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mardi 9 août 2022
Antananarivo | 01h21
 

Energie

Carburant

Un problème de ravitaillement en gasoil dans la capitale et à Antsirabe

mardi 2 août | Mandimbisoa R.

Trois semaines après l’augmentation des prix du carburant sur l’ensemble du territoire, des compagnies pétrolières rencontrent un problème majeur, mais limité. Il s’agit d’une difficulté de ravitaillement en carburants. Des stations-services d’Antananarivo et d’Antsirabe ont connu une pénurie en gasoil le week-end. Des ruées vers les stations ont été constatées dans quelques stations de ces deux villes après que les consommateurs ont dû rentrer bredouilles dans les autres stations faute de carburant.

Joint par téléphone, un responsable auprès de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), précise qu’il s’agissait surtout d’un problème d’approvisionnement passager et non une rupture de stock. Cette situation résulterait d’un déséquilibre de ravitaillement. Cela n’aurait concerné que le gasoil, le produit pétrolier le moins cher sur le marché, après notamment cette hausse de plus de 40% connue dans le pays quelques semaines plus tôt.

La surconsommation du gasoil depuis la hausse enregistrée dans le pays explique surtout ce déséquilibre de ravitaillement, selon les responsables des stations-services de la capitale qui ont accepté de nous répondre. La consommation de super aurait diminué depuis que le litre de l’essence frôle le 6 000 ariary.

Mais cette pénurie n’a duré que quelques tours d’horloge. La situation serait revenue à la normale depuis lundi, après de nouveaux ravitaillements et de l’entre aide entre les compagnies pétrolières. L’OMH tient en effet à rassurer les usagers que le stock de gasoil dans le pays est bel et bien suffisant pour plusieurs jours encore et qu’aucune rupture de stock ni de pénurie ne sont à craindre. L’office a par ailleurs indiqué qu’un pétrolier transportant du gasoil est attendu sur les côtes de la Grande île dès la semaine prochaine.

16 commentaires

Vos commentaires

  • 2 août à 10:03 | arsonist (#10169)

    Hum ! Je me souviens des manques permanents de carburants dans toutes les stations services au temps de l’Amiral !

    On verra bien comment les choses tourneront sur ce plan dans les mois qui viennent.

    Nous, on ne tient compte que de la situation existante réellement et pour de vrai !

    Les paroles verbales dites ou écrites sont pour les naïfs et les crédules.

    Répondre

  • 2 août à 11:02 | Besorongola (#10635)

    UN STOCK DE QUELQUES JOURS ?

    " Cela n’aurait concerné que le gasoil, le produit pétrolier le moins cher sur le marché, après notamment cette hausse de plus de 40% connue dans le pays quelques semaines plus tôt.

    La surconsommation du gasoil depuis la hausse enregistrée dans le pays explique surtout ce déséquilibre de ravitaillement, selon les responsables des stations-services de la capitale qui ont accepté de nous répondre. La consommation de super aurait diminué depuis que le litre de l’essence frôle le 6 000 ariary.".

    SEULS LES " DRABA" HABILLÉS EN ORANGE QUI PEUVENT CROIRE À ÇA !

    C’est une explication qui veut nous faire croire que chaque ménage possède 2 véhicules l’un à essence (super) et l’autre à gas-oil... Et le père de famille peut utiliser selon le prix affiché tantôt la voiture à essence tantôt celle à gas-oil.
    Arrêtez de prendre les Gasy pour des imbéciles.!

    Répondre

  • 2 août à 11:30 | Isandra (#7070)

    "La surconsommation du gasoil depuis la hausse enregistrée dans le pays explique surtout ce déséquilibre de ravitaillement, selon les responsables des stations-services de la capitale qui ont accepté de nous répondre. La consommation de super aurait diminué depuis que le litre de l’essence frôle le 6 000 ariary."

    Franchement, c’est un paradoxe à la Malagasy, le prix monte, mais, la consommation monte aussi, contrairement aux autres pays.

    Un autre paradoxe, le pays dit pauvre, mais, on enregistre l’augmentation des nouvelles immatriculation des voitures 112%, dont la majorité neuve, si auparavant à l’époque de Ravalo, c’étaient les occasions, et les nouvelles constructions poussent comme champignon partout, etc, et la plupart des gens s’habillent proprement, laquelle a étonné des étrangers,...etc

    Répondre

    • 2 août à 11:46 | dahalo (#8794) répond à Isandra

      Isandra,
      Tu sais au moins d’où vient l’argent pour acheter ces voitures neuves et ces belles villas. Dans un pays ou il n’y a eu aucune création ni d’industrie ni de nouvelles productivités, d’où peut venir de telles sommes d’argents ? Il n’y a qu’une seule réponse à cela et il n’y a qu’Isandra qui ne la connait pas.
      Pour t’eclairer les esprits tu peux lire le reportage sur le ministre qui à fêté son anniversaires dans le faste tout recement

    • 2 août à 12:18 | MALIBUC (#9345) répond à Isandra

      Isandra,
      C’est pas un paradoxe c’est carrément dans tes rêves de l’imaginaire comme à l’habitude et c’est pas R-Keke qui le dit.
      Pure imagination. Hihihihi

    • 2 août à 12:30 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      Dahalo,

      Je ne sais pas, je me demande aussi, car l’un des nos voisins, TIM hiringiriny vient d’inaugurer avec tso-drano pasteur, sa nouvelle maison, alors qu’il y a une année de cela, il a dédouané sa nouvelle Touareg.

