Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
mercredi 26 septembre 2018
Antananarivo | 08h10
 

Coopération

Forum sur la coopération sino-africaine

Une opportunité pour accroître l’exportation vers la Chine

vendredi 27 juillet 2012
JPEG - 112.7 ko
Le Ministre du Commerce, Olga Ramalason.

Les 19 et 20 juillet derniers ont eu lieu à Beijing la 5ème conférence ministérielle et 9ème réunion de hauts fonctionnaires du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA). Ce forum est devenu une plate-forme d’échange importante depuis son institutionnalisation en 2000. Le FCSA a accueilli de nombreux chefs d’États et ministres africains. Une cinquantaine de pays africains ont participé (avec la Chine) à la conférence. Le Ministre du Commerce, Olga Ramalason a fait partie de la délégation invitée pour représenter Madagascar. La 5ème Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine a été ouverte par le Président de la République populaire de Chine. Le gouvernement chinois a également convié les chefs d’États africains et les Ministres représentant leurs pays à un grand banquet.

Un potentiel à mettre au profit de l’Afrique

La coopération sino-africaine représente un réel potentiel pour l’Afrique, notamment pour son développement, puisque la Chine dispose aujourd’hui de moyens permettant de fournir des capitaux, des technologies et des expériences à l’Afrique, dans le but de l’aider à acquérir la capacité pour mener son propre développement.

Le Forum sur la coopération sino-africaine a douze ans d’existence. Cette plate-forme est devenue le baromètre des relations Chine-Afrique et le moteur de l’approfondissement de la coopération sino-africaine. Le FCSA a produit un effet de démonstration considérable qui incite l’ensemble de la communauté internationale à renforcer sa coopération avec l’Afrique.

Amélioration dans le développement

À la fin de 2012 et en l’espace de trois ans, la totalité des crédits préférentiels accordés par la Chine aux pays africains dépassera les 10 milliards de dollars US promis. La partie chinoise a également honoré un engagement sur l’annulation de dettes inscrit dans huit mesures concernant 14 dettes de 9 pays africains. La Chine a déjà accordé le traitement à un tarif douanier zéro à 60% des produits en provenance des 30 PMA africains ayant des relations diplomatiques avec elle, ce qui concerne plus de 4700 produits. Les projets de coopération agricole avancent à pas assuré : la partie chinoise construira 5 nouveaux centres-pilotes de techniques agricoles sur la base des 15 financés par l’assistance chinoise. La Chine a envoyé et enverra des missions techniques agricoles. L’objectif est de former 2000 techniciens agricoles pour l’Afrique. Dans le domaine de la santé, comme de l’éducation, ou encore de l’énergie, la Chine fournit également une aide substantielle.

Le commerce étant un domaine de grande importance dans le développement, il est judicieux de noter que les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique en 2011 ont atteint 166,3 milliards de dollars US, avec une augmentation de 83% par rapport à 2009. Grâce aux mesures de promotion lancées par la Chine, telles que le tarif douanier zéro ou encore l’organisation d’expositions de produits africains, de plus en plus de produits typiquement africains entrent sur le marché chinois et sont très appréciés. Dans l’avenir, la partie chinoise s’appliquera à accroître le commerce sino-africain, tout en améliorant la structure commerciale et en augmentant les importations chinoises en provenance d’Afrique.

Dans le Plan d’Action de Beijing, on peut noter que les deux parties se réjouissent de constater le développement rapide du commerce sino-africain, ce qui contribue énergiquement à la croissance économique de la Chine et de l’Afrique. La partie chinoise a décidé de mettre en œuvre le Programme spécial sur le Commerce avec l’Afrique pour accroître l’importation des produits africains. La Chine soutient l’organisation des salons de produits africains pour faciliter la présentation et la vente de produits compétitifs à la Chine.

Relation Chine Madagascar

Rappelons que parmi les produits exportés par Madagascar vers la Chine, il y a les minerais, scories et cendres, les huiles essentielles et résinoïdes ; les produits de parfumerie/de toilette, le cuivre et ouvrages en cuivre, le café, etc. Parmi les produits que nous importons de la Chine, il y a les matières plastiques et ouvrages en ces matières, le caoutchouc et ouvrages en caoutchouc, ou encore les ouvrages en cuir ; articles de voyage etc.

Pour les échanges commerciaux entre la Chine et Madagascar : les exportations s’élèvent à 68.347.000 USD, les importations s’élèvent à 408.182.000 USD en 2010.

