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vendredi 9 décembre 2016
Antananarivo | 02h32
 

Editorial

Maîtrise des eaux, signe de développement

jeudi 4 février | Sahondra Rabenarivo

Dans les pays avancés, on ne dépend plus, pour sa survie, que de l’eau tombée du ciel. Au contraire, les rivières sont détournées et des kilomètres de canaux et digues construits pour arroser de vastes champs. De même, l’eau/la neige tombée du ciel est barrée, détournée ou captée, préservée dans des lacs artificiels et réservoirs pour la consommation humaine. Il est rare que l’eau tombée du ciel, s’écoulant dans les rivières et fleuves, ne soit pas exploitée à plusieurs reprises (pour l’irrigation, la consommation, l’électrification) avant d’être déversée, sous forme certes plus polluée, dans la mer. À Madagascar, l’eau se déverse intouchée, sauvagement, dans la mer, emportant avec elle la terre rouge que la végétation n’arrive plus à retenir.

Est-ce vraiment possible que les derniers travaux d’ingéniorat hydrologique d’inspiration purement malgache datent d’Andrianampoinimerina ? Que les grands chantiers de canalisation, de digues, de lacs artificiels datent de la période coloniale ? (Canal des Pangalanes (1896) et du canal Andriantany, mis à dure épreuve aujourd’hui (1914-1932)). De même les lacs artificiels comme Mantasoa (1936), Mandroseza, Ivato, Ambohibao qui datent plus ou moins de la même période ? Que seule l’impulsion des bailleurs de fonds par la suite a amené de modestes améliorations (Marais Masay, APIPA et consorts) ?

Et pourtant, l’abondance de l’eau se fait sentir de manière de plus en plus aïgue, si ce n’est que par la destruction qu’elle emmène : routes pulvérisées, rizières détruites ou ensablées, rivières et donc eau dite potable boueuse. Ailleurs, l’eau est rare, sinon inexistante, conduisant à des périodes de sécheresse et de disette, que les observateurs caractérisent avec une certaine nonchalance de récurrentes, presque normales… On y fait face avec les vivres et les citernes d’eau, sans le moindre souci de solution pérenne.

Dans un pays comme le nôtre où la saison des pluies est prévisible, on ne construit pas (plus ?) les routes de manière à canaliser et évacuer l’eau. On tiptop, année après année, les mêmes trous créés par le même manque de drainage. Les zones irriguées sont maintenant inondées, tandis que le reste du pays qui attend la pluie du ciel pour planter le riz prie que les intempéries caractéristiques du mois de février seront absentes cette année. Les déversements des collines d’Antananarivo vers la plaine et donc vers le canal Andriantany et vers la rivière Ikopa sont exacerbés par la croissance de la population, le remblai et les constructions sur tout mètre carré disponible, arrachant au passage toute végétation qui pourrait retenir les eaux (et les boues par la suite).

Le potentiel hydroélectrique est inexploité. Les rizières irriguées ne drainent plus et sont inondées. Le Nord se trouve sous l’eau et la RN4 coupée. Le Sud est dans la sécheresse et le kere. Et tout cela sans un vrai cyclone de grande envergure depuis quelques années. Il ne s’agit pas de réparer et tiptopper le peu qui existe, il faut construire du grand et du nouveau. L’urgence n’est plus à prouver, mais où sont nos ingénieurs ? Nos visionnaires ? Nos dirigeants ?

25 commentaires

Vos commentaires

  • 4 février à 09:49 | olivier (#7062)

    Excellent article !

    « Vivre sur la bête » - se servir avant que le voisin ne la fasse - trouver des bouc émissaires.

    Tel est le programme politique qui a cours ici depuis des lustres..

    Tout le reste n’est que littérature...

