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Antananarivo | 23h27
 

Editorial

Trois leçons en trois coups

jeudi 9 juillet 2009 |  3100 visites  | Patrick A.

Il n’est pas agréable pour un Malgache de voir désormais son pays cité, à l’instar de la Mauritanie ou de la Guinée-Bissau, comme antécédent lorsqu’un coup d’État arrive dans le monde. C’est pourtant ce qui est arrivé suite à deux événements récents. Les analyser ne nous consolera pas, mais permettra peut-être de retirer quelques leçons qui diminueront un tant soit peu le risque de répéter de tels errements.

Le Niger

Mamadou Tandja fut élu président du Niger en 1999, après les élections qui ont suivi le coup d’État mené par le major Daouda Malam Wanké.

Cette arrivée au pouvoir fut perçue en Afrique et dans le monde comme un exemple positif de retour à la démocratie. Mais le nouveau pouvoir eut à gérer des relations difficiles avec les militaires, puis à partir de 2007, avec la seconde rébellion touarègue. Cette rébellion du nord du pays revendique une plus grande autonomie ainsi que des retombées économiques des activités minières qui s’effectuent sur son territoire.

En avril 2009, Mamadou Tandja voulut convoquer un référendum lui permettant de briguer un troisième mandat à la Présidence. La Cour Constitutionnelle déclara qu’un tel référendum serait anticonstitutionnel. En réponse, Tandja prononça la dissolution de l’Assemblée Nationale, puis s’octroya les pouvoirs exceptionnels selon les termes de l’article 53 de la Constitution. Confronté aux appels à la désobéissance lancés par l’opposition, il suspendit enfin la Cour Constitutionnelle dont les membres sont pourtant inamovibles, afin de nommer de nouveaux membres favorables à son projet de référendum.

La commission électorale indépendante (CENI) a pris acte de l’état d’exception, et alors qu’elle avait initialement refusé d’organiser un scrutin jugé inconstitutionnel, elle prépare désormais le référendum qui devrait avoir lieu le 4 août prochain. Seul le représentant de la société civile au sein de la CENI a démissionné en signe de protestation. Les représentants des partis de l’opposition ont par contre choisi de continuer à siéger pour ne pas offrir un chèque en blanc à Mamadou Tandja.

Le Honduras

Manuel Zelaya est élu président de la République du Honduras en 2005. Fils d’un des plus grands entrepreneurs forestiers d’un pays marqué par la violence, impliquant notamment des gangs de jeunes, il vira à gauche fin 2007-début 2008, et entreprit par exemple d’améliorer les relations de son pays avec Cuba.

Zelaya prévoyait d’organiser un référendum afin de convoquer une assemblée constituante, qui délibérerait sur les possibilités d’amender la Constitution afin de supprimer la clause interdisant à un président de se présenter aux élections pour un second terme. La Constitution interdit expressément de réformer cette clause. Zelaya s’est heurté dans ce projet à l’opposition du Congrès, de la Cour suprême et de l’armée.

Le dimanche 28 juin 2009, alors que le référendum devait avoir lieu, Zelaya a été arrêté à six heures du matin par les militaires et expulsé vers le Costa Rica. Le même jour, le Congrès entérine le coup d’État, et son président Roberto Micheletti est nommé président par intérim.

Aucun Etat n’a, à ce jour, reconnu les nouvelles autorités qui annoncent à la fois l’arrestation de Zelaya si ce dernier tentait de revenir au Honduras, et, dans un geste d’apaisement, la possibilité d’avancer les élections prévues à l’origine pour novembre 2009.

L’armée a tiré sur la foule de manifestants pro-Zelaya, dimanche 5 juillet, faisant deux morts. Ceux-ci s’approchaient de l’aéroport de Tegucigalpa afin d’accueillir l’avion de Zelaya, qui a été empêché de se poser par l’armée.

Trois leçons

Comparaison n’est pas raison, mais s’il faut retirer quelques enseignements des événements de Madagascar, du Niger et du Honduras, j’en retiendrais trois.

La première leçon : éviter le manichéisme. En de telles circonstances, personne n’est parfaitement noir ou parfaitement blanc. Zelaya, Tandja et Ravalomanana ne sont ni des dictateurs absolus, ni des champions permanents de la défense de la démocratie.

La deuxième leçon est que les zones de risque sont particulièrement élevées lorsque les dirigeants en place prennent la liberté de modifier la Constitution. Tandja et Zelaya l’ont fait pour pouvoir postuler à un mandat supplémentaire. Bien peu de malgaches ont remarqué que Ravalomanana, en présentant une réforme constitutionnelle en 2007 pour mettre en place les régions autonomes, y a glissé discrètement deux un point qui est passé comme une lettre à la poste sans susciter de réels débats : la possibilité pour lui de briguer un troisième mandat, et un article 100 de la Constitution qui lui permettait « en cas d’urgence ou de catastrophe » de prendre par ordonnance des mesures relevant du domaine de la loi. Autrement dit, l’Assemblée Nationale était réduite au rôle de croupion un rien superflu. Fin 2008, une nouvelle réforme supprimait les possibilités de se présenter aux élections en tant qu’indépendant ou candidat d’un petit parti.

La troisième leçon est que le regard de la communauté internationale se « droitifie », en ce sens qu’elle voit plus facilement un coup d’État là où il y a quelques années elle aurait pu voir une révolution. La disparition des marquages idéologiques classiques a réduit les possibiités de présenter un renversement de régime comme « populaire ». Barack Obama a exposé que la position des USA en faveur de la réinstallation d’un Zelaya qui s’était pourtant fortement opposé à la politique US était dictée par le principe du respect des dirigeants démocratiquement élus. George Bush ne s’était pas montré aussi précautionneux lorsque des insurrections hostiles à Hugo Chavez avaient failli renverser ce dernier.

