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mardi 25 février 2020
Antananarivo | 19h24
 

Editorial

Un petit rien

lundi 4 juin 2007 | RAW

Les environs des grands axes de la capitale continuent de surprendre. Des jardins publics sont aujourd’hui entourés de clôture métallique. Comme si les jardins sont susceptibles d’être assailli la nuit, voire le jour par des voleurs, des brigands. Y a-t-il des coffres pleins d’Ariary enfouis dans ces périmètres ? En tout cas, ce n’est pas de cette manière qu’on peut empêcher les malfaisants de sévir. Combien de deniers publics se sont volatilisés des coffres de nos banques centrales sans que les systèmes de sécurité aient pu faire quelque chose. Ce n’est pas non plus de cette manière qu’on peut cacher la misère ou qu’on lutte contre la pauvreté.

Certes que ces aménagements embellissent la cité et contribuent à la fameuse « révolution verte » que le pays envisage de conduire. Evidemment que ces espaces verts concourent à l’assainissement de l’atmosphère et à entretenir la chaîne de l’eau. Toujours est-il que par rapport aux urgences et à la lutte contre la pauvreté, la construction de logements sociaux est sans doute plus urgent, judicieuse et appropriée.

Se déclarant souverain dans la politique à mener dans le pays en dépit de la globalisation et de la mondialisation, pourquoi l’Etat n’intervient-il pas dans les prix des matériaux de construction qui ne cessent de monter ces dernières semaines ? Si l’on devait fournir des travaux aux « indigents » ou aux entreprises, ce ne sont certainement pas les travaux à initier qui manquent. Les bacs à ordures ne sont-ils pas pris d’assaut tout au long de la journée par des « 4’mis ». N’y a-t-il rien à faire pour ces « chômeurs » déguisés qui circulent dans la chaussée entre les files de véhicules ?

Si l’on devait frapper fort dans l’imaginaire populaire, pourquoi ne pas installer des clôtures métalliques autour de ces bacs à ordures afin d’éviter le spectacle de ces enfants qui se chamaillent avec les chiens et les rats dans ces bacs à ordures ? Et surtout autour de ces « décharges » en attendant que des Ongs ou des entreprises, pourquoi pas la municipalité, les prennent sérieusement en charge pour les transformer en sources de revenus et de nouvelles richesses ? Depuis le temps qu’on parle d’usines de recyclage des déchets domestiques ! Combien d’installations de transformation des ordures y a-t-il aujourd’hui ?

Si l’on devait accorder une priorité à l’environnement et à la lutte contre la pauvreté, est-ce qu’on s’est demandé de l’emplacement où les camions vidanges de la municipalité déversent leurs « collectes » ? Et pourtant combien de « génies chimistes » sont sortis de l’Ecole Polytechnique ?

Ce ne sont pas les ressources humaines qui manquent. Le président a également affirmé que ce n’est pas l’argent qui manque. Dès lors, l’Etat et la municipalité d’Antananarivo ne peuvent-ils pas appuyer les 120 Ongs qui ont déposé des dossiers auprès de la Banque mondiale pour bénéficier des subventions de cette institution ? Ou du moins la soixantaine qui a été pré-sélectionnée afin qu’elles puissent intensifier et étendre leurs actions auprès des populations ? En tout cas, les subventions de la Banque mondiale pour les sept sélectionées ressemblent à une goutte d’eau dans la mer de pauvreté dans laquelle baignent les autres initiatives.

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