    PS : s’il y a peu de centrales hydroélectrique, c’est que rien n’est fait pour MOTIVER et SÉCURISER les investisseurs étranger ( qui sont jalousés par les requins qui veulent leur part, et ce depuis des lustres)

    • 19 février à 00:21 | SNUTILE (#1543) répond à olivier

      L’article constate que l’entretien des infrastructures n’est pas aux normes. N’est-il pas plus avantageux et réfléchi de les mettre à ses normes de robustesse que de reconstruire du neuf trop coûteux ?
      Et ça demande des bon ingénieurs expérimentés dans la rénovation des grands travaux à entretenir. Et il y a carence.
      De même les constructions d’habitats entrainent l’érosion du sol, c’est encore de l’absence de normes à appliquer autour de ses nouveaux bâtis. Ou tout simplement le terrain ne s’y adapte pas mais la soif de construire et d’y habiter prend le dessus.
      L’histoire est là. Elle mérite juste une reproduction en real Playback, avec la jeunesse d’aujourd’hui perdu dans le futur incertain qu’exploiter le présent avec patience.

  • 4 février à 10:27 | vohitsara (#8896)

    .« ..., il faut construire du grand et du nouveau. » Sahondra Rabenarivo

    Koa izany anie, ry Sahondra, ka mila vola be mihintsy e !

    Ny vola anefa ilaina ho an´ireo mpandefa-rivotra-an-tseza eny Tsimbazaza, eny Anosy Kely, eny amin´ny ministera sns.

    Ary aza hadino ireo vola tsy maintsy alefa any ivelany mba hividianana trano any Frantsa sy ampianarana ny ankizy any, sy hatao antokin´ny fiainana any, rehefa mby miongana na tsy lany intsony amin´ny fitondrana ! Io tena mila vola be dia be mihintsy, satria io no fiainana-ho-avy.

    Mbola tafalentika lalina dia lalina ao anatin´ny tompom-pahefana Afrikana sy Malagasy ny toe-tsaina « mihoty sy mihaza », ary tsy i Radakaboka sy ireo parvenus namany akory no ampiova izany.

  • 4 février à 10:27 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    « Les zones irriguées sont maintenant inondées, tandis que le reste du pays qui attend la pluie du ciel pour planter le riz prie que les intempéries caractéristiques du mois de février seront absentes cette année. » Sahondra Rabenarivo. Est-ce un lapsus ? Il faut relire avant de publier.

    En résumé l’auteure incite les tenants du pouvoir à adopter la politique des grands travaux (New Deal de Roosevelt/ NEP de Lénine), c’est faisable pour un régime qui voit plus loin que le bout de son nez, mais par pour les nôtres qui ne savent même pas de quoi demain sera fait.

    Selon le président OBAMA : « L’Afrique a plus besoin d’institution forte que d’homme fort »
    Chez nous cette citation se résume pour certaines personnes au problème de l’œuf et de la poule.

  • 4 février à 11:08 | Isandra (#7070)

    Dans un premier temps, je regrette que Hery a pu japper des femmes telle Sahondra R et Mireille Rabenoro,...

    « L’urgence n’est plus à prouver, mais où sont nos ingénieurs ? Nos visionnaires ?,... »

    Comme je dénonce tous les temps ici, ils sont dans l’immobilisme profond et inertie complaisante,...ne calculent plus que leur tranquillité,...s’installant paisiblement, sans souci devant la télé avec le JB...,sur leur beau canapé cuir pour suivre les affaires nationales et internationales,...

    • 4 février à 11:21 | Gérard (#7761) répond à Isandra

      « Les zones irriguées sont maintenant inondées, tandis que le reste du pays qui attend la pluie du ciel pour planter le riz prie que les intempéries caractéristiques du mois de février seront absentes cette année »
      qui peut comprendre un tel charabia ? n’est pas éditorialiste qui veut !
      ou diable Ndimby se cache t il ?
      Craignez, s’ il ne consent à sortir de sa tanière, craignez pour l’avenir de notre Tribune favorite.

    • 4 février à 11:49 | Isandra (#7070) répond à Gérard

      Je regrette aussi l’absence de Léa R,...ce dernier temps,...

      Quant a Ndimby, depuis que sa source d’inspiration, Rajoelina a quitté le pouvoir, il intervient rarement,...le temps où il trouvera une autre alternative,...