Ces évolutions ont du bon, sans aucun doute, mais aussi quelques inconvénients : les modifications constitutionnelles venant du « haut » passent beaucoup plus facilement désormais que celles venant du « bas ». Le coup de Mamadou Tandja pour forcer l’accès à un nouveau mandat ne suscite que des condamnations polies. Plus inquiétant à terme, ce qui semble être un hold-up électoral iranien fait jaser sur Facebook, pas aux Nations Unies. Verrons-nous un jour les botswanais, si fiers de leur démocratie, être obligés de laisser un super-ministre des Affaires Étrangères de l’Union Africaine saluer en leur nom la réélection de l’équivalent d’un Ahmadinejade ?

Avant que l’on trouve les bonnes solutions au complexe équilibre entre devoirs et droits des dirigeants et des dirigés, d’autres crises risquent encore d’agacer la Communauté internationale.

P.-S.

(Mis en ligne Vendredi 10 juillet 2009)

Merci aux lecteurs « olona tsotra » et Bena d’avoir identifié une erreur dans l’article : si, sous couvert de mise en place des régions, Marc Ravalomanana a effectivement profondément modifié la nature de la République en dotant le Président d’un large pouvoir de légiférer par ordonnances, c’est bien Didier Ratsiraka qui a introduit, en suivant une démarche similaire, la possibilité pour un Président de la République de se faire élire trois fois.

Cette erreur pour laquelle nous nous excusons ne fait que renforcer un des points soulevés dans l’éditorial : la possibilité pour le « haut » d’introduire des bouleversements constitutionnels dont les citoyens du « bas », même relativement attentifs, ne se rendront compte que bien longtemps après, ou pour lesquels ils n’auront guère les moyens de faire entendre leurs voix.

39 commentaires

Vos commentaires

  • 9 juillet 2009 à 07:33 | rajery (#2199)

    Ton analyse est très pertinente et suscite encore ma question.

    Quant on voit la fréquence avec laquelle ces constitutions sont violées, amendées ou contournées, je me demande s’il est encore utile d’avoir une constitution ?

    Certainement chaque constitution aurait été inspirée par des belles intentions (ie recherche du bien être commun), elles ont toutes été rédigées avec les subtilités suffisantes pour faciliter leur approbation et application. Seulement le citoyen lambda (on est de plus en plus lambda avec le cours des événements) est déconnecté du corpus et de l’esprit de ce texte et n’est concerné que lorsqu’il faut réunir le quorum requis pour pouvoir l’avaliser.

    Par ailleurs avec l’imbrication des textes (national et supra national), les usages, les pratiques etc. qui régissent le fonctionnement de nos cités, le superflu nous envahit progressivement et c’est nuisible au respect de l’essentiel. Par exemple :

    -  les sondages qui prédisent les résultats des votes enlèvent leurs sens aux élections,
    -  la presse qui s’attribue un pouvoir prévu nul part aurait plus d’influence sur la conduite d’un Etat que les parlementaires élus,
    -  chez nous, le pot d’yaourt ou les 4 x 4 ont eu plus de poids que les idées qu’on aurait dû avoir dans un vrai débat de société.

    Il y a tant de faits qui tendent à créer le doute sur la réelle utilité d’une constitution écrite. Finalement elles ne sont utiles que pour les politiciens pour habiller juridiquement leurs actes.

    S’il faut rédiger quelques choses pour faire bonne figure, je suis pour une constitution qui ne contient pas plus de douze articles, qui ne se lit pas entre les lignes et que nous savons faire appliquer.

    à bon entendeur

    • 9 juillet 2009 à 10:48 | rabri (#2507) répond à rajery

      Au secours !

      Je tire trois coups et La Tribune me censure !!!!!!!!!!!

    • 9 juillet 2009 à 13:51 | Bena (#2721) répond à rabri

      tire un autre coup, si tu pourras bien sûr, je pense que Tribune ne censure pas, c’est le flux d’envoi qui est saturé.

      cette histoire du Niger nous interpelle quant à l’inutilité de passer directement à une élection sans retour à l’ordre constitutionnel.

      les nouvelles autorité issues des élections ne pourront pas maîtriser les têtes brûlées du Capsat. l’issue est d’abord le retour à l’ordre constitutionnel avant l’élection.

      l’entetement du tgv est naturel, pas étonnant car il est dans l’impasse.

    • 9 juillet 2009 à 13:56 | Bena (#2721) répond à Bena

      réctifie moi si je me trompe, je ne veux pas me spécialiser en Constitution ou en Caméléons, contrairement à certains profs d’Université ! je crois me rappeler que ce n’est pas Ra8 mais Radidy durant la mise en place des provinces autonomes qui a « glissé » cette possibilité de se présenter après un 2e mandat.

      l’éléphant est passé car tout le monde était concentré sur la forme de l’Etat en ce moment (unitaire, fédéral, autonomie, etc)

    • 9 juillet 2009 à 15:01 | lanto (#2047) répond à Bena

      Moi aussi je confirme que c’était Ratsiraka qui avait glissé cette possibilité de se présenter après le 2e mandat avec le terme « est rééligible deux fois », lors du référendum en 1997. Il y avait eu beaucoup de discussion à propos de cet article lors des propagandes. Demandez à Andriamanjato père. Alors Patrick A., vous devez un petit peu revoir votre copie car inscrire une telle erreur dans un edito est peu tolérable.

