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Quel salaire mensuel à Madagascar en 2024 ?

samedi 6 juillet |  4421 visites  | Sandy RAZ

Sur l’enquête de l’INSTAT, réalisée en juin 2024, le revenu médian d’un travailleur équivaut à 108 250 Ariary (22,52 €). Le salaire moyen correspond à 196 359 Ariary (41 €). Cette étude traduit la réalité de la rémunération de la population de travailleurs du privé comme du public.

Inégalité de distribution des revenus : voici ce qui ressort de cette étude et sans grande surprise d’ailleurs.

10 % des salariés les mieux rémunérés détiennent 46,2% de la richesse totale générée par l’ensemble des salariés. Les employés non déclarés sont beaucoup plus lésés dans leur rémunération en comparaison aux travailleurs des secteurs formels. L’analyse de l’Institut national de la statistique met en lumière les 178 578 Ariary des employés non déclarés (37,13 €) contre les 505 389 Ariary (105,09 €) de ceux légalisés.

Le salariat sur la Grande île est d’autant plus inégalitaire à mesure que l’on s’écarte des grandes villes. Le salaire médian mensuel peut descendre à 51 960 Ariary (10,80 €) dans des contrées reculées.

Que fait l’État souverain face à cette réalité salariale disproportionnée pour venir au secours des familles ? Il y a de cela deux ans, le président Andry Rajoelina et son gouvernement de l’époque ont fixé le salaire mensuel minimum d’embauche à 250 000 Ariary.

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17 commentaires

Vos commentaires

  • 6 juillet à 09:31 | Gérard (#5118)

    Cet article ne donne aucune information valable car ces salaires correspondent à quelle durée de travail mensuel ?

    • 6 juillet à 11:50 | bekily (#9403) répond à Gérard

      Les « ankizy » ou les « mpanampy » , comme on dit avec prudence, rarement déclarés...
      Et lorsqu’ils sont « logés », C.A.D., dotés d’un matelas par terre, ils sont carrement taillables et corvéables sans horaires définis en encore moins de jour de repos ni vacances...

      Cette sorte d’esclavage à encore de beaux jours.....( statut hypocrite de ankizy, taiza, moanampy)

      Il arrive même que les parents perçoivent directement le salaire des « enfants placés » ďonc non scolarisés de surcroît.

      Néanmoins l’esclavage moderne se pratique aussi en Europe...
      Lorsqu’on voit des chauffeurs routiers internationnaux , Indiens ou autres, travailler SANS RELACGHE DES MOIS pour un salaire de misère !! !
      Idem dans le BTP.
      DELICE DE LA MONDIALISATION !!!!!

      Le vrai problème mondial est la SURPOPULATION , dont la remise en cause est sujet TABOU....pour des convictions religieuses ou culturelles.
      Surpopulation , source de misère et de désordre ecologique, de perturbation migratoire et choc économique.

  • 6 juillet à 10:32 | Vohitra (#7654)

    La realite actuelle, dans la pratique courante, la journee de travail Agricole (en moyenne 5 h de temps) coute 6.000 Ariary...

    Et pendant le pic d activite, telle labour ou repiquage ou sarclage ou recolte, on y ajoutte le cafe et le repas (dejeuner) ...

    C est manuel, c est dur et harassant !

    Juste pour survivre...

    Au moins, c est pas gratuit comme au temps des travaux au profit de... la Société de construction des Batignoles...

  • 6 juillet à 10:47 | Turping (#1235)

    La problématique ne se repose pas sur l’inégalité de distribution des revenus mais les revenus de base trop faibles même pour les nantis supposés qui gagnent un peu plus que leurs congénères .
    - Qu’est ce qu’on peut faire avec un salaire moyen de 196 359 (41 euros ) ? avec les charges à payer si on est locataire ? avec des enfants ?
    - A côté il y a la Jirama (Jiramaty ) à payer qui vole les contribuables , ....De plus ,il y a les frais à payer pour le transport , les nourritures ,etc..........
    Dans un pays où le travail n’est pas valorisé on survit car le salaire très bas n’incite pas les personnes de bonne volonté de respecter scrupuleusement leur travail .Pour finir la fin du mois ,on est obligé de s’endetter ,de voler , de corrompre ,faire des petites magouilles et d’autres petits boulots en plus non valorisés pour survivre .
    - Bon soyons réalistes en parlant de salaire pour vaincre la précarité collective ,il est judicieux de parler de salaire minimum à 250 euros par mois ,soit un peu plus de 6 fois de ce qui a été dit 41 euros /mois pour diminuer les misères et les exploitations humaines .....41 euros ,ce que certains gagnent par heure dans les pays développés et encore ce n’est pas énorme .