    • 4 février à 11:50 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      Ou il attend que celui-ci revienne au pouvoir,...qui sait,... :)

  • 4 février à 16:49 | walesa (#5863)

    Bonjour,
    Comme Olivier a dit plus haut- c’est un excellent article. Et j’ajoute : dans l’océan du bla bla bla, qu’on assiste quotidiennement sur ce Forum trop politisé ! En plus d’une plus grande importance, car il s’agit de la vie et surtout de survie de millions des Malgaches affamés ! Je ne comprends pas alors le désistement de forumistes sur un tel article ! Sachez tous, que la politique telle quelle est mené depuis l’Independence par nos corrompus n’apportera absolument RIEN au Malgaches ! Et que se soit Hery, Ravalo, Andry le Nul, Zafy, Ratsiraka et consorts regroupés dans cette meme assotiation de malfaiteurs-spoliateurs-profiteurs n’apporteront du progress à l’hauteur des aspirations des Malgaches ! Ne parlons pas de ces polititiens ! Parlons plutot des choses concrètes, de vraies problèmes, que nous pouvons resoudre nous-meme ! Un grand problème de Madagascar -pays rural -est une ABSENCE PERMANENTE d’une vraie politique agricole de tous les gouvernements successifs . A cause de cette negligence inexpliqué Madagascar n’est pas autosuffisant en agro-alimentaire. Ce Pays sous-developpé doit importer bcp de la nourriture de pays tiers dont celui du riz. Malgre la très grande necessité Madagascar n’a jamais vu une seule REFORME AGRAIRE ! D’aillers avez-vous vu une quelconque reforme, p.ex : industrielle dans ce Pays au potentiel enorme ?!
    OUI, Madagascar pourra etre le grenier de l’Ocean Indien et ce pour toute l’Afrique meme ! Personellement, j’ai vu son potentiel rural à mes propres yeux plusiers fois. Je vous assure, qu’avec un peu d’effort on pourra eriger les petites barrages agricoles partout dans l’ Ile à très bas prix ! Envoyons nos techniciens- ingeniers , hydrologues, geometres en brousse à la recherche de tels endroits inexploités et vous verrez ! Il ne faut pas attendre l’ordre de Hery ou l’argent de vazahas ou des ONG, PAM, BM et autres mpamatsy vola sahira ! Ayons cet esprit de créativité et de volonté d’y aller malgre tout ! Car la reussité et le progress depend surtout de nous-meme !
    Bon courrage !

    • 4 février à 17:59 | Behantra (#9165) répond à walesa

      Vous dites

      Parlons de vrais problèmes que nous pouvons résoudre nous mème .. ok Walesa et vous ajoutez : érigeons de petites barrages partout dans l’ile , envoyons nos ingenieurs , hydrologues en brousse à la recherche d’endroits inexploités ...toujours d’accord avec vous , seulement ce ne sont pas les seuls vrais problèmes

      L’éducation , la santé , les communications , la sécurité et j’en passe ce sont aussi de vrais problèmes

      Mème un pays comme la France , pourtant développé , bien structuré a toujours des problèmes (et ce depuis des lustres) concernant son agriculture

      Ceci ne veut pas dire : parce qu’un pays comme la France est incapable de résoudre tel problème qu’il faille que Madagasikara en fasse autant

      Je vais vous dire : dans le grand sud de ce pays , des malagasy tentent , expérimentent , des techniques pour amèliorer la vie des habitants , cela fait 30 ans que cela dure , des progrés sensibles
      sont enregistrés mais l’on a constaté que ces améliorations ont poussé les jeunes à quitter ces endroits pour s’entasser dans les grandes villes

      Ce que vous proposez est très beau Walesa mais cela signifie un changement radical dans la structure des décisions ne serait ce que déléguer les décisions aux responsables régionaux et non nationaux

    • 4 février à 18:55 | walesa (#5863) répond à Behantra

      Merci Behantra de me repondre.
      Je retiens votre derniere phrase : déleguer les decisions aux responsables régionaux et locaux ! Il faut absolument leur donner cette possibilité d’agir au terrain ! Mais, il faut aussi, qu’il y aura une vrai equipe d’animation dans la vie rurale composé de par des gens specialistes dans le developpement rural, prets à agir dans ce sens.
      Croyez-moi, ces gens-là, on les trouve partout !

