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Coopération

Coopération UE – Madagascar

Tirer les leçons de l’aide budgétaire

lundi 18 juin 2012

Après un premier atelier d’évaluation de l’impact de l’appui budgétaire de l’Union européenne le 17 janvier dernier, ce vendredi 15 juin 2012 s’est tenu dans la salle de réunion de l’hôtel Colbert, le second atelier de restitution de l’évaluation du programme d’appui budgétaire de l’Union européenne en appui à la réduction de la pauvreté, intitulé « PARP ». Les travaux effectués et présentés par Laurence Jacquet, Pierre Marie Runner et Sylviane Menard de ACE, International Consultants (Espagne), remarque-t-on, ont été financés par l’Union européenne et « le contenu de la [...] publication relève de la seule responsabilité du contractant du Lot 11 ACE International Consultants et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant l’avis de l’Union Européenne ».

Quoi qu’il en soit, les fonctionnaires de la représentation de l’UE et diplomates de la Commission européenne dans le pays ont été présents lors de la restitution des travaux relatifs à cet appui budgétaire de l’Union européenne ; il s’agit de l’analyse d’un portefeuille d’un montant de 346,5 milliard d’ariary, couvrant la période 2004-2008 et appuyant les secteurs des finances publiques (40%), de l’éducation (30%) et de la santé (30%).

Dans le cadre de la coopération UE/Madagascar, l’Union Européenne a soutenu le développement à travers des appuis budgétaires. Entre 2004 et 2008, l’Union Européenne a appuyé les secteurs des finances publiques, de l’éducation et de la santé à travers un appui budgétaire d’un montant total de 129.5 millions d’EUR : le PARP ou Programme d’appui budgétaire de l’Union Européenne en Appui à la Réduction de la Pauvreté.

Restaurer un cadre permettant l’aide

L’appui budgétaire de l’Union européenne a été suspendu en décembre 2008 en raison de dysfonctionnements dans le domaine de la gouvernance notamment dans la gestion des finances publiques, sur décision conjointe de l’ensemble des partenaires techniques et financiers intervenant avec des appuis budgétaires. Depuis lors, la crise politique suivie de la décision de clôture des consultations au titre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou a empêché toute reprise de cet appui budgétaire.

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Synthèse des travaux du bureau de consultance à qui l’UE a confié l’étude.

L’atelier de ce vendredi 15 juin présente un diagnostic du cadre macro-économique, de la gestion des finances publiques et des secteurs de l’éducation et de la santé afin d’estimer les critères d’éligibilité à l’appui budgétaire, dans la perspective éventuelle d’un appui budgétaire lorsque Madagascar aura rempli les conditions préalables politiques et techniques nécessaires à l’utilisation de cet outil.

En référence aux dispositions de l’Accord de Cotonou, l’aide budgétaire directe en appui aux réformes macro-économiques ou sectorielles est accordée lorsque les conditions techniques suivantes sont remplies : « i) le cadre macroéconomique est considéré comme stable, ii) la gestion des dépenses publiques est suffisamment transparente, fiable et efficace ; et iii) des politiques sectorielles ou macroéconomiques bien définies, établies par les pays et approuvées par ses principaux bailleurs de fonds ont été mises en place ».

Des recommandations

Les consultants, à travers ce rapport, proposent un certain nombre de recommandations afin de dépasser les problèmes identifiés, et en particulier :

- La stabilité du cadre macroéconomique qui pendant la crise a été préservée, mais n’est pas soutenable dans la durée, étant l’objet d’un ajustement des dépenses sur les recettes et qui a pour conséquence une diminution de la croissance et une paupérisation de la population ;
- Des progrès qui restent à effectuer dans le domaine de la gestion des finances publiques. Le rapport met en évidence des problèmes structurels, tels que les difficultés de mobilisation des recettes, de contrôle de la dépense ou de mise en oeuvre de la réforme des finances publiques (Loi Organique des Lois de Finances 2004). Un certain nombre de mesures dans ce domaine peuvent être mises en oeuvre dès aujourd’hui car elles concernent la mise en application de réformes approuvées avant 2009.
- Les politiques macro-économiques et sectorielles qui sont actuellement au stade d’ébauche de politiques transitoires et c’est un gouvernement légitimement élu qui permettra l’élaboration et la finalisation de ces politiques.

Les études et évaluations et diagnostiques entreprises aujourd’hui dans différents secteurs sont initiés et conduits pour préparer l’avenir afin d’estimer si Madagascar remplit les critères d’éligibilité à l’appui budgétaire. Ce diagnostic devrait permettre de dégager des orientations de travail, des priorités, et des mesures à court, moyen et long termes à mettre en oeuvre dès aujourd’hui pour ainsi préparer un retour à l’utilisation de l’appui budgétaire comme outil de développement. L’Union Européenne, a-t-on appris, accompagnera l’État Malgache dans cette démarche ce qui permettra à terme lorsque la situation l’autorisera, de mettre en oeuvre un appui budgétaire au plus grand bénéfice des populations malgaches.

