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Société

Diorano WASH

Quand WaterAid fait balader sa caméra

lundi 26 janvier 2009 | Volana R.

De l’état des lieux au visuel ! Il est établi depuis fort longtemps que les zones rurales présentent la plus lamentable des situations en matière d’hygiène, voire en accès à l’eau potable et en assainissement. Mais, la « caméra en balade » 2008 a fait montre que même la population urbaine de