      Ca marche bien son affaire, mais, on est content pour lui,...

    • 2 août à 13:44 | dahalo (#8794) répond à Isandra

      Isandra,
      Décidément quand ça ne rentre pas eh bien ça ne rentre pas

    • 2 août à 21:32 | purgatoire (#11152) répond à Isandra

      Franchement ISANDRA vous êtes déconnecté de la réalité du pays … d’une exception vous en faite une généralité … c’est désobligeant pour le peuple malgache que moi je côtoie

    • 2 août à 21:32 | purgatoire (#11152) répond à Isandra

      Franchement ISANDRA vous êtes déconnecté de la réalité du pays … d’une exception vous en faite une généralité … c’est désobligeant pour le peuple malgache que moi je côtoie

    • 7 août à 07:19 | lanja (#4980) répond à Isandra

      Mba mety kosa ilay politika DJ tamin ity , maina ny pompe, dia mimenomenona gasoil tsy misy ny olona , hadinony ilay prix niakatra , tohizo fa tena mahomby

  • 2 août à 13:41 | Besorongola (#10635)

    EDUCATION À MADAGASCAR :TOUS LES INDICATEURS SONT AU ROUGE !

    Madagascar est un pays pauvre où plus de 81 % de la population vit en dessous de 2, 90 $/jour et environ 50 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de retard de croissance. Le taux d’abandon scolaire reste également parmi les plus élevés. Les dernières enquêtes relèvent en effet un taux de survie en dernière année du primaire s’élevant à 36,1 % en 2015. L’abandon scolaire et/ou la mise au travail des enfants sont souvent liés à la pauvreté des ménages. Néanmoins, dans un contexte de pression foncière qui incite les jeunes générations à migrer, la scolarisation est perçue comme une porte de sortie de la pauvreté.

    Dans le milieu rural des hauts plateaux malgaches, les ménages font face depuis quelques décennies à une forte diminution de leur superficie cultivable. Cette dernière est passée de 3,8 hectares par ménage en 1993 à 1,3 hectare en 1999 et à 0,8 hectare en 2004. Cette diminution est attribuée à une augmentation du nombre des petits exploitants agricoles en raison d’un taux de croissance démographique élevée et d’un système d’héritage qui, culturellement, oblige les parents à transmettre la terre des ancêtres à tous les enfants.

    En 2011 et en 2012, des enquêtes de terrain dans l’observatoire d’Ambohimahasoa, une ville située à environ 350 km de la capitale, ont permis de recueillir les perceptions qu’ont les parents de la scolarisation de leurs enfants. En 2019, les résultats de ces enquêtes sont toujours d’actualité mais s’inscrivent dans une condition de survie de plus en plus dure. En effet, les parents rapportent une situation grandissante d’insécurité et d’insuffisance de la production agricole. Cette dernière n’assure plus qu’une disponibilité alimentaire de 2 à 5 mois dans l’année, nécessitant de trouver des revenus complémentaires.

    La perception de l’éducation par les parents
    À Madagascar, la loi instaure une fréquentation scolaire obligatoire à partir de 6 ans. Dans l’observatoire d’Ambohimasoa, plus de la moitié des enfants de cet âge ne vont pas encore à l’école ; en revanche, 96 % des enfants de 10 ans sont scolarisés. En ce qui concerne l’abandon scolaire, le phénomène s’amplifie avec l’âge : 25 % des enfants de 14 ans et plus de 50 % enfants de 17 ans sont concernés.

    Répondre

    • 2 août à 13:44 | Besorongola (#10635) répond à Besorongola

      .. En général, les propos des parents que nous avons recueillis indiquent qu’ils souhaitent que leurs enfants demeurent scolarisés dans la mesure de leurs possibilités financières. En effet, devant la raréfaction de la terre, les parents prennent conscience qu’ils n’auront rien à offrir à leurs enfants. Un homme de 37 ans confie ainsi :

      « Jusque-là, je n’ai jamais pensé à faire abandonner l’école à mes enfants. Tant que j’aurai les moyens, je les enverrai à l’école, pour qu’ils puissent atteindre le niveau le plus élevé possible. »

      Un autre, de 34 ans, abonde dans son sens :

      Si la scolarité de mes enfants ne dépendait que de moi, je les pousserais à continuer leurs études, à aller au collège, au lycée et pourquoi pas à l’université. J’aimerais qu’ils deviennent fonctionnaires. Ici, la terre est saturée et je ne peux rien leur offrir d’autre. Tant que j’en aurai les moyens, je les pousserai à poursuivre leurs études.