Recueilli par Bill

4 commentaires

Vos commentaires

  • 18 juin 2012 à 08:27 | Bena (#494)

    plutôt madair, un vol de fous ! ceux qui ont pris le vol de fort dauphin d’hier ont compris ce que peuvent se payer les putschistes : retarder un vol régulier pour leur caprice enfantin. il l’a déjà fait pour dakar dans le temps, le chef de bord toto l’a defendu, alors que c’est un détournement d’avion. les particuliers ont payé les billets de leur poche, pas les autorités de fait qui se paient le luxe d’emmer.. tous les clients. c’est carrément un highjacking. la dernière fois que c’est arrivé, c’est du temps de zafy (raison présidentiel comme il disait). c’est pas pour rien que R8 a acheté un avion. si on ne peut pas se permettre ce luxe, il faut respecter un vol régulier. et air mad pleure sur son sort tout le temps !

  • 18 juin 2012 à 09:05 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111)

    International Consultants (Espagne).C’est rassurant ,n’est-ce pas ??
    L’Espagne en faillite !

    Basile RAMAHEFARISOA
    1943
    b.ramahefarisoa gmail.com

    • 18 juin 2012 à 18:31 | Stomato (#3476) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      L’Espagne n’est pas encore en faillite. Elle est secondée par l’UE qui ne la laissera pas tomber.
      Les citoyens espagnols n’insultent pas les autres européens qui les aident...
      Les malgaches ne se privent pas des occasions d’insulter les européens qui donnent à fonds perdus des sommes dépourvues de sens commun.

    • 19 juin 2012 à 03:35 | NY OMALY NO MIVERINA (#1059) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      La C.E., même en crise, ont des enveloppes budgétaires qu’elle respecte. Elle veut aider M/car ... Les Malagasy et non ses dirigeants qui qu’il soit.

      Une constatation :

      Je ne comprends pas du tout pourquoi Rajoelina traîne les pieds ...

      1°) - défendre l’intérêt général ne tient pas compte des états d’âme. Rajoelina, ou qui que ce soit, au pouvoir doit assumer ses responsabilités, initier et avancer coûte que coûte et non hésiter ou reculer.

      2°) - le temps et les actes de Ravalomanana jouent contre lui. C’est pour çà aucune puissance mondiale n’a levé le p’tit doigt pour le remettre au pouvoir ...

      En ce moment, au sommet des grandes puissances, le cas de M/car est au centre des débats et réflexions sur les affaires de Daewoo et Ravalomanana à M/car sur la concession du territoire aux étrangers, sans consultations, ni du peuple, ni de ses représentants, ni de ses élus ...
      Pourquoi ? La raison est toute simple : les pays riches n’ont plus d’ici 50 ou 100 ans ou 20 ans de surfaces cultivables pour se nourrir. Seul recours : l’Afrique dont M/car. Et tous ces pays riches sont déjà à la recherche d’un « grand jardin légumier et céréalier » pour assurer la nourriture de leur progéniture dans 1 ou 2 ou 3 siècles ...
      Ils y pensent dès maintenant ... Et nous, das tout çà ?

      Et c’est cette affaire Daewoo-Ravalomanana sur le grand Ouest de M/car qui a contribué à l’élimination de Ravalomanana à jamais de la scène politique de M/car. Les affaires de 2009 ne sont que des déviations, des artifices ...
      Si ce n’est que çà, la Communauté internationale aurait éliminé Rajoelina en 2-3 mouvements.

      Ce qui est vrai, certains de nos politiciens ont oublié d’expliquer au Vahoaka l’essentiel de cette crise et induisent certains Vahoaka dans l’omission et l’erreur.

      Ravalomanana a voulu donner en location plus d’1 million d’hectares à Daewoo (rien à voir avec la voiture !!!) sans consulter ni le Vahoaka, ni ses représentants, ni ses élus ...

      Voilà l’argument de poids qui va désarçonner Ravalomanana. Sans parler des « pièces annexes » (propriétés agricoles à Vohidiala, foncières à Andranomanelatra et ailleurs...).
      Le Fisc a du boulot là, avec des rentrées fiscales conséquentes !!!

      Même Zafy le demandait tout le temps (Ampamaoka) mais n’a jamais osé, le concrétiser ... Bizarre !!! En tant qu’ancien Président de la République, il en sait quelque chose ... Sûrement et évidemment !
      Pourquoi il ne l’a jamais fait ?

      S’intéresser au cas particulier de Ravalomanana, c’est un moyen comme un autre de démontrer qu’il y a une autorité, de redorer la réputation d’une administration financière et fiscale efficace, soucieuse de la transparence et de la justice.
      C’est loin d’une chasse au sorcières ... Ravalomanana le demande et l’exige, qu’est-ce qui empêche de ne pas le servir correctement ?
      Il reconnaît ses droits et obligations en tant que citoyen et contribuable responsable et de bonne foi.

      Ainsi, la situation est claire, transparente. Et ne nuit pas au Vahoaka qui ne sait plus à quel sein (nourricier) ou saint (confiance) se vouer !

      Veloma !

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