Recueilli par Vonjy

7 commentaires

Vos commentaires

  • 27 juillet 2012 à 10:14 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111)

    Exportations vers la Chine:68 347 000 dollars US
    Importations pour Madagascar : 408 182 000 dollars US.
    Bravo !
    C’est de la bonne gouvernance,n’est-ce-pas ??? Pour la balance commerciale.
    Basile RAMAHEFAISOA
    1943
    b.ramahefarisoa gmail.com

    • 27 juillet 2012 à 10:27 | Stomato (#3476) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      Que proposeriez-vous pour RAPIDEMENT inverser cette balance ?
      A quelle période de sa vie la République Malagasy a-t-elle eu une balance d’exportations excédentaire ?

      La critique est aisée, mais l’art est difficile sauf pour un Malagasy non ?

    • 27 juillet 2012 à 11:58 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111) répond à Stomato

      Stomato,
      Je ne refuse pas de vous répondre,mais c’est un sujet crucial,il mérite d’étudier calmement en réunissant tous les éléments nécessaires pour des études approfondies.
      Nous avons l’habitude de vivre au dessus de nos moyens.
      Les aides internationales ne sont pas toujours bénéfiques.
      Elles sont faîtes pour que nous puissions « ACHETER LEURS BIENS MANUFACTURES ».

    • 27 juillet 2012 à 12:09 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111) répond à Stomato

      Loin de MOI,de vouloir critiquer,je suis passé par là et cela ne sert à rien.
      Stomato,
      - à notre indépendance,nous avons reçu des aides d’allemagne de l’ouest pour « SIX » rizeries qui tournaient à 10% de leur capacité.Nous n’avions pas l’idée de les rentabiliser,alors que nous étions le GRENIER de l’Afrique.
      - débarquent les ONG qui nous couvrent des surplus des pays industrialisés,sans compter les curés et les pasteurs avec des bonnes intentions pour leur « paroisse » respective, etc.
      - les investisseurs avec sac au dos ,etc..,pour le développement de l’informel.
      Stomato,il faut tout raser ...
      Basile RAMAHEFARISOA
      1943
      b.ramahefarisoa gmail.com

    • 27 juillet 2012 à 12:42 | Stomato (#3476) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      >>- à notre indépendance,nous avons reçu des aides d’allemagne de l’ouest pour « SIX » rizeries qui tournaient à 10% de leur capacité.Nous n’avions pas l’idée de les rentabiliser,alors que nous étions le GRENIER de l’Afrique.<<

      S’il n’y avait eu que les rizeries ! Madagascar semble être le pays des occasions perdues.

      >>- débarquent les ONG qui nous couvrent des surplus des pays industrialisés,sans compter les curés et les pasteurs avec des bonnes intentions pour leur « paroisse » respective, etc.<<

      Comme je vous reconnais bien là ! Critiquer les travaux des ONG ou des "églises" pour ce qu’ils ont fait vous va bien, et encore mieux de les critiquer pour ce qu’ils n’ont pas fait !

      >>- les investisseurs avec sac au dos ,etc..,pour le développement de l’informel.<<

      Certes le secteur informel n’est pas ce qu’il y a de mieux. Mais Madagascar n’est pas seul dans ce cas. Prenez le cas de l’Italie, son secteur informel est presque aussi développé que celui du formel. Le formel étant fragilisé par des actions pas propres de rigolos, l’Italie se trouve en mauvaise posture, mais le courage bien connu des Italiens fait qu’ils vont se relever plus rapidement que les autres du "PIGS".
      Madagascar n’a jamais connu ce que d’autres pays ont connu : la révolution industrielle. Le secteur tertiaire hégémonique de Madagascar étouffe le secteur primaire (l’agriculture) et empêche le secondaire (industrie) de se développer. Voir l’exemple de Ravalomanana. Comme chef de l’État il s’est arrangé pour tuer tous ses concurrents et ceux dont la réussite lui donnait des idées.
      Alors refuser l’arrivée de "petits investisseurs" c’est négliger le fait que dans tous les pays industriels d’aujourd’hui, les TPE (Très Petites Entreprises), et les PME (Petites et Moyennes Entreprises) génèrent un chiffre d’affaire plus important que les grosses multinationales, et emploient plus de monde que les gros mastodontes.
      Ce comportement s’explique par le manque de volonté politique Malgache de s’intéresser au développement des citoyens et de leur capacité de travail. Il n’est que de voir le mauvais état de l’enseignement à Madagascar.
      Ratsiraka : officier de la marine Française qui a réussi à couler le bâtiment dont on lui avait confié le commandement. Par la suite il s’est souvenu que Madagascar à la forme d’un bateau...
      Albert Zafy : professeur agrégé en France à titre étranger, titre donné à ceux qui ne risqueront pas de mettre à mal des patients en France...
      Ravalomanana : Industriel et entrepreneur largement autodidacte, ce qui est à son honneur, mais qui n’a pas su avoir la patience d’apprendre à gérer les relations avec le monde extérieur à Madagascar.
      Rajoelina : Entrepreneur surtout connu pour ses sociétés de communication semble incapable de communiquer avec ses concitoyens, et n’admet pas les reproches et est incapable d’envisager qu’il puisse faire des fautes. Comme son opposition ne vaut pas plus que lui, c’est obligatoirement l’étranger qui est responsable de son poste...

