La situation politique à Madagascar continue de retenir l’attention de l’Union africaine. Réuni le 10 mars lors de sa 1335e session, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’organisation continentale a examiné l’évolution de la transition dans la Grande île et formulé plusieurs recommandations aux autorités malgaches.
La réunion, consacrée à un point de situation sur Madagascar, était présidée par l’ambassadeur Almon Mahlaba Mamba d’Eswatini. Plusieurs responsables africains et partenaires régionaux ont pris part aux discussions afin d’évaluer les perspectives du processus de transition engagé dans le pays.
Au cours de la session, Bankole Adeoye, commissaire de l’Union africaine chargé des Affaires politiques, de la paix et de la sécurité, a insisté sur la nécessité de respecter les délais fixés dans la feuille de route de la transition. Selon lui, le respect du calendrier constitue un élément déterminant pour garantir le retour à un ordre constitutionnel stable.
Le responsable de l’Union africaine a également mis l’accent sur la nécessité de conduire le processus politique dans un esprit d’inclusivité, de pluralisme et de transparence. Pour l’organisation continentale, ces principes doivent guider les différentes étapes de la transition afin de renforcer la crédibilité du processus et la confiance des citoyens.
Dans son intervention, Bankole Adeoye a par ailleurs exprimé des préoccupations concernant les risques d’auto-succession, une question sensible dans plusieurs transitions politiques sur le continent. Il a également appelé à renforcer la coopération entre l’Union africaine et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) afin d’accompagner efficacement Madagascar dans cette phase politique délicate.
La réunion a également donné la parole à Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial de l’Union africaine pour Madagascar. Celui-ci a présenté aux membres du Conseil une mise à jour sur la situation politique et institutionnelle du pays, ainsi que sur les défis liés à la transition en cours.
Par ailleurs, le représentant du Malawi, qui préside actuellement l’Organe de coopération en matière de politique, de défense et de sécurité de la SADC, est intervenu lors de la session. Cette participation souligne l’implication des organisations régionales dans le suivi du processus politique malgache et la volonté de coordonner les actions en faveur d’une transition réussie.
À l’issue de la réunion, le Conseil de paix et de sécurité a encouragé les autorités malgaches à coopérer pleinement avec l’Union africaine et la SADC. Cette collaboration est jugée essentielle pour assurer l’accompagnement du processus politique et faciliter la mise en œuvre des réformes prévues dans la feuille de route de transition.
Le CPS a également lancé un appel à la libération sans condition de tous les détenus politiques, estimant que cette mesure pourrait contribuer à apaiser les tensions et favoriser un dialogue politique plus large.
Enfin, l’organisation continentale insiste sur la nécessité d’une coordination renforcée entre l’Union africaine, la SADC, la Commission de l’océan Indien (COI) et les partenaires internationaux. Cette coopération vise à soutenir Madagascar dans la gestion de sa transition et à encourager le retour à un ordre constitutionnel reconnu.
Le Conseil de paix et de sécurité a également appelé à un soutien humanitaire accru en faveur du pays, confronté à des défis socio-économiques importants. Par cette réunion, l’Union africaine réaffirme sa volonté de suivre de près l’évolution de la situation politique à Madagascar et de contribuer, aux côtés des partenaires régionaux, à une transition stable et inclusive.
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Vos commentaires
Le "Mamba" venant d’Eswatini qui présidait la réunion, et comme par hasard, le fugitif criminel de Dubaï y avait fait un séjour...
Le pot aux roses est-il maintenant à découvert ? Il est bien précisé qu’ils ont reçu une feuille de route avec un calendrier mais non pas du tout un simple rapport d’activités de la transition intérimaire ! Qui veut rouler le peuple de Zanahary dans la farine alors ?
"Un appel à la libération sans conditions de tous les détenus politiques"...
Ainsi donc, le pillage de la Nation, les nombreux morts et blessés lors du mouvement populaire, la corruption généralisée en bandes organisées par des criminels politiciens...ce ne sont que des simples événements et des faits inconsistants aux yeux de UA et de la SADC ! Et maintenant, c’est à visages découverts qu’on jette à la Nation Malagasy que la vie et la perte de vie, ainsi que la spoliation des biens communs ne sont rien que de simples faits divers dans l’histoire politique d’un pays !
Et comme si cela ne suffit pas, on demande à ce que la transition intérimaire se déroule dans un esprit inclusif avec la participation des monstres criminels et voleurs, des voyous qui ont ravagé la Nation, des bandits qui saccagé le pays en capturant l’Etat à servir leurs intérêts !
Il est plus que temps de suspendre la contribution et participation du pays de Zanahary dans les activités de UA et SADC, comme l’avait fait le Maroc autrefois.
Ce ne sont que des organisations truffées de malfrats politiques au service de la ploutocratie.
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A tous ces voyous et bandits en cravate au sein de UA,
L’arrestation et jugement de bandits politiciens ne font pas d’eux des prisonniers politiques !
Qu’ils soient politiciens ou non, la place dédiée à des bandits, c’est la prison mais non pas dans les institutions de la République.
Union africaine, on en a rien à faire
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