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jeudi 9 février 2023
Antananarivo | 15h51
 

Commerce

Une perte des recettes à 60%

mardi 27 novembre 2007 | Volana R.

La guerre est déclenchée. Une association des commerçants formels a été créée, hier. Une association qui regroupe, en fait, ceux qui paient leurs patentes, paient des loyers, la Jirama, le fisc, et qui, malheureusement, subissent l’assaut des commerçants informels devant leurs portes. « Nous faisons allusion à une concurrence complètement déloyale, expliquent les représentants des commerçants. Comment se fait-il qu’ils travaillent en toute quiétude, sans peur des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo si certains n’étaient pas leurs complices ? » D’autre part, un article très prisé par les clients apparaît sur leurs étalages, un mois après leur sortie dans les magasins.

« Ils vendent les marchandises à deux tiers, voire la moitié du prix que nous affichons. Un prix qui nous fait mordre les doigts. » L’un des membres de l’association explique la « procédure » : une photo de la marchandise suffit aux importateurs chinois de faire une commande, et le tour est joué. Pire, « les Chinois viennent eux-même acheter pour en faire un échantillon. La copie ne tardera pas à envahir le marché des marchands informels. À un prix qui frise la folie ». À preuve, une robe d’Ar. 16.200 se vend à Ar. 5.000 chez les marchands des rues.

« Que l’informel soit parqué ailleurs ! »

La fête des fins d’année n’est plus très loin. Moins d’un mois. « Loin de nous de leur arracher leurs activités, mais qu’ils soient parqués ailleurs que devant nos portes ». Les activités des pick-pockets fleurissent également de par leur présence. Mais les commerçants d’Analakely jusqu’à Behoririka fustigent également l’organisation des braderies en période de fêtes. « Puisque les organisateurs ont pris la peine d’endosser un nom venu d’ailleurs », « qu’ils entreprennent leurs événements en période hors fêtes ». Bref, nos interlocuteurs se sentent lésés de toutes parts. Et pour couronner le tout, les représentants de la CUA, invités à leur réunion d’hier, ont décliné l’invitation.
« Notre manifestation n’entre en aucun cas dans le cadre des élections ». La réunion s’est terminée par une unique décision : une lettre devrait être présentée au niveau des fokontany (Analakely, Soarano, Behoririka) dès hier, puis à la CUA, au ministère du Commerce, en tout cas à tous le responsables concernés.

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