    • 10 juillet 2009 à 06:55 | rasoa (#1766) répond à rajery

      Pour le cas de Mcar, tel père tel fils Patrick.

      Et la HAT, c’est là la réalité à laquelle on a à faire face.

      Il est temps pour nous de faire acte d’adoption : nous votons à l’unanimité en faveur de l’International qd à la crédibilité d’une bonne voie - juste et transparent - pour la conduite d’éventuel réferundum.

  • 9 juillet 2009 à 08:05 | Berge (#2277)

    Zay no remarque hitako eto @ Tribune.com ity. Rehefa ny édito objectif tsy momba ny atsy na ny aroa dia malaina mihintsy ny mpi-forum.

    Misaotra an’i Patrick A. mampiseho ny zavatra tena marina.

  • 9 juillet 2009 à 08:52 | Mimie (#196)

    Pour moi, c’était justement cette intention de Ra8 de s’offrir un 3e mandat en modifiant la constitution qui justifie son éviction. Une élection (puisque organisée par lui-même) n’aurait pas pu l’éjecter, ni d’ailleurs un empêchement ou un quelconque moyen légal.

    Et ce n’est pas la communauté international qui subit sa dictature et son égoïsme ici pour nous dicter ce qui est bon pour nous !

    • 9 juillet 2009 à 13:11 | mpitily (#1212) répond à Mimie

      Ravalo allait même se faire élire éternellement car avec la dernière modification, il pouvait changer à sa guise la constitution sans passer par un référendum. Comme il avait bien verrouillé le sénat et l’assemblée, il avait les mains libres pour « légaliser » tous ses désirs.

      Il y avait pire chère Mimie. Ses abus de pouvoirs et autres délits d’initié pour s’enrichir personnellement sont plus que condamnables. Imaginez un Sarkozy ou un Obama profiter de son mandat pour faire fructifier son groupe industriel (exonération de taxes, passe-droits, dispense de respecter la loi qui est uniquement réservée aux autres sociétés, ...).

      Comme exemple, prenons le cas de la MBS ! En voilà une société commerciale très prospère qui paie un loyer ridicule pour occuper un édifice public (le loyer qu’elle payait ne suffisait même pas pour louer un taudis à Tana). Malgré la loi interdisant aux radios et télés privées d’émettre sur tout le territoire, la MBS bénéficiait d’une autorisation provisoire d’essai à durée indéterminée. Pire, pendant les 7 ans d’essai, la MBS piratait tout simplement les installations de la RNM et de la TVM sans payer le moindre franc ne serait-ce que pour participation aux frais de location de la satellite qui s’élevaient à des milliards d’ariary par an ! Génial direz-vous ?

    • 9 juillet 2009 à 16:51 | Beloha (#326) répond à mpitily

      « Ravalo allait même se faire élire éternellement car avec la dernière modification, il pouvait changer à sa guise la constitution sans passer par un référendum. »

      De quelle modification parlez-vous ? Éclairez-moi puisque j’ai passé des nuits à lire cette dernière version, je ne vois pas de quel article vous faites allusion pour pouvoir changer la constitution sans passer par un référendum.

      « il avait bien verrouillé le sénat et l’assemblée », dites-vous.

      Je suis d’accord en grande partie, mais il faut dire aussi qu’une grande responsabilité incombe à l’opposition qui n’a pas su dépasser leur contradiction interne, et qui n’a jamais su présenter un projet de société pragmatique et plausible pour supplanter le MAP. L’opposition s’est d’elle-même discréditée aux yeux de l’opinion en refusant le débat démocratique constructif, les pressions et les railleries présidentielles d’antan mises à part.

      Il y a aussi une responsabilité de chaque citoyen que nous sommes à démissionner avant, pendant et surtout après chaque élection.

      Qui et combien d’entre nous avions eu le cran ou le sens civique et citoyen d’interpeller les responsables à tous les échelons ? A partir des chefs fokontany, en passant par les responsables communaux, les députés, les sénateurs, etc...

      Les rares rapports de nos élus ne sont généralement qu’une litanie de justifications, d’auto-satisfactions béates ou encensements des tenants du pouvoir.

      Nos lois sont bancales ou mal appliquées, je suis d’accord.

      Notre démocratie était mal foutue, je n’en disconviens pas.

      Nos gouvernants n’en font qu’à leur tête, cela a toujours été presque comme ça.

      La population vit dans de déplorables conditions de vie, c’est un fait.

      MAIS QUE TOUT CELA NE JUSTIFIE PAS UN COUP D’ÉTAT DE MALHEUR, BON SANG !!

      En votant Rajoelina lors des élections municipales, j’ai personnellement voulu passer un message fort aux TIM sur leur mode de gouvernance malgré leurs réalisations. Et j’ai cru en une nouvelle opposition crédible en Rajoelina.

      On en est là actuellement, je me suis lourdement trompé.

      Ceci dit, merci à Patrick pour cet éditorial édifiant qui nous permet de faire un peu de recul et de dépassionner un peu le débat.

    • 9 juillet 2009 à 21:54 | lalatiana (#1016) répond à Beloha

      Beloha Prezidà !!! ... Beloha Prezidà !!!

      Merci de cette intervention, Beloha ...

    • 10 juillet 2009 à 10:48 | mpitily (#1212) répond à Beloha

      Avec la dernière modif, il suffit que les deux chambres votent la proposition de modif du président pour amender la constitution. Cette loi sur les partis politiques n’était qu’un premier essai pour voir la réaction du monde, il allait en sortir d’autres par la suite, notamment un amendement l’autorisant à rester président à vie ! Ravalo est un gros malin je vous dis.

