Un coup de théâtre dans le microcosme politique malgache : Paul Rabary Andrianirina et Yves Maurice Rakotoniaina ont été placés sous mandat de dépôt dans une affaire qui fait déjà grand bruit à Antananarivo. Après leur passage devant le juge d’instruction près le Tribunal de première instance d’Anosy, l’ancien ministre de l’Education nationale a été envoyé à la prison d’Antanimora tandis que l’ancien secrétaire général du ministère du Tourisme a été transféré à Tsiafahy.
Le parquet d’Antananarivo leur reproche plusieurs faits particulièrement graves. Selon les explications fournies par Ramanantsoa Nomenarinera Mihamintsoa, premier substitut du procureur de la République, les deux hommes sont poursuivis pour complot, préparation présumée d’un coup d’État, association de malfaiteurs et diffusion de fausses nouvelles. Les enquêteurs soupçonnent les accusés d’avoir préparé des actions destinées à provoquer des troubles dans le pays et à créer des affrontements entre Malgaches.
D’après les éléments communiqués par le parquet, l’enquête aurait permis de découvrir plusieurs échanges jugés suspects sur WhatsApp. Les personnes impliquées auraient utilisé des pseudonymes pour communiquer avec des contacts se trouvant à l’étranger. Des réunions discrètes auraient également été organisées dans différents endroits de la capitale, notamment à Arena Ivandry.
Les autorités affirment aussi avoir saisi d’importantes sommes d’argent en Ariary et en Euros dans le bureau de l’un des suspects ainsi que dans un véhicule lié à l’affaire. Des traces de distributions d’argent auraient également été retrouvées dans un téléphone portable récupéré par les enquêteurs. Lors des interrogatoires, les différentes versions données par les suspects auraient présenté plusieurs contradictions.
L’affaire est encore loin d’être terminée. La justice indique poursuivre les recherches afin d’identifier d’éventuels autres complices. Des mandats d’arrêt auraient déjà été lancés contre certaines personnes qui n’ont pas encore été déférées devant le parquet.
Au cours de sa déclaration, le premier substitut du procureur a également voulu mettre fin à certaines rumeurs relayées sur les réseaux sociaux. Contrairement à ce qui a été affirmé ces derniers jours, l’église Home Church n’a pas été fermée. Seul l’amphithéâtre d’Arena Ivandry a été concerné par une mesure de fermeture. Les responsables religieux restent donc libres d’organiser leurs cultes dans d’autres lieux.
Cette nouvelle affaire rappelle plusieurs dossiers judiciaires ayant récemment impliqué d’anciennes figures proches du pouvoir. L’ancienne ministre de l’Éducation nationale Marie Michelle Sahondrarimalala, l’ex-président du Sénat Richard Ravalomanana, l’ancienne directrice de la communication de la présidence Rinah Rakotomanga ou encore l’ancien sénateur Sylvain Rabetsaroana ont eux aussi été confrontés à des procédures judiciaires ces dernières années. Même le colonel Patrick Rakotomamonjy, considéré comme un proche du régime actuel, se trouve aujourd’hui en détention.
Dans les milieux politiques, ces affaires successives continuent d’alimenter les discussions et les interrogations autour du climat politique à Madagascar, à l’approche d’une période jugée particulièrement sensible pour le pays.
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Vos commentaires
En tous cas ce Paul RABARY est un vrai faux-cul qui a mangé à toutes les sauces et n’a jamais caché ses affinités avec Rainilainga le lâche tyran en fuite !
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Ratovo,
Donc, sa seule faute, ses affinités avec Rajoelina, qui a quitté le pays en heros pour eviter le bain de sang, bien que des forces soient pretes à le soutenir jusqu’au bout.
La justice Malagasy devra donner de plus amples informations à propos de ces affaires afin de ne pas laisser des rumeurs malveillantes étouffer les réalités des faits incriminés...
Le peuple de Zanahary, oui, le Grand Zanahary mentionné dans notre hymne national, s’était révolté en septembre 2025 afin de renverser le pouvoir despotique et criminel du fugitif de Dubaï. C’était un coup d’État "légitime" afin d’épargner des vies humaines et de préserver la Nation.
La justice souveraine Malagasy devra donner des informations probantes et convainquantes sur l’existence de tentatives menées et ourdies par Rajoelina et ses laquais pour fomenter des complots contre l’Etat et détruire la Nation Malagasy.