    • 6 juillet à 11:41 | Turping (#1235) répond à Turping

      A côté ,il devrait y avoir aussi créations d’emplois ,de croissance permettant d’aller vers l’avant car l’inflation , l’augmentation du prix des PPN est inadmissible pour assurer l’autosuffisance alimentaire dans un premier temps .

    • 6 juillet à 11:58 | bekily (#9403) répond à Turping

      Turping
      Tout cela est cohérent...

      Mais notre societe est GANGRÈNEE PAR LA CORRUPTION.

      Corruption comme système de gouvernement DÉTOURNANT toutes le REVENUS DE L’ÉTAT vers une MINORITE MAFIEUSE.

      La redistribution nationale ne fait pas partie du logiciel foza.

  • 6 juillet à 11:26 | Le kope (#11677)

    Un Pays ne peut pas se développer avec un salaire mensuel de 37,13 Euros pour les Informels et de 105 Euros pour les plus nantis ...Car avec les charges fixes , une famille de cinq enfants , avec en plus les charges familiales , ne peut pas s’en sortir , à part faire des magouilles , comme les fonctionnaires à l’aéroport d’Ivato.

    • 6 juillet à 11:35 | Isandra (#7070) répond à Le kope

      Lékopé,

      Avec les yeux d’andafy, c’est impossible, d’autant plus, ici il n’y a aucune alloc versée par l’Etat, mais, pour les Malagasy locaux, c’est possible, avec leur débrouillardise.

      Par ex : la plupart des employés à Fianar cultivent le riz parallèlement avec leur travail, de ce fait, ils n’ont plus besoin d’en acheter. C’est pourquoi, nombreux sont devenus propriétaires de leur logement grâce à leur économie.

  • 6 juillet à 11:26 | Isandra (#7070)

    Ca c’est leur salaires principaux, mais, selon, une étude, la majorité des Malagasy ont des activités secondaires(vadin’asa), lesquelles ne sont pas souvent non déclarées, pour compléter leur revenus, donc, non repèrées par les radars des stats.

    Ainsi que plusieurs employés non déclarés sont logés et nourris, même s’ils ne sont pas souvent décents, mais, dépenses de moins.

    Selon l’OIT, « Les unités économiques informelles recouvrent 85.7 pour cent de l’emploi total ».

    • 6 juillet à 11:27 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      lesquelles ne sont pas souvent déclarées.

    • 6 juillet à 11:35 | Vohitra (#7654) répond à Isandra

      Vadin asa inona e ?

      Mivarotena, sa miloka, sa misoloky sa mangalatra, sa misolelaka mileladelaka toy ny ataonao izao ?

      Ny asa mihintsy anie no sarotra ny mahita azy amin izao e !

      Ny maroanisa izao dia ao anaty saranga telo : na izy sahirana, na izy mahantra, na izy fadiranovana.

    • 6 juillet à 11:41 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      Ingahindriana,

      Aiza moa no ahitan-dry Ingahindriana ny fiainan’ny valalambemandry aty. Tsy fantany izany hoe mitsikaraka izany, izay ataon’ny ankamaroan’ny Malagasy.

    • 6 juillet à 17:23 | Vohitra (#7654) répond à Isandra

      Eto anivon ilay lazainao valalabemandry mihintsy aho fa tsy variana misolelaka toa anao akory

  • 6 juillet à 11:33 | Le kope (#11677)

    En fin de compte , selon vos estimations ,les Malagasy ne doivent pas se plaindre dans leurs misères. Alors que dans d’autres Pays , l’on peut vivre décemment, les damnés de la terre doivent se contenter des réalisations de votre Calife . Votre mépris pour le peuple est impensable et détestable...Un jour vous comprendrez , mais il sera trop tard ...

    • 6 juillet à 11:56 | Isandra (#7070) répond à Le kope

      Lékopé,

      Comme je vous explique souvent ici, il y a la situation ressentie, et la situation réelle.

      Par ex : Si on regarde ces salaires, ils ne devraient plus avoir de budget pour les autres choses que les besoins de base, mais, la réalité, rien que les abonnés de Telma s’élèvent 20 millions, sans compter ceux des autres opérateurs, pourtant, ces abonnements ne sont pas gratuits. J’evite de citer les distractions et loisirs payant(spectacles, les fetes familiales, etc). Cela signifie qu’ils ont des moyens pour les payer. Tout cela, c’est grâce à la débrouille Gasy.

    • 7 juillet à 07:41 | purgatoire (#11152) répond à Le kope

      Plutôt que de parler de débrouilles il vaudrait mieux parler corruption vol etc etc

    • 7 juillet à 07:41 | purgatoire (#11152) répond à Le kope

      Plutôt que de parler de débrouilles il vaudrait mieux parler corruption vol etc etc

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