      Mme le ministre de la défense a bien démissionné mais, à l’instar de ce qui s’est passé en Niger pour ce représentant de la société civile, le président s’en foutait complètement car il était trop sûr de son pouvoir et de sa stratégie.

      M Zelaya allait refaire le coup de Tandja mais c t sans compter sur l’honnêteté et du congrès et de la Cour Suprême et de l’armée, derniers remparts de la démocratie. Pauvres nigériens, ils sont obligés d’endurer cet anti-démocrate de Tandja avec la complicité de la CI !

      A Madagascar, seule l’armée a joué ce rôle de rempart contre les dérives dictatoriales et meurtrières de Ravalo que la CI feint d’ignorer, quelle injustice !

      Moi je dis haut et fort BRAVO au congrès, à la cour suprême et à l’armée du Honduras, et à l’armée malgache pour ce qu’ils ont osé faire pour se dresser contre des présidents hors-la-loi, et HONTE sur la CI et son hypocrisie trop flagrante.

  • 9 juillet 2009 à 09:19 | Mandimbisoa (#2104)

    Miarahaba,
    amiko raha nampiditra ilay soratra aza izy araky ny teninareo hoe hifidianana azy fahatelony,tsy mampaninona ahy izany,
    anjaran’ny vahoaka koa no mifidy ka raha tsy tian’ny vahoaka izy dia tsy ho lany na hiziriziry eo aza,

    ny ahy ny tsy tiako,ny tsy fandraisan’ny vahoaka adidy amin’ny fifidianana na NY TSY FAHARETANA ,nahoana no tsy miandry ny
    fifidianana manaraka,

    afaka atao hoy aho ny fitakiana isankarazany fa NY COUP D’ETAT DIA TSIA

    • 9 juillet 2009 à 10:07 | Mimie (#196) répond à Mandimbisoa

      Mino aho fa tsy mipetraka eto Madagasikara ianao fa raha teto foana ianao dia mahafantatra tsara fa na olona halam-bahoaka aza eto dia mety ho lany foana (...)

    • 9 juillet 2009 à 11:24 | Mandimbisoa (#2104) répond à Mimie

      notidihinao ve ny tantara ny firenena ?
      i Ratsiraka aza 25taona teo nahoana no tsy tafapetraka satria niray hina ny vahoaka,fa ity 2009 ity lazaiko anao fa MAMPISARAKA , tsy nisy Magro sy légalistes teto raha tena fiovana sy fandroson’ny firenena no nitarihan’i tgv ilay fihetsika fa lazaiko anao betsaka no tsy nanaraka azy rehefa nahita ny tetika ratsy...ary aza matahotra ianao fa mponina eto aho

    • 9 juillet 2009 à 13:24 | mpitily (#1212) répond à Mandimbisoa

      Io ange tonga @ ilay nosoratan’i Patrick etsy ambony hoe rehefa ny filoha ve no mandika lalàna dia tsy maninona fa rehefa ny olon-tsotra dia maninona ? Azafady !!!!

      Tsy hoe falin’ny hankasitraka coup d’état (andeha arahina ny filazan’ny CI azy mba tsy hanalavana resaka) akory fa rehefa izay no hany lalana nahafahana nanala an’ilay filoha tsy mendrika dia akory atao ? Hiandry fifidianana truqué eo ? Ary iza no mi-garantir fa raha niandry fifidianana teo i Andry dia tsy ho nogadrainy sy nanaovany dossier ohatra an’ireo mpanohitra marobe hafa, mba tsy hahafahany mirotsaka mandrakizay ? Iny loi sur les partis politiques iny izao dia efa saika ni-éliminer-na ny partis tsy akama rehetra ! Aiza koa hoe tsy mahazo mirotsaka intsony ny indépendant nefa ny tenany koa aza en tant qu’indépendant no nirotsaka nofidiana voalohany fa izany TIM izany dia vao noforonina taloha kelin’ny fifidianana.

      Niketriketrika mihitsy ange ny ati-dohan’ingahy Ravalo teo fa rehefa ny Tompo no manala anao eo @ toeranao dia zava-poana daholo ny hevi-petsinao sy ny fahefanao sy ny volanao sns. Boay kely ery dia nahatsingidina anao !

    • 9 juillet 2009 à 13:28 | Rasoa (#1122) répond à Mimie

      Mimie a !

      Tsy dia mitombina io voalazanao io. Porofon’izany ny nahalany an’i Andry Rajoelina ho « Maire ».

      Ny tena tsara, dia averina ny fampianarana « instruction civique » : LE DEVOIR D’UN CITOYEN... mba samy hanana finiavana haneho hevitra ka tsy hifanome tsiny hoe nahoana no ranona no lany nefa halam-bahoaka iny ? Valiny : satria tsy nandeha nandatsa-bato ireo tsy tia azy ireo...

      Izaho dia nanohana an’iAndry Rajoelina tamin’ny fanokanana an’Ambohijatovo ho kianjan’ny demokrasia ary ny faniriako tamin’izany dia mba nanatrika izany fanokanana izany ny Filoha Ravalomanana. Satria ZAVA-DEHIBE LOATRA IZANY.

      Saingy rehefa nitohy ny tantara dia HAFETSENA kay ny an’i Andry satria EVENEMENT MILAY BE iny dia nosimbàna tamin’ny fanonganam-panjakana : kay LONGOA MITOTO-BOZAKA...

      Ka amin’izao sisa izao dia tsy HIFIDY AZY SY IREO EKIPANY IREO AHO NA OVIANA NA OVIANA.