Il faut être clair et sans ambiguïté sur un point de vue crucial : le retour de Rajoelina au pouvoir est inadmissible et inconcevable ! Et cela, par respect pour l’âme de ceux et celles qui avaient versé leur sang pour libérer ce pays du joug d’un criminel et pilleur patenté devant la Nation.
Et il est impératif dorénavant de faire une nette distinction entre "Un régime au pouvoir" ET " l’Etat Malagasy"...
La justice devra juger et statuer au nom de l’Etat et indépendamment des lignes politiques poursuivies par le régime militaire au pouvoir actuellement.
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A quand un mandat d’arrêt international pour un voyou franse, fugitif à Doubai et l’ami d’un tyran d’Eswatini ? Qui le protège en sort qu’aucun mandat d’arrêt n’est pas encore lancé ??? Sûrement pas Zanahary du peuple malagasy !
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Walesa,
Ils voulaient bien, mais, le souci, le chef d’inculpation, de quoi on l’accuse et surtout, les preuves.
C’est facile à dire ah !
C’est grave docteur ! Cette junte voit de coup d’Etat, partout. Hallucination ou imagination ?
Et cette accusation touche plud en plus les modérés et d’ici peu au sein de leur soutien et de leurs alliés.
Pour le moment, les gens ne voient plus loin que le bout de leur nez, se rejouissent et ne sentent pas l’installation doucement et surement la dictature poutinière, qui passe par elimination subtilement les adversaires potentiels.
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Cette folle ISANDRA NANDRA version FORONGONY post DAKA VODY de Rainilainga et ses larmes de crocodile . Grave docteur cette lèche-botte qui voit en ces pourritures des "modérés " et elle dira quoi aussi lorsque Lanto RAKOTOMANGA aura droit à son GAGAZO ?
Théorie du complot :
Avant même le grand changement, tant attendu
les conspirationistes partagent les mêmes actions planifiées ou dissimulées afin de nuire á la junte militaire .
Avec les mêmes éléments, de ce que l"on sait, échange via WhatsApp, manipulation de beaucoup d’ariary, comme éléments d’action en Justice.
Le narratif ( le seul ) que semble developper ouvertement et parfaitement ce nouveau pouvoir est bien celui-ci.
Le climat de peur que sous tend le nouvel ordre social et politique est entrain de s’installer sournoisement, REFONDATION ou pas !
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Vous m’excuserez en fait je veux intervenir sur l’éditorial qui présentait le livre "Madagascar n’est pas un pays en retard, c’est un pays mal lu."
C’est une bonne analyse dans les 2 cas.
Oui le pays informel se débrouille sans l’État pour survivre.
Anecdote : j’étais dans un taxi be lorsque nous sommes arrêtés par un gendarme sur la route.
Naturellement pour rien si ce n’est que pour le chauffeur glisse un billet dans son permis de conduire.
Des touristes bien pensants commencent à ricaner et parler de corruption.
Un Dada bé présent dit : "taisez vous ce gendarme n’a peut être pas été payé depuis des mois. Et il a une famille à nourrir. Et il n’a même pas de cartouches pour son fusil.Taisez- vous"
Et les touristes de comprendre que comme le dit l’auteur la soit disant corruption du petit peuple n’est que le moyen de survie accepté compris par tous.
La corruption en haut c’est autre chose.
Enfin oui une économie parallèle se met en place quand l’économie formelle n’est qu’exploitation inefficace en plus pour les locaux.
Une fois encore un bon diagnostic de plus mais la solution ?
Où elle est la solution docteur ?
En fait voici la solution préconisée :
"À partir d’une analyse rigoureuse de l’histoire politique et institutionnelle de Madagascar, l’auteur démontre que la crise de l’État est avant tout une crise de responsabilité, d’éthique et d’incarnation du pouvoir.
Il propose une voie claire : refonder la République non contre la démocratie, mais par l’exigence morale, la responsabilité publique et le sens du bien commun."
Ok.
Mais par où on commence ? Qui ? Comment ?
@Luczanatan
Il ne faut pas se méprendre, ce n’est pas au citoyen de corriger les manquements du pouvoir.
La pauvreté n’est pas une fatalité .
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Si ce n’est pas au citoyen c’est à qui ?
Au Pape ?
D’après les éléments communiqués par le parquet, l’enquête aurait permis de découvrir plusieurs échanges jugés suspects sur WhatsApp.
Si on croit les contenus de messages lesquels se partagent sur les reseaux, Ils auraient ecrit dans leurs messages, ce regime tombe tout seul. Selon, les autorités voyant le coup d’Etat partout, cette phrase est une phrase des gens qui formente de coup d’Etat, fouteurs de trouble.
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