      Finalement des investisseurs sac à dos ne seraient-ils pas plus intéressant pour le développement du pays que les quatre derniers grands timoniers de Madagascar ?

      >>Stomato,il faut tout raser ... <<

      Mais bien sûr ! Manifestement vous ne savez pas qu’il est très facile et rapide de détruire.
      Mais reconstruire et faire fonctionner demande beaucoup de temps.
      Le malheur est que Madagascar n’a jamais su que détruire et compte sur l’étranger pour lui livrer clés en main ce que l’étranger n’a même pas chez lui.

    • 28 juillet 2012 à 03:57 | el che (#344) répond à Stomato

      ce déséquilibre est inacceptable pour le pays. Il est temps que les citoyens malagasy se prennent en main et décident de produire eux-mêmes les nombreux produits importés. La richesse d’un pays, c’est sa capacité à exporter davantage qu’importer. D’où l’urgence de former de tres nombreux techniciens et des ouvriers dans les domaines ou le besoin se fait sentir pour subvenir aux besoins nationaux, ensuite pour l’exportation. Cette sensibilisation releève davantage du domaine de l’Etat

      Or, nous exportons surtout des matières premières (aliénation définitive des ressources naturelles), alors qu’il faudrait développer le savoir-faire afin de transformer nous-mêmes nos matières premières.

      la Tunisie par exemple, a pris la décision de planter (avecl’aide de toute la population) 10 millions d’oliviers supplémentaires en 2 ans(en tout, 75 millions de pieds). Sachant qu’un olivier adulte côute environ 1800 dollars, on peut aprecier la plus-value à long terme pour le pays.
      Imaginez qu’on prenne cet exemple pour planter des bois de rose, ou pour développer les rizieres...... L’exemple n’est pas exhaustif..

    • 28 juillet 2012 à 08:08 | Stomato (#3476) répond à el che

      Je suis totalement de votre avis sur les points développés ici.

      Sauf peut être sur le rôle de l’état dans le domaine de la formation. En effet la lente, mais certaine, dégradation de l’action de l’état dans les domaines de la formation font qu’il vaudrait peut-être mieux confier la réalisation au domaine privé, l’état se contentant de contrôler les actions du privé.
      C’est semble-t-il ce qui se passe avec le projet Ambatovy...
      Certes cela présente des dangers, mais rien n’oblige a graver dans le marbre ce mode de fonctionnement, il est possible de modifier les règles du jeu pour restituer à l’état son rôle régalien dans le domaine de l’enseignement.

      L’exemple de la Tunisie est assez difficilement applicable a court terme. Ce pays a su conserver et développer les infrastructures laissée par le protectorat. De même qu’il a su conserver bon an mal an, un flot de touristes assurant des rentrées de devises dont la Tunisie avait besoin.
      Ce qui a comme résultat que ce pays peut se permettre de planter des oliviers et attendre 15 à 20 ans qu’ils produisent des fruits rentables.
      Qui, à Madagascar, va « perdre » le temps de planter des arbres ou autres espèces capables de produire seulement au bout de 10 à 20 ans ?
      On en revient au problème de choix politique pris par l’état et pas par des hommes politiques. Vous saisissez la nuance...

      Au début de cette semaine j’ai fait partie d’un jury devant diplômer un jeune africain qui préparait son diplôme en alternance, travaillant pour une grande compagnie pétrolière. Il a fait un travail remarquable de l’avis unanime du jury. Quand on lui a demandé de nous parler de son projet pour un futur immédiat, il a répondu qu’il souhaite être embauché par la société dans laquelle il a préparé son diplôme, mais avec un statut de « français » pas comme citoyen de son pays d’origine. Car a-t-il dit, dans mon pays je ne pourrai pas amortir l’aspect financier des efforts que j’ai eu a fournir pour en arriver là.
      Du coup mon envie de signer s’est dégonflée comme un ballon percé. J’ai retrouvé en ce garçon le comportement que je connais et désapprouve chez de nombreux Malgaches. A quoi servent les efforts de pays d’accueil pour former des jeunes qui ne retourneront pas dans leur pays pour exercer le métier qu’ils ont appris, parfois au détriment de citoyens du pays d’accueil ?

      Ce genre de sensibilisation devrait se passer au niveau des parents qui veulent que leurs enfants fassent des études... pour revenir au pays, pas pour rester ailleurs. Car accepter que les jeunes restent dans le pays où ils ont fait des études, c’est accepter et avaliser toutes les formes de colonisation moderne.

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS 
 
 

Visiteurs connectés : 376