il en fut autrement pour les ’ petits blancs des hauts ’’ de la Réunion . Ils ont opportunément saisi l’occasion de la Sakay qui leur était proposée .En quelque mois ,d’une terre ingrate ,du tany maty ,ils ont fait un jardin productif qui nourrissait la capitale .
    Dans le vieux Madagascar comme souvent aujourd’hui ,on ignorait le service des domaines ainsi que le cadastre .Le titre de propriété n’existait pas . .La propriété était nébuleuse ,changeante et tres souvent contestée. Elle reposait sur des dires ,des témoignages familiaux ou tribaux, rarement fiables . Il en est encore ainsi aujourd’hui . Des propriétaires soudain apparus s’emparent de tout un village..
    La question !? Pourquoi donc le paysan malgache s’est montré incapable de relever le défi réussi par le petit créole de la Sakay ? Est ce à cause de la décolonisation ou de l’Indépendance ?

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