    • 9 juillet 2009 à 15:18 | lanto (#2047) répond à mpitily

      « fa rehefa ny Tompo no manala anao eo @ toeranao »

      Aza miteniteny foana hoa !! Ny Tompo tsy mba mpanongam-panjakana hotran’i Satana. Tsy haiko aloha ny Tomponao an !!

      Ny ahy aloha Jesosy Kristy no Tompoko e !! Fa Andriamanitra Ray no nanome Azy ny fahefana rehetra any an-danitra sy ety an-tany fa tsy nalainy an-keriny akory izany.
      Diniho tsara ny Soratra Masina fa izany -ny tsy fahalalana sy ny fandikana vilana- anie no mahatonga ny secte be dia be eran’ny tanàna e !!!
      De mibebaha raha diso ny fisainanao.

    • 9 juillet 2009 à 16:03 | mpitily (#1212) répond à lanto

      Aza afangaro ny resaka Lanto a, mbola eto an-tany isika izao fa tsy any an-danitra ary tsy nisy naka an-keriny ny fahefan’ny Tompo akory teo.

      Tsy ny soa ihany no azontsika avy @ Tompo fa ny ratsy koa, sa tsy izany ? Saingy matoa navelany ho tonga taminao ny ratsy dia misy heviny tiany takarinao ao, mety ho fananarana, mety ho famaizana, sns.

      Fa rehefa Ravalo ve no naka ankeriny (tsy nisy fifidianana 2è tour) ny fahefana dia nanaiky ianao hoe fandaharan’Andriamanitra izany fa rehefa i Andry dia tsia ? Mba miangatra kosa ianao izany e.

      Farany ary tsy ny kely indrindra dia ny hamonjy ny fanahin’ny olona no anton-dihan’ny Tompo teto an-tany sy nanirahany antsika fa tsy ny hanao politique ! Ny fanjakan’ny lanitra no zava-dehibe taminy fa tsy ny fanjakan’izao tontolo izao. Hafaro an’izany ireo FJKM diso lalana mbola manaiky ataon-dRavalo fitaovana politique ao Ankorondrano ireo.

    • 9 juillet 2009 à 16:18 | Mimie (#196) répond à Rasoa

      Election maire : teto Antananarivo ihany Rasoa no nisy exception (+ faritra vitsivitsy angamba) satria efa mailo loatra ny olona eto fa ahoana ny fandehan’ny fifidianana erak’i Madagasikara tamin’iny a ?

    • 10 juillet 2009 à 10:56 | mpitily (#1212) répond à Mimie

      Le pouvoir TIM ne pouvait point modifier les résultats de la dernière communale à Tana car son poulain était battu à plate couture par Andry dans tous les bureaux de vote !

      D’habitude, pour arriver à ses fins, le pouvoir et ses hommes de main, annulent les résultats des bureaux où leur poulain a été battu pour faire basculer le résultat final. cqfd.

  • 9 juillet 2009 à 09:40 | observatrice (#2065)

    que veut le peuple ?
    VIVRE TOUT SIMPLEMENT

    de son travail, dans la sérénité , en sécurité ; circuler librement , de jour comme de nuit

    et entre autres : ne pas de nouveau passer son temps dans des queues interminables pour les PPN

    Comment y arriver ? PAR QUELLE POLITIQUE , ?

    Masquer une tentative de dictature par un changement constitutionnel , prendre le pouvoir de façon "extra constitutionnelle ? nous avons tout eu.

    La constitution paraît incontournable ; comme elle est compliquée , on peut la manipuler à souhait, sans que le peuple s’en rende compte , surtout si les membres de la HCC ne sont que des fantoches.

    Alors restons basiques : une constitution simple , claire , lisible, quasiment inviolable .

    Et des partis politiques avec des projets clairs, pour que l’on ne discute plus de l’âge du président, en pensant à TGV, mais du projet de son parti,( s’il en A un ), et idem pour le TIM

  • 9 juillet 2009 à 09:47 | Basile RAMAHEFARISOA (#417)

    Patrik A.Pour une seconde,oublions la Communauté Internationale..Disons-nous que MADAGASCAR est un pays souverain.Dénonçons ensemble l’acharnement du Groupe International de Contact(G.I.C) à vouloir à tout prix remettre en selle des acteurs qui sont comptables des maux qui minent la cohésion au sein du pays.Une seule concession possible,"FAIRE INTEGRER D’OFFICE TOUS LES DEPUTES et SENATEURS VOLONTAIRES de l’ancien régime au sein de la Haute Autorité (pour) de la Transition présidée par Monsieur Andry RAJOELINA.Le temps n’est plus aux discussions sans fin facilitées par l’utilisation des pseudos.
    Basile RAMAHEFARISOA(2)22ramahefarisoa

    • 9 juillet 2009 à 15:29 | lanto (#2047) répond à Basile RAMAHEFARISOA

      « Dénonçons ensemble l’acharnement du Groupe International de Contact(G.I.C) à vouloir à tout prix remettre en selle des acteurs qui sont comptables des maux qui minent la cohésion au sein du pays ».

      Mais qui sont ces comptables des maux qui minent la cohésion au sein du pays ? Ce sont tous les politiciens qui ont inculqué l’esprit de vengeance et de haine dans la société mais non pas l’amour et la fraternité.
      Et d’après vous, y a-t-il eu cohésion après le renversement de ra8 ? Je ne pense pas. Cette cohésion s’est détériorée jusque dans les familles.
      Alors ne mettez pas tout sur le dos des anciens dirigeants. Il y a aussi une part de responsabilité de ceux qui gouvernent actuellement.

