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STP
Arrête d’éructer.
Je répète :
? les INTERVENANTS SAVENT (…)
bekily
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La corruption systémique est considérée par la majorité des économistes, des citoyens et des observateurs internationaux comme le verrou principal qui bloque le développement de Madagascar.Si les rapports techniques (comme celui d’Éric Topona) mettent souvent en avant les symptômes visibles — le manque de routes, d’électricité ou d’usines —, c’est la corruption qui en est la cause profonde. Elle transforme ce pays au potentiel immense en une « économie de rente » au profit d’une minorité.La corruption paralyse l’économie malgache à travers plusieurs mécanismes majeurs :1. Le détournement des ressources naturellesMadagascar possède des richesses uniques (saphirs, or, vanille, bois de rose). Au lieu d’alimenter les caisses de l’État pour construire des écoles ou des hôpitaux, des réseaux criminels bénéficiant de complicités au plus haut niveau politique organisent le trafic illicite de ces matières premières, privant le pays de milliards de dollars de recettes fiscales.2. Le sabotage des infrastructures de baseLes coupures d’électricité chroniques de la Jirama (la compagnie nationale d’eau et d’électricité) et l’état catastrophique des routes nationales ne sont pas seulement dus à un manque de budget. Ils découlent directement de décennies de détournements de fonds publics, de mauvaise gouvernance et de marchés publics opaques attribués par favoritisme plutôt que par compétence.3. La fuite des investisseurs et de l’aide internationaleAucune entreprise, locale ou étrangère, ne souhaite investir massivement lorsque le système judiciaire est jugé partial et que l’environnement des affaires est gangrené par le racket ou l’influence politique. La corruption décourage l’investissement privé formel, essentiel pour créer des emplois durables pour la jeunesse. De plus, les bailleurs de fonds internationaux (comme la Banque Mondiale ou le FMI) restreignent régulièrement leurs aides budgétaires lorsque les garanties de transparence ne sont pas réunies.4. Le coût chiffré de la mauvaise gouvernanceClassement mondial : Madagascar stagne dans les profondeurs de l’Indice de Perception de la Corruption de Transparency International, se classant au 148 ? rang sur 182 pays.Perte de croissance : Le Fonds Monétaire International (FMI) estime que l’impact direct de la dégradation de la gouvernance et de la corruption ampute la croissance économique malgache de 0,5 % à 1 % par an. Sur plusieurs décennies, ce manque à gagner explique la trajectoire d’appauvrissement du pays.En résumé, les solutions techniques (construire des centrales solaires, moderniser l’agriculture) resteront inefficaces tant qu’un assainissement radical des institutions et de la justice ne sera pas opéré pour briser ce cercle vicieux d’autodestruction