      La pression foncière a pour conséquence de générer deux types de migration : les migrations temporaires de travail des adultes pour assurer un complément de revenu ; et une migration continue et de longue durée chez les plus jeunes qui partent ailleurs chercher des opportunités de travail. Pour ce qui concerne les migrations de longue durée, l’atteinte d’un niveau de scolarisation plus élevé conditionne l’accès à de meilleurs emplois et est à l’origine des choix des lieux de migration (ville, zones avoisinantes ou grandes villes). Ainsi, les jeunes parents, qui ont désormais intériorisé qu’il était extrêmement difficile de vivre de l’activité agricole, souhaitent que leurs enfants aient un avenir différent du leur et occupent un emploi non agricole.

      Cependant, les parents évoquent également les difficultés économiques qui les obligent à déscolariser temporairement ou définitivement leurs enfants. Dans l’observatoire d’Ambohimahasoa, 12,8 % des enfants de 6 à 17 ans contribuent aux revenus du ménage. Les enfants retirés de l’école ne sont pas considérés comme actifs du ménage mais sont appelés à aider les parents dans les activités domestiques et, parfois, économiques. C’est la situation financière du ménage qui conditionne la reprise ou non de la scolarité.

      Dès lors, comment concilier la scolarisation et les besoins de main-d’œuvre et de revenus ?

    • 2 août à 13:47 | Besorongola (#10635) répond à Besorongola

      ... En milieu rural, les enfants, selon leur âge, participent à diverses activités domestiques (cuisine, lessive, etc.), agricoles (transport d’engrais, transport des récoltes) et d’élevage (garde d’animaux). C’est à partir de 17 ans que les enfants sont considérés comme capables de se substituer aux adultes, notamment pour les activités agricoles nécessitant plus de force physique (travailler la terre, repiquer, etc.). Avant cet âge, ils sont considérés comme des aides.

      Les activités agricoles étant soumises à des contraintes de temps et de climat, la main-d’œuvre enfantine a toujours été réquisitionnée en période de culture et de récolte. Les enfants aident leurs parents dans leur propre parcelle ou dans celle des autres lorsque les parents se salarient. Dans la plupart des régions rurales de Madagascar, les difficultés alimentaires apparaissent durant la période de pluie et de culture. Les individus doivent donc se salarier ailleurs pour trouver un complément de revenu. Ainsi, certains enfants sont temporairement retirés de l’école pour remplacer les parents dans les activités domestiques ou les aider dans les activités agricoles. Une fois le salariat ou les activités terminées, les enfants reprennent l’école.

      Ils sont de nouveau sollicités lors des jours de récolte de paddy, principale culture de la région. Durant cette période, les parents et les instituteurs conviennent eux-mêmes de fermer l’école afin que les enfants puissent aider aux champs. En travaillant avec leurs parents dans les autres champs, les enfants reçoivent du paddy qu’ils peuvent vendre et s’acheter ainsi ce qu’ils veulent. En effet, comme la disponibilité alimentaire n’est pas un problème majeur des ménages à ce moment-là, les enfants ont complète latitude sur l’utilisation de leurs gains. Cependant, la majorité des parents incitent leurs enfants à acheter des fournitures scolaires et des vêtements.

    • 2 août à 13:49 | Besorongola (#10635) répond à Besorongola

      ... À Madagascar, surtout en milieu rural, les dépenses d’éducation constituent un lourd fardeau pour les parents. En effet, au vu du faible nombre d’enseignants fonctionnaires recrutés par l’État, ce sont les parents qui s’organisent et cotisent pour rémunérer des enseignants. Dans l’observatoire d’Ambohimahasoa, beaucoup d’adolescents travaillent durant les vacances scolaires pour aider leurs parents à payer les frais de scolarité. Le travail concerne essentiellement le transport de briques, de bois, de charbon, etc.

      Une école à Ambohimahasoa. Tantely Andrianatoandro
      Quelles solutions envisager ?
      Dans l’observatoire d’Ambohimahasoa, la pression foncière a fait prendre conscience aux jeunes parents l’importance de la scolarisation pour offrir un avenir meilleur à leurs enfants. Depuis 2014, constatant le nombre grandissant d’enfants déscolarisés, le gouvernement malgache a mis en œuvre un projet de réinsertion scolaire, à travers un cours de remise à niveau (CRAN).

      Le CRAN reste cependant une solution pédagogique, et une réflexion commune au gouvernement et aux différents acteurs publics œuvrant dans l’éducation devrait être menée pour s’attaquer aux racines de l’insuffisance de l’accès et du maintien scolaire des enfants. Il s’agit principalement d’alléger les dépenses scolaires supportées par les parents (frais de scolarité, rémunération des enseignants, cantine scolaire, etc.), d’améliorer les infrastructures scolaires et de doter les écoles de matériels pédagogiques.

      Source :Tantely Andrianantoandro, Fondation Croix-Rouge française. / La Conversation.

  • 2 août à 16:11 | vatolahy (#11348)

    la terre vient donc à manquer au paysan malgache alors que le gouvernement ,lui ,trouve des milliers d’hectares à louer à des entreprises du golfe arabe

    Répondre

    • 2 août à 23:07 | lé dezertera (#11352) répond à vatolahy

      Vous avez raison !

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