  • 9 juillet 2009 à 10:01 | mafy (#2709)

    Misaotra amin’ity lahatsoratra tsy momba ny atsy tsy momba ny aroa ity fa manasongadina indrindra ny zava-misy. Eny marina fa mora kokoa ny mijery ireo tranganjavatra roa ireo satria lavitra antsika. Fa mbola tsy vitan’ny mpanoratra sasany ny mihataka alavitra mba ahitana tsara ny nitranga sy mitranga eto amintsika.

    Raha fintinina ireo tranga roa ireo sy ny any an-kafa koa dia tsy mahay miaina ireo filoha ireo. Raha tena ny tombontsoam-pireneny no notadiaviny dia nitady lalankafa izy hitsinjovana izany, manoro hevitra ireo manaraka, mizara traikefa, mitsikera raha mivilana. Fa ny marina dia amin’ny ankamaroan’ireny zava-niseho ireny dia ny tombontsoany manokana (na ny fianakaviany) no mibahana ary fangalan-tsaosy fotsiny matetika ny fiheverany ny fanjakana ka ataony daholo izay hamaharana eo.

    Afaka tarafina amin’ny tantara vao haingan’i Madagasikara izany. Raha ny nitondra farany teto amintsika dia i Zafy sy i Ratsirahonana irery no nahay niala am-panajana. Ny teo alohan’izy ireo sy ny tao ariany dia nampitondra faisana ny vahoaka avokoa vao niala. Ary mbola i Ratsiraka sy Ravalomanana ihany koa no namoa fady niantso makorelina an’ady (ny an’iry voalohany voajanona tany ampitan-dranomasina, ny an’ny faharoa efa tao Analakely ary misy ny siosio hoe namory hafa indray izy).

    Ny firenena matanjaka dia ny tombontsoany no mahamay azy. Tsy ireo tranga roa ao amin’ny lahatsoratra ireo ihany fa be ny ohatra ara-tantara ahitana fa hain’izy ireo ny miova hira rehefa ilaina izany. Tsy adala ny Ntaolo raha niteny hoe vazaha mody miady. Tohiny moa izany dia isika tena mifanjana aloha hatrizao fa tsy misy mijery ny ain-dehibe.

    Anjarantsika ny mijery mialoha ny tombontsoampirenentsika ary io no tokony imasoan’izay rehetra mitetika ny hitondra. Io no tokony tandrovantsika hatrany hatrany. Io no tokony ataontsika lahara-pahamehana amin’ny fifaneraserantsika rehetra amin’ny any ivelany. Io no tokony ataon’ny mpitondra an-doha isaky ny haka fanapaha-kevitra izy. Io no tokony hibaiko ny fihetsiky ny mpanohatra rehetra sy ny fiaraha-monina amin’ny ankapobeny. Io no tokony hahazaka maniraka ny mpiasam-panjakana isan-tsokajiny amin’ny raharaha rehetra ampandraiketana azy. Ny tombontsoampirenena no hany famantarana na nahavita ho azy tokoa ianao na tsia. Raha zohina ny nahazo ny firenena hatrizay dia tsy nitondra soa ho an’ny firenena ireo nitondra azy hatrizay.

  • 9 juillet 2009 à 10:20 | da fily (#2745)

    Bien le bonjour forumistes d’ici et d’ailleurs, je retiens les leçons de mister Patrick A. et aimerais lui dire :
    jeu,set et match.

    Me rappelant les jolis coups que l’on peut voir sur les courts, il me vient à l’idée la dernière phrase de l’arbitre qui prévient de la fin imminente du match :« balle de match » que je traduirai volontiers pour no Hats en goguette de
    « balle de mody ! »

    Triste conclusion pour des personnes si « haut placées » en quête,toujours et encore d’une reconnaissance quelconque.

    1-Mister TGV possédant un service dévastateur a dégainé son arme favorite:l’ace dégainé à l’aide d’une raquette redoutable,le dernier modèle de chez Capsat(cordage en Lylison-Charles).Son adversaire Ra8 qui n’en avait rien à battre, s’est vite retrouvé dans les bâches,tennisman d’un jour, son jeu de jambes approximatif l’a trahi.

    2-Le TGV n’a pas démenti sa réputation : vite, prompt à brûler les étapes s’il le faut. Son coach,le GNL savonneur ( expert en passage de savon), lui a dicté la stratégie ad hoc : de « fuis en avant ! » en« ne te soucie du regard des autres ! » et enfin le pitoyable « l’arbitre,j’en fais mon affaire ! »
    Il croyait décocher là son super passing-shot pensant achever l’adversaire déja diminué par son jeu hésitant entre attaque de type sadc ou
    défense plutôt magroîste.

    3-C’était sans compter sur l’expertise de ce fameux arbitre européen, qui n’aime point qu’on extrapole les règles, ou qu’on interpréte trop librement le règlement :
    chef de la HAT ne veut pas dire chef de l’état.
    vahoaka ne veut pas dire tout le peuple.
    Civils armés et en uniforme ne veut pas dire officiers militaires.
    Informations diffusées ne veut pas dire vérité.
    Assises ne veut pas dire réconciliation.
    Et enfin demander ne veut pas dire automatiquement obtenir.

    Donc,c’est avec ce dernier smash que s’achève le match, d’autres utiliseront le terme gourdin (jouer au tennis avec un gourdin requiert des facultés au dessus de la moyenne)ou gifle (la gifle de coup droit peut-être ?).
    Mais de toutes façons ils n’ont même pas atteints les qualifs, je pense qu’il faudra changer de coach et renégocier un autre contrat avec un équipementier plus actuel, l’autre a fait son temps (le capsat est vraiment has been)

    Voila pour l’humeur du jour, pardonnez d’avance ma légerté (j’ai bien aimé « l’insoutenable légerté de l’être »),
    mais c’est la voie que j’ai choisi au lieu de villipendé tout ce qui bouge à tour de bras.