    • 4 février à 19:00 | walesa (#5863) répond à walesa

      Bien sur, le developpement du monde rural n’est pas mon seul souci. Il y en a plein d’autres ! Si j’ai commencé par ce monde là, c’est par souci de donner à manger à ceux-qui ont faim. C’est une priorité de priorités pour ce peuple sous-alimenté !

    • 4 février à 19:33 | kozobe (#7754) répond à walesa

      Bonsoir Welesa,
      Tout ce que vous dites là, je suis d’accord avec vous. Il en est de même sur les remarques faites par Olivier. Moi-même, j’étais tenté d’en « rajouter », puis je me suis dit, à quoi bon ? Parce que quiconque s’intéresse un tant soit peu à Madagascar, connait ce problématique. D’autant plus ceux qui se considèrent comme « dIRIGENTS, avec tout ce que cela suppose comme responsabilités envers leurs administrés. Mais nous sommes à »Ianan’i Koto Land« , un pays sorti de je ne sais quelle imaginaire, où les »rESPONSABLES« ne le sont en rien. Sauf à piller, à piller ... encore et encore , ce qui pourrait l’être, indéfiniment, pour leurs seuls intérêts. Quant aux ingénieurs, agronomes et autres, ce ne seraient jamais eux qui iraient promouvoir le développement ( qui ne serait somme toute que »l’affaire des blancs« ), et ce de quelque manière que ce soit (maîtrise de l’eau ou pas) : c’est le »développement« qui doit venir à eux et non à eux d’y contribuer. C’est normal en fin de compte. Nous sommes bel et bien à »Iaban’i Koto Land", n’est-il pas ?
      Et encore, où sont-ils, dans ce cas précis, les « vrais patriotes nationalistes » de mes deux ? Le sujet n’est pas suffisamment gratifiant en terme de souverainisme et autres balivernes ?
      Bonne soirée

    • 4 février à 19:45 | walesa (#5863) répond à kozobe

      Merci kozobe pour votre post.
      Le vrai problème de Dago - Les dirigeants de cette assotiation de malfaiteurs au sein de nos polititiens n’ont aucun interet d’ animer et ou d’ameliorer la vie de leur peuple ! Ce qui leur interesse c’est le ramassage des avantages à leur compte !

    • 5 février à 10:59 | Stomato (#3476) répond à Behantra

      Vous écrivez : « Mème un pays comme la France , pourtant développé , bien structuré a toujours des problèmes (et ce depuis des lustres) concernant son agriculture »

      Cela fait plus de 50 ans que Madagascar a choisi de se séparer de la France.
      Mais paradoxalement n’arrive toujours pas à faire l’effort de prendre son avenir, ou seulement son présent en mains !
      Ce que les colonisateurs ont faits n’est plus utilisable à cause de la vétusté, du non-entretien et du dimensionnement qui n’était pas prévu pour une population de 20 millions d’habitants.

      Il est certain que bientôt de grands cerveaux vont affirmer que c’est de la faute de la France si les barrages construits avant la guerre de 39 n’ont pas été entretenus par elle après l’indépendance.
      Plus le temps passe plus je suis admiratif par les plaintes ininterrompues au sujet de la situation générale du pays...

  • 4 février à 22:52 | Mihaino (#1437)

