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Economie

Secteur minier : Ilakaka

Une situation toujours précaire

vendredi 31 août 2007 | Lanto

Les conditions dans lesquelles travaillent les exploitants miniers demeurent très précaires à Ilakaka-Sakaraha. C’est ce qui découle des études menées, par la Fondation Frederich Ebert et le Comité National du travail, sur les lieux. Tout d’abord, les salaires sont de l’ordre de 3000 Ariary par jour. De plus, ces travailleurs ne bénéficient d’aucun équipement de protection.

La mort au quotidien

Ainsi, il n’est pas étonnant que 100 personnes y trouvent la mort chaque année, notamment pendant la saison des pluies durant laquelle on compte un mort par jour en raison des éboulements. Au début de cette semaine, deux personnes sont décédées. Par ailleurs, ces exploitants miniers travaillent dans des trous profonds sans porter des masques à oxygène, et quand survient un accident, les victimes doivent êtres évacuées à Ranohira ou à Ihosy faute d’établissement hospitalier à Ilakaka. Pire, les enfants sont de plus en plus nombreux à travailler dans les mines. Il faut dire que l’environnement n’encourage pas la fréquentation de l’école. La capacité d’accueil est très insuffisante car on note une école pour 300 élèves. De plus, la méconnaissance par ces derniers de leurs droits et des formalités administratives favorise la situation.

Aussi, la Fondation Frederich Ebert et le Comité National du travail ont élaboré un projet visant la création d’un syndicat bien que le secteur soit informel. Ce qui pourrait d’ailleurs contribuer à sa formalisation. Des campagnes de sensibilisation des employeurs et des exploitants seront organisées. Elles porteront en l’occurrence sur la sécurité sociale, la santé, les assurances et la retraite. En fait, des associations se sont déjà manifestées néanmoins les dirigeants semblent être les seuls à en tirer profit. Une nouvelle directive s’impose.

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