    I’m a poor lonesome cowboy.

    • 9 juillet 2009 à 13:37 | mpitily (#1212) répond à da fily

      Je ne te suis pas là ! je crois que tu t’es trompé d’endroit pour ton post ! cool cher ami, on discute de leçon de légalité internationale ici.

    • 9 juillet 2009 à 14:44 | da fily (#2745) répond à mpitily

      Cool,ce serait mieux vu dans une rubrique sportive ? je suis pas contre.

      Il est vrai que je n’ai aucune leçon à donner à quiconque.

      Donc je reste cool.Mais je suis sûr que tu me suis bien l’ami.

    • 9 juillet 2009 à 16:22 | racynt (#1557) répond à da fily

      bravo da fily et merci pour la leçon de tennis que mpitily a du mal à intégrer

      merci à Patrick aussi pour son analyse pertinente et objective comme d’hab

    • 9 juillet 2009 à 19:37 | rom1 (#1140) répond à da fily

      moi j’adore le ton....

    • 9 juillet 2009 à 22:14 | lalatiana (#1016) répond à rom1

      idem ...

      da fily Prezidà ... de la fédération de tennis

  • 9 juillet 2009 à 10:40 | Tsitapenambava (#1757)

    Nandritra ity repoblika faha-III ity dia niezaka nanamboatra ny andininy sasantsasany ao @ lalam-panorenana ny mpitondra nifandimby teto (Zafy, Ratsiraka, Ravalomanana) mba hifanentana @ tombontsoany sy izay zava-kinendriny ho an’ny firenena ilay fahefana eo am-pelan-tanany. Niteraka korontana ara-politika hatrany anefa izany satria ny fitondrana ny firenena ao anatin’ny fenitry ny demokrasia dia mitaky fifandimbiasan-toerana (alternance démocratique) fa tsy fifikirana @ fahefana. Mikasika ny fe-potoana fiasàn’ny filohan’ny repoblika ohatra dia somary misy « ambiguité » ny filazana azy @ teny malagasy sy @ teny frantsay (ireo no teny nanoratana ny lalam-panorenantsika) hany ka miteraka fifandiran-kevitra ny fandikana (interprétation) atao aminy. Ohatra : ny hoe « ...ferana ho 5 taona ny fe-potoam-piasan’ny filohan’ny repoblika ary azo fidiana in-droa izy ... » sy ny hoe « ...le mandat du président de la république est fixé à 5 ans, il peut être réélu deux fois... » dia somary tsy mitovy ny fandikana azy. Amin’ny fiteny malagasy dia in-droa ny mpifidy no mifidy azy (2 mandats) fa @ fiteny frantsay dia in-telo (3 mandats)satria « voafidy indray » no dikan’ny « réélu ». Miteraka olana eo @ fifandimbiasan-toerana io andininy io ka tsy hahafahantsika tena miroso @ demokrasia.

    Mitovy ny zava-kendren’ny mpitondra nifandimby teto sy ny an’ny mpitondra ao @ FAT fa ny fomba fanaovana azy fotsiny no samihafa. Ankehitriny mantsy dia miainga @ lazaina hoe fikaonandoham-paritra ny fanefitefena lalam-panorenana hifanaraka @ tombontsoan’ny mpitarika ao. Critères ahafahan-dRajoelina milatsaka hofidiana sy manamafy ny fahefany no tena nibahana t@ adi-hevitra t@ ireny fikaonandoham-paritra ireny fa tsy fikatsahana hametraka fanjakana tan-dalàna akory. Ny mpikambana @ FAT sy ny governemantany mihintsy no mirotsaka mampanaiky ireo « critères » ireo @ mpivory ka zary lasa fitapitaka sy fandrimpandrika no betsaka. Ry zareo anefa nilaza tany amboalohany fa ny « société civile » no tompon’antoka @ fanatanterahana ny « assises régionales » fa tsy ny FAT !

    Ny référendum kasain’ny FAT hatao dia natao andaniana lalam-panorenana mifanentana @ tombontsoany ka mialoka ao ambany eloben’ny « assises » izy ireo mba ilazàna fa hetahetam-bahoaka io (aspirations populaires).

    Hatreto izany dia tsy azo lazaina fa tena mitondra antsika @ tena demokrasia sy fahalalahana ny fanovana ny repoblika satria na hanao repoblika faha-10 aza isika dia tsy hampandroso antsika izany raha toy izao zava-misy ataon’ny FAT izao no arahina.

  • 9 juillet 2009 à 10:41 | Rabila (#1379)

    Ces trois pays sont des pays en voie de développement sinon des pays pauvres.

    Il n’y a pas de séparation entre la sphère économique et la sphère politique. On fait de la politique pour contrôler, au sens de la prédation, l’économie.
    L’état est l’économie.
    Il était aisé à ses opposants de dire que l’état malgache est un état Tiko. Les manifestants se sont attaqués à son symbole par la prise de la bastille Magro.

    Il n’y a pas d’intelligentsia au sens la R&D de la vie politique, sociale et culturelle. Les concepts de nation, d’état, de démocratie, par essence des notions abstraites, ne sont pas suffisamment tissés, ancrés dans la vie pratique car ils n’avaient pas assez de défenseurs ni promoteurs. Le premier venu peut affirmer haut et fort sa version d’une notion sans avoir honte de la grossièreté du propos, parfois avec des mots savants « extra-constitutionalité ». L’université de tous les savoirs, c’est la rue. Ses moyens : la grande gueule pour soi et le bâillon pour les autres. Les universitaires, les intellectuels, les journalistes dans ces pays sont déjà peu nombreux mais aussi devenus pantouflards par nécessité. Ils peuvent perdre leur situation.

