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samedi 10 décembre 2022
Antananarivo | 09h36
 

Editorial

Touches pas à ma culture !

mercredi 11 juillet 2007 | Randria N.

La culture, un facteur de blocage au développement et au progrès, dit-on. Une autre aberration qui ne peut que nous interpeller en ces moments où tout, dans le pays, va à vau-l’eau : une inflation plus que galopante, un pouvoir d’achat qui n’arrive plus à suivre, une insécurité devenue le lot de la population au quotidien, une gouvernance de façade qui n’a aucun impact (ou si peu) sur les administrés qui s’enfoncent chaque jour davantage dans la pauvreté, et on en passe. Bref, des problèmes qui ne trouvent aucune solution de la part des responsables.

Heureusement, il reste la culture, une culture commune à tous les Malgaches, qui tient le rôle de ciment dans une société au bord de l’explosion. Ainsi, qu’importent les aléas et autres infortunes, la population garde sa sagesse héritée d’une tradition séculaire. Et il serait plus qu’absurde de déclarer que cette culture puisse entraver la marche du développement (à moins d’en faire le bouc émissaire pour la non concrétisation d’un développement dont on ne sait comment opérer pour réellement y parvenir).

Peut-être que certains voudraient y substituer d’autres cultures aux valeurs qui leur siéent, notamment, celles où prime la recherche du bénéfice à outrance, celles où n’existent pas le respect dû aux aînés et aux anciens et où l’on peut se permettre de tutoyer tout le monde, petits et grands, celles où les valeurs spirituelles et humaines sont quasi inexistantes au détriment des valeurs matérielles.

Et avec ces nouvelles valeurs, ils comptent parvenir à un développement en faisant table rase de toutes nos us et coutumes. Mais s’ils y aboutissent, serait-ce le développement dont voudrait la population malgache ? Sûrement pas, car le Malgache est et sera toujours soucieux d’un progrès en harmonie avec sa culture et ses traditions, d’un développement où l’humain prime sur le matériel, n’en déplaisent aux tenants d’une politique économique égoïste, égocentrique, individualiste et exclusif.

Faites ce que vous avez à faire mais ne « Touchez pas à ma culture ».

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