    Cet éditorial de Sahondra Rabenarivo doit interpeller tous nos compatriotes sans exception !
    J’ai particulièrement apprécié l’historique de ces canaux et de ces lacs artificiels qu’elle a brossée brièvement !
    Je partage son indignation face à toutes les opérations tip top qui ne résoudront que momentanément nos problèmes ! Manque de véritable politique de développement , manque de volonté politique de la part de tous nos dirigeants successifs et actuels , certainement oui !
    Des études ont été effectuées mais elles pourrissent dans les archives de tous nos Ministères !
    Sahondra R. a bien posé dans sa conclusion la question : « Où sont nos Ingénieurs , où sont nos visionnaires , où sont nos dirigeants ?? » Ma réponse est simple : la plupart se vautrent dans un fauteuil , enfermé dans leur bureau en travaillant intra-muros sans connaître les réalités sur le terrain extra-muros ! Etant fonctionnaires , la mentalité « 30 ANDRO IHANY NY RAY VOLANA » existe encore aujourd’hui ! Peut-être aussi par manque de motivation car manque de volonté politique de leurs chefs hiérarchiques , très politisés bien sûr !
    L’esprit d’entreprise , la création d’une TPE ou d’une PME devraient être inclus dans tous les programmes de formation car il existe encore beaucoup de créneaux à exploiter dans notre Pays ! Au lieu de se bousculer dans la bureaucratie , nos jeunes diplômés pourraient créer leur propre entreprise puisqu’ils seront à même de concurrencer les gens venus d’ailleurs dans bien des domaines ! Ces étrangers ( karana , chinois , européens , africains , arabes ...) dominent trop notre économie ! Nous sommes même dépassés par nos voisins des îles de l’Océan Indien et de l’Afrique en ce XXIè siècle ?! Ils ont su s’adapter et adapter les nouvelles technologies et leurs dirigeants ont changé aussi leur mode de gouvernance ! Certes , ils ne sont pas parfaits mais ils progressent ...
    Il faut nous réveiller dès maintenant sinon , nous serions les derniers et toujours à la queue du peloton qui ne cesse de progresser !
    Bon courage à nous tous car nous aimons redresser notre PAYS !

    • 5 février à 13:05 | Vohitra (#7654) répond à Mihaino

      Bonjour à vous Mihaino,
      Eau, énergie et mines, foncier, ce sont les trois secteurs vitaux qui posent des problèmes pour le développement économique de notre pays, les dirigeants successifs n’ont jamais su gérer de manière efficace et efficiente ces trois secteurs au profit d’une relance économique largement ressentie à la base ; à ces problèmes mentionnés supra, un gigantesque fléau reste omniprésent pour anéantir tout espoir de développement dans notre pays : le corps des fonctionnaires de l’administration publique, c’est un corps gangrené, lépreux, truffé de malfrats et bandits affairistes. Si vous voulez vous enrichir rapidement en travaillant peu, il faut remuer ciel et terre pour intégrer ce corps, rien qu’en monnayant votre signature, vous pouvez assurer l’avenir de vos arrières petits enfants

  • 5 février à 11:18 | Vohitra (#7654)

    Bonjour à tous,
    Il ne faut pas oublier non plus les risques encourus par le pays, notamment dans le bassin sédimentaire de l’ouest, par la pollution des eaux souterraines par des eaux usées contenant des déchets radioactifs ; j’ai déjà abordé la question ici il y a quatre années, hélas, le grand chantier mené par les investisseurs à travers le fameux 3P n’a jamais donné un éclairage satisfaisant la dessus, et oui, les populations vivant à Antsalova, Maintirano, Morafenobe, peuvent bien attendre tranquillement les retombées inattendues du procédé de fracturation hydraulique utilisé dans le coin

  • 5 février à 16:07 | tsapiky (#7047)

    Bonjour,

    « Est-ce vraiment possible que les derniers travaux d’ingéniorat hydrologique d’inspiration purement malgache datent d’Andrianampoinimerina ? »

    Ne s’agirait-il pas plutôt des derniers « travaux sectoriels d’ingéniorat hydraulique » ? L’hydrologie opérationnelle et appliquée, tenant compte de tous les enjeux existants en amont des bassins versants ne me semble pas encore - hélas ! – entrée dans les meurs de nos enseignants-chercheurs des établissements polytechniques du pays. En d’autres termes, nos ingénieurs ne peuvent qu’améliorer localement l’existant (faire du zéro nids de poule dans les zones à risque…entend-t-on ces temps-ci).

    « Construire du grand et du nouveau ? »

    Voilà qui impose à nos ingénieurs d’acquérir une vision transversale (multisectorielle, si vous préférez), avec ce que cela implique pour la majorité de nos enseignants (recyclage), et de devenir force proposition auprès des décideurs locaux (élus, bailleurs de fond). En d’autres termes, nos ingénieurs devraient apprendre à intégrer localement gestion des ressources en eau et gestion de l’aménagement du territoire (foncier, infrastructures de base, etc). La production, le partage et la diffusion d’informations multisectorielles le plus largement et rapidement possible par tous les intervenants locaux permettrait sans doute d’intégrer les îlots de savoirs aussi bien locaux que techniques et académiques afin d’y parvenir.