    Incapable de théoriser sur un impeachment, on prend des raccourcis, on fait des copie-coller...

    Ces trois pays ont de la chance d’être relativement pauvre pour ne pas se trouver dans le cas de la république du Congo où la richesse, elle même, empêche l’état d’exister.

    Anecdotes :

    -  Ra8 a fait supprimer dans la constitution la laïcité de l’état. Je n’ai pas de souvenir d’aucune objection
    -  Ra8 a eu un refus par l’assemblée pour changer le mot Zanahary par Jesosy dans l’hymne national

    • 9 juillet 2009 à 11:06 | zafimanara (#129) répond à Rabila

      Mamaky ny réactions amin’ity article ity aho dia tena mampalahelo ahy ny fomba firesaky ny olona ato, nefa dia tafiditra tsara amin’ilay antsoina hoe : intellectuels raha ny phrases sy ny fitandremana ny drafitry ny tenin’i Molière no jerena.

      F’angaha dia tsy maintsy mifampitifitra hoatra izao foana e ? fa maninona raha mba samy milaza ny heviny (avec arguments) fa tsy manonona ny anaran’ny hafa ary tsy milaza afa-tsy ny convictions-ny tena ?

      Asa aloha fa na ny mpomba an-dRavalomanana, ary pire ny mpomba an’i Rajoelina (izay nanomboka ny hostilités...) dia samy manta daholo.

      Amin’izao no ahitana mihitsy ny toe-tsain’ny malagasy amin’izao fotoana izao manoloana ny krizy, tsy mitady ny hivoahana fa mifanipy fotsiny hoe : an’iza ny fahadisoana.

      Ps : Izaho aloha tsy mahita lalana hivoahana, raha tsy izany dia efa nolazaiko teto. Ny antony dia satria samy mafy loha ireo ary tsisy manaiky ho resy.

  • 9 juillet 2009 à 11:36 | Olon-tsotra (#2839)

    Mitombina tsara ary iarahako manana ny famakafakana ataon’i Patrick.Ny indro kely dia tsy ny fanitsiana lalam-panorenana nataon-Ra8 t@ 2007 akory no nanova ilay fahafaha-milatsaka in-2 fa ny fanitsiana nataon-Ratsiraka t@ 1998 t@ nametrahana ny province autonome. Ilay hoe éligible deux fois dia novany hoe reéligible deux fois. fa tsy noreshana tamintsika izany ary maro t@ mpomba ny Province autonome no tsy nahalala akory izany.

    Amiko ny tena olana eto amintsika dia ny tsy fananana mpanao politika tena tia tanindrazana fa olona tia tena no betsaka na ny teo aloha na ny ankehitriny.

    Ankoatra izay, raha ny mikasika ny krizy dia efa fantatra mialoha io fa Ra8 no nitampina ny sofiny : raha nijanona t@ proportion 55% nifidy azy ny tao @ assemblée nationale,angamba tsy nisy ny krizy, fa aiza ve ka 55% no nifidy Ra8 nefa ny assemblée 90% Tim ; ( sady izay député voafidy @ 20% sy 30% fa tsy manana majorité absolue akory) ; 100% pro-Ra8 ny loholona ka aiza no hisy raharaha mandeha @ zany ? Miongana ho azy avy eo, tsy afaka nampiasa ny urgence sy ny catastrophe intsony !

  • 9 juillet 2009 à 13:08 | LE VEILLEUR alias L’EVEILLEUR (#1331)

    Merci Patrick pour ces éclairages pertinents.

    Bonne journée à tous

    • 9 juillet 2009 à 16:51 | Bena (#2721) répond à LE VEILLEUR alias L'EVEILLEUR

      j’espère que Patrick et tout le monde se Reveilleront et admettront sans détour que ce n’est pas Ra8 qui a adopté cette histoire de 3 mandats successifs !

      y a-t-il quelqu’un à la rédaction, ou l’heure est déjà tardive pour rémedier à cette grosse lacune ?

  • 9 juillet 2009 à 14:06 | mpitily (#1212)

    Mention Très Bien pour Patrick avec cet article très pertinent et objectif. Puisse la CI lire et méditer cet article.

    Ce qui m’exaspère le plus c’est l’arrogance de la CI qui s’érige en gendarme de la démocratie tout en fermant ses yeux face aux violations manifestes des droits de l’homme et des constitutions perpétrées par plusieurs chefs d’état. Elle se vante bien d’avoir des services de renseignements très puissants (CIA, ...) et des agences et des ambassades partout dans le monde, mais elle est incapable de détecter la moindre exaction des gens d’en haut et la moindre signe d’exaspération du peuple ! D’où cette propension à faire systématiquement l’avocat du diable de président élu à chaque mouvement populaire.

    Au lieu de contribuer à l’instauration de véritable démocratie dans le monde, la CI est en train d’encourager les autocraties comme en Iran actuellement.

  • 9 juillet 2009 à 15:48 | Parole (#2602)

    Enfin une perspective historique éclairante(malgré l’erreur signalée sur le changement du nombre de mandats attribué à Ra8) ! La communauté internationale se préoccupe beaucoup de la manière dont le pouvoir se transmet mais très peu de la manière dont il s’exerce. Les nouveaux ogres politiques ont intégré cette nouvelle donne et savent jusqu’où aller pour demeurer fréquentable...

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