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Culturel

Artistes de l’Océan Indien et lutte contre le SIDA

Un budget qui a fait couler beaucoup d’encre

lundi 27 août 2007

Sous la direction de Percy Yip Tong, consultant et coordonnateur, le projet AIRIS, oeuvrant dans la lutte contre le Sida, rassemble des artistes issus de toutes les îles avoisinantes dont les Seychelles, La Réunion, Mayotte, Madagascar et l’Ile Maurice. Un aperçu de ce projet a été remarqué lors de la tenue des Jeux des iles, tout récemment. Un budget à part qui a fait couler beaucoup d’encre. Les détails.

Le sport et l’art réunis sur un même plateau. Deux « ciments » qui unissent les peuples, sans aucune arrière-pensée. C’est donc dans cette optique que la Commission de l’océan Indien (COI) a voulu apporter sa pierre à l’édifice des Jeux en regroupant un artiste de chaque île, et pas des moindres, pour produire un album sur la lutte contre le SIDA.

Dezil, Eric Triton, Maalesh et le Tana Gospel Choir (TGC) ont chacun composé un titre qui est déjà sur un CD et qui a été distribué gratuitement.

De plus, ces artistes se sont produits dans les sites des jeux et lors de la cérémonie d’ouverture et de clôture.

Cette initiative fait partie du projet AIRIS (appui aux initiatives regionales de prevention VIH/SIDA/IST) qui se trouve au sein de la COI et qui est financé par la Banque Africaine de Dévéloppement.

Les Jeux des îles ont été une plateforme idéale pour sensibiliser les jeunes à ce mal du siècle. Qui plus est, selon la COI, ces artistes sont les meilleurs relais et sont l’amalgame de plusieurs générations, en plus de posséder une longue expérience derrière eux.

Un budget à part ?

La sensibilisation a été mené tambour battant, lors de ces Jeux. On annonce un budget de 100 000 Euros en tout et pour tout. Une somme qui aurait dû être alloué aux producteurs malgaches et pour les artistes malgaches. Mais le COI en a décidé autrement. La grogne s’est fait entendre dans les coulisses mais vu l’insuffisance de temps lors de l’organisation de ces JIOI, on pourrait comprendre la raison de cette décision.

D’ailleurs, comme ces chansons ont tous un rapport avec la lutte contre la prolifération du Vih et que les artistes les ont enregistrées et ont produit un clip en un mois, Percy Yip Tong d’expliquer : « ce laps de temps est relativement court pour faire ce qu’on a fait., je n’ai même pas eu le temps de le faire pour celui de Maurice. À mon retour je vais le faire ».

Quant à la chanson du Tana Gospel Choir , celle ci est un hymne à l’ambiance. Le célèbre « I will survive » de Gloria Gaynor a été revisité par les vingt-deux choristes. Une pincée de Salegy y a été ajoutée. Pour l’anecdote, cette chanson avait été enregistrée pour la chanteuse mauricienne Mary Ann Both-John alors qu’elle était malade. Mais le sort en a voulu autrement car elle est décédée deux jours avant que la chanson ne soit finie.

Fidèles à leur répertoire, les quatres compères de Dezil ont, quant à eux, composé un zouk ayant pour titre « No way ». On retrouve la même sauce tropicale qui leur a fait vendre plus de 800 000 singles. D’ailleurs, leur prestation a fait vibrer tout le monde, surtout que Sandra a tout fait pour que le public ne s’ennuie pas.

Le Danse kapota du Comorien Maalesh est un pur bijou de musique métissée. Entre sa guitare classique, l’accompagnement d’une guitare basse et d’une flûte, on se retrouve transporté dans l’univers de la méditation. A noter que ce chanteur n’est pas un novice dans la mesure où il a été lauréat de « Découverte RFI Afrique » en 1995. Il a déjà participé également au festival « Donia » de Nosy-be.

De même pour le guitariste mauricien Eric Triton, qui a fait le bonheur des mélomanes lors de sa participation à deux éditions du festival Madajazzcar. Dans « Enn lalimier », Eric Triton a prouvé qu’il peut bien s’adapter à tous les genres de musiques avec sa touche particulière. Ce dernier a d’ailleurs fait vibrer le public à chaque représentation, du stade de Mahamasina, à Alarobia, dans les villages des Jeux, en passant par PIment café. Sans oublier son rôle de « messager ».

D’ailleurs, ceci n’est pas une exception. « C’est notre rôle, notre mission, nous artistes de véhiculer les messages. La rencontre de tous ces artistes de l’Océan Indien est une preuve que l’art vaincra » a-t-il affirmé.

Recueillis par Daddy R.

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