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dimanche 24 octobre 2021
Antananarivo | 06h00
 

Enseignement

Université d’Antananarivo

Un grand sit-in commun de toutes les entités

mardi 14 août 2012 | Bill

L’université d’Antananarivo a été ce lundi 13 août 2012, le théâtre d’un grand sit-in des trois entités qui composent le campus universitaire, à savoir, les enseignants conduits par le syndicat SECES, les personnels administratifs et techniques et les étudiants. Comme annoncé voici quelques jours, ce fut l’ultime avertissement à l’État pour qu’il règle définitivement les problèmes de l’université. En tout cas le grand portail d’entrée était fermé et dans les établissements, ce fut la paralysie dans les facultés. Les examens qui étaient en cours dans certains département de l’EESDEGS ont dû être suspendu en accord avec les organisateurs du mouvement et la présidence de l’université.

Selon Jean Eric Rakotoarisoa, vice-président de l’Université d’Antananarivo, le mouvement a été autorisé pour défendre une désormais cause commune : le retour de l’enseignement dans un climat et un environnement serein au sein de l’université. D’après le premier responsable du Seces Antananarivo, Fidèle Raharimalala, les universitaires ne revendiquent qu’une seule chose, la reprise de l’enseignement dans les conditions normales, c’est-à-dire, avec des étudiants qui ne seront plus obligés pour des raisons de non paiement de bourses, de manifester dans le campus ou dans la rue ; des personnels administratifs et techniques qui sont des fonctionnaires qui soient payés régulièrement et à temps et qui ne doivent pas attendre une semaine ou 10 jours après les autres fonctionnaires pour être rémunérés ; et enfin des enseignants qui soient considérés comme tels et qui travaillent dans les conditions que leur état d’enseignant chercheur leur impose ; bref, un budget de fonctionnement conséquent et qui permette à l’université de retrouver sa place dans la nation.

On s’interroge si le gouvernement, notamment le ministère des Finances et du Budget vers lequel convergent tous les regards, a conscience des conséquences de la grève de ces enseignants-chercheurs, ne serait-ce que dans la vie même de l’université. Aujourd’hui les problèmes s’accumulent en raison des chamboulements dans le calendrier universitaire. Ainsi, l’année universitaire 2011-2012 est considérée comme une année blanche d’après le SECES. L’année universitaire 2012-2013 n’a pas encore commencé pour certaines facultés comme la faculté des sciences, l’école polytechnique ainsi qu’une partie des étudiants de la faculté des lettres et des sciences humaines, alors que d’autres départements comme la faculté DEGS ont commencé leurs cours de l’année universitaire 2012-2013 depuis le mois de mai 2012. Pour beaucoup d’enseignants-chercheurs, l’État est en train de tuer à petit feu l’enseignement supérieur public. Ces enseignants-chercheurs commencent à attirer l’attention sur la validité des diplômes délivrés dans le cas où l’année universitaire serait réduite à moins de 25 semaines de cours dispensés aux étudiants. À qui profiterait ce crime ?

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