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mercredi 27 mai 2020
Antananarivo | 15h59
 

Enseignement

Université d’Antananarivo

Vers la chasse aux étudiants présumés perturbateurs

mercredi 29 janvier | Fano Rasolo

Les responsables de la présidence de l’université d’Antanananarivo ont été stricts face aux grèves des étudiants de l’Ecole supérieure polytechnique d’Antananarivo (ESPA) à Vontovorona, et de l’université d’Antananarivo à Ankatso. « Nous sommes en train d’identifier les étudiants "perturbateurs". Pour l’instant, nous procédons à une enquête sur ces meneurs de grève et agitateurs. Nous pourrions prendre des mesures telles le passage en conseil de discipline (Codis) ou le renvoi, selon la gravité du manquement », explique un membre du bureau de la présidence de l’université.

La chasse aux étudiants grévistes considérés comme agitateurs a été adoptée par ces responsables. Après la manifestation des étudiants de l’Ecole Polytechnique de Vontovorona, lundi dernier, les responsables ont décidé de sanctionner les étudiants qui ont uriné sur les barrages qu’ils ont eux-mêmes érigés pour bloquer la circulation.

A Ankatso, les étudiants de la faculté des Sciences ont tenu une manifestation pour réclamer un retour en classe face à la longue grève (quatre mois) des enseignants membres du syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants (Seces) de la section Antananarivo. Les manifestants ont tenté d’ empêcher la tenue du concours d’entrée en première année de Faculté des lettres, hier, mais, craignant la chasse aux agitateurs décidée par les responsables de l’université, ils ont interrompu leur mouvement. « Nous avons pris peur car des responsables tout en nous lançant des avertissements verbaux nous ont photographiés. Deux étudiants de la faculté des sciences sont passés déjà en conseil de discipline il y a quelques semaines. Ils ont été suspendus du droit de grève pendant un an, et ne peuvent ni mener une grève, ni y prendre part », selon un étudiant de cette faculté.

De même, les étudiants de l’ESPA ont suspendu leur manifestation, hier, après une mise en demeure émanant de l’université d’Antananarivo. Leur rassemblement a duré moins de deux heures, les éléments de l’Emmo-sécurité les ayant dispersés par des bombes lacrymogènes. « Les responsables de l’université nous ont interpelés pour chercher des solutions communes à nos revendications. Nous attendons la décision prise par ces enseignants lors de leur conseil national extraordinaire prévue ce mercredi », affirme Tokinambinina Andrianjanaka, président de l’association des étudiants de l’ESPA Vontovorona.

6 commentaires

Vos commentaires

  • 29 janvier à 09:27 | Ibalitakely (#9342)

    Rehefa tsy mety mifanaraka ny SECES & i Fotsiny Nirina Risara dia ny mpianatra izay efa ho dimy volana no mijaly indray no ampitaorina. Si ce n’est pas toi c’est donc ... ta sœur !!

  • 29 janvier à 10:42 | Vohitra (#7654)

    Les foyers de grève commencent à jaillir de partout apparemment, les tensions et crises sociales ne cessent de s’étendre et s’amplifier, en ce moment même, du côté de Mahazo et Ankadindramamy, à la sortie vers la RN 2, les marchands de rue commencent à manifester pour exprimer leurs désapprobations concernant les mesures prises par les responsables communaux de les dégager là où ils ont l’habitude de faire leur gagne pain.

    A ce rythme, la stature adoptée par les autorités est de refouler toutes les contestations contre les mesures et dispositions prises, ainsi, les rapports de force sur le terrain qui vont déterminer la suite des évènements, actuellement, la situation est encore au stade de menace et échanges verbaux houleux, et quelques interpellations par ici et par là, les affrontements sur les places publiques n’ont pas encore eu lieu, mais jusqu’à quand ?

    Autant créer un ministère ou office, celui de la gestion des promesses à côté de la gestion des catastrophes…

    • 29 janvier à 17:25 | Stomato (#3476) répond à Vohitra

      Ah, au temps des colons il n’était guère possible de ne pas respecter lois et réglementations.
      Heureusement l’indépendance est arrivée et cela signifiait la fin du respect des lois et réglementations.
      Maintenant qu’un gouvernement tente d’instaurer ce genre de respect, ça fait mal.

    • 29 janvier à 17:38 | Vohitra (#7654) répond à Vohitra

      Vous disiez « tente d’instaurer », et oui, rien que des tentatives comme tous les gouvernements post-indépendances d’ailleurs, mais ce qu’il est patent de constater depuis, ce sont les gouvernants même qui ne savent pas comment se faire respecter d’une part, et comment inculquer le respect envers les législations en vigueur d’autre part…

      Avec des personnalités versatiles et habituées aux parjures, les gouvernés ont fini par adopter aussi le comportement et reflet qu’ils laissent apparaître au public…

      Quand à l’époque des colons, les gouverneurs généraux n’avaient pas de partis politiques que je sache...

    • 30 janvier à 08:09 | Stomato (#3476) répond à Vohitra

      >>Avec des personnalités versatiles et habituées aux parjures, les gouvernés ont fini par adopter aussi le comportement et reflet qu’ils laissent apparaître au public…<<

      Je ne puis me permettre de parler de personnalités "versatiles", mais j’accepte votre explication sur le comportement des "administrés"...

      >>Quand à l’époque des colons, les gouverneurs généraux n’avaient pas de partis politiques que je sache...<<

      Effectivement ils avaient des instructions venant des gouvernants sis à Paris, lesquels avaient des partis politiques...

  • 29 janvier à 22:16 | LE VEILLEUR alias L’EVEILLEUR (#1331)

    - Les responsables de la présidence de l’université d’Antanananarivo sont-ils devenus des polices politiques comme au temps de la DGIDE ou de la Gestapo ?

    Ne pas mélanger les causes et les conséquences :

    - Les étudiants sont-ils la vraie cause du problème à résoudre par les responsables de l’université ?

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