    • 5 février à 16:12 | olivier (#7062) répond à tsapiky

      L’avenir du pays vous appartient

      XPTDR

  • 5 février à 17:32 | diego (#531)

    Bonjour,

    Il ne faut pas être prétentieux, mais je me permets de rappeler tout de même que depuis six ans, qu’est-ce que je demande en tant que citoyen Gasy :

    - la fortification de l’ensemble des pouvoirs publics ( État ) ;

    - le respect de la Constitution ;

    - la reforme de nos Institutions, elles doivent être au service du peuple ;

    - et enfin, la mise en place des processus et calendriers électoraux fiables et solides dans le temps. C’est une affirmation de souveraineté du pays.

    J’ai ajouté que et je le pense toujours que la pauvreté qui étrangle le pays est organisée :

    - cela fait presque trois ans que le pays a des élus légitimes, mais il est tout aussi ingouvernable que lorque les non élus étaient à la tête du pays.

    Il faut donc savoir pourquoi nous sommes ingouvernables. Notre préoccupation doit aller dans cette direction. On évoque ici deux époques dans lesquelles Madagascar avait été plutôt bien gouverné, en tout cas le pays avait des autorités forts !!!

    Nous commentons toujours les conséquences de l’absence des autorités dans le pays. Nous savons donc ce que nous n’avons pas. Il faut donc mettre en place et provoquer même les processus pour obtenir ce nous voulons, qui est à mon sens, une démarche assez noble !

    Madagascar est-il un pays à caractère Agricole ou Marchand ou encore Industriel. Autrement dit, il faut détecter et connaître parfaitement les potentiels économiques de Madagascar avant de pouvoir prétendre mettre en place un programme politique et économique pour se développer.

    Une fois qu’on a réussi à installer durablement la stabilité, un régime politique peut mener des grands travaux. Cela va de soi.

    Il faut surtout retenir que le peuple dans son ensemble n’a pas toujours conscience la richesse de son pays. C’est à ce niveau que le pays à grand besoin des élus, des parlementaires. Pour valoriser et aussi protéger nos richesses.

    On ne dit jamais assez, nos richesses ce ne sont pas nous, Malgaches, qui nous les exploitons. Ce n’est pas notre État qui s’enrichit. Nos richesses nous échappent complètement parce que nous ne sommes pas organisés. Nos politiciens se substituent à l’État et aux Institutions une situation qui installe une instabilité dans laquelle les raisons des plus forts font lois.

    Le KERE cela fait un moment qu’on en parle ici. Combien de fois Mr R. Hery s’est déplacé dans le Sud depuis son élection ? Et combien de fois à l’étranger ? Je ne cesse de demander qu’il faut le pays se dote d’un Budget. Personne ne sait aujourd’hui le budget de la Justice par exemple. Il faut tout budgéter.

    Tout le monde doit savoir que dans un budget d’une ville, l’assainissement des eaux usées est l’un de plus important avec l’entretien des infrastructures, et les investissements divers.....

    Comment sauver nos forêts et nos paysans, tellement leurs avenirs sont liés. La stabilité de l’Agriculture et de l’Élevage à la campagne est une digne de progrès pour Madagascar. Rien qu’avec cette stabilité, le pays peut sortir la tête de l’eau. Mr R. Hery ne le fait pas. Ce n’est pas par paraisse, mais ou il n’en a aucune idée ou pire, il n’a pas été mis en place pour gouverner le pays.

    L’eau est abondante, mais même dans la Capitale, elle pose plus des problèmes que de joie ! C’est comme la jeunesse du pays, elle a des potentiels mais personne ne s’en occupe, elle deviendrait une force de destruction au lieu d’être la solution.

    Je suis entièrement d’accord, maîtrise des eaux, signe de développement, mais ma préférence va vers la maîtrise ou fortification de l’État et de nos Institutions, avant toutes autres choses. Il faut que nos partis politiques et les politiciens apprennent à instituer un pays :

    - un pays bien Institué va mécaniquement se développer et pour se développer ce pays a besoin, aussi, de maîtriser l’eau, l’électricité et les transports et capable donc de préserver sa nature.

    • 10 février à 12:33 | sanois (#8546) répond à diego

      ...La richesse d un pays n est due QU AUX HOMMES QUI COMPOSENT CE PAYS

      ....Que ce soit un tas d or un tas de bouses ou des iles Rien ne rapporte sans l industrie des hommes

      .. industrie au sens ( TRAVAIL°)

      Actuellement hors de l ile je roule sans coussin supplementaire sous les fesses toujours cela d economise !

  • 19 février à 00:38 | SNUTILE (#1543)

    La stabilité est le maitre mot dans toute l’histoire de l’homme qui progresse chaque année. Cette stabilité pour un pays signifie le gouvernement stable dans ces membres, comme dans sa succession dans la continuité avec tous les partenaires encore actifs (nationaux comme internationaux) tous les cinq ans aujourd’hui au lieu des sept ans.
    Exemple : l’école est continue. Car l’instituteur, le professeur apprend aux élèves, les élèves sortants apprennent aux suivants. C’ est encore plus compliqué en matière politique ou d’ingénierie s’il n’y a pas d’administration écrite, conservée (contre les destructions du temps : pluies, usure etc.).
    Et aujourd’hui cette stabilité dans la continuité assurance du progrès, d’une harmonie de vie organisée, et acceptée par tous consciemment doit prendre le dessus, sur les segmentations. Oui en famille, en privé, mais non et strictement au nom du gouvernement représentant du peuple et gardien de ses biens confiés.

  • 20 février à 10:55 | Turping (#1235)

    L’article parle en lui même si le sujet à connotation répétitive risque de se réitérer à plusieurs reprises.
    - Entre les inondations ,les kere (famines dues aux pluviométries annuelles très faibles dans le Sud ) ,l’accès aux eaux potables pour tous et toutes,... ce problème s’étend sur l’échelle planétaire avec les 7,5 milliards d’individus qui vivent sur la planète terrestres ,chiffres non exhaustifs avec l’augmentation exponentielle en tenant compte du nombre de décès.
    - A vrai dire l’eau potable se raréfie car seule moins de 10% de l’eau obtenue à partir de l’eau pluviale ,de l’évaporation de l’océan ne suffit plus à satisfaire le besoin planétaire d’autant plus que les technologies de recyclage des eaux usées ne sont pas encore acquises dans les pays sous développés ou en voie de développement,...
    - S’ajoutent à tout cela ,le problème de réchauffement climatique et les pratiques irresponsables de cultures sur brûlis ,de déboisement massif sans penser aux méthodes de substitutions ,renouvellement ,le reboisement qui joue un rôle clé dans les rétentions d’eau pour les zones arides ,non cultivables,....
    - Force est de constater que l’éducation citoyenne ,de civisme ,de responsabilité ,de la politique gouvernementale ,de l’ONG,......sont très sollicitées pour faire avancer la situation.
    - Depuis le temps d’Andrianampoinimerina ,au moins la population malgache a été multipliée par 60 .Les choses ont beaucoup évolué vers l’avancement technologique ,les créations des infrastructures nouvelles adaptables à l’augmentation de la population ,le progrès ,l’évolution ,.....alors que la mentalité d’assisté(e) ,d’assistanat ,avec la façon de faire la politique pour se remplir les poches ,la mentalité hérité(e) d’une indépendance octroyée sous dépendance avec la corruption ,le chacun pour soi nous démontre pourquoi Madagascar qui a toutes les potentialités figure parmi les pays les moins avancés (PMA) et pauvres.
    - Déjà ,si on maîtrise les problèmes basiques ,on devrait maîtriser tout ce qui ressort de l’agriculture ,élevage ,le respect de l’environnement ,les pollutions ,...

  • 20 février à 10:57 | Turping (#1235)

    Lire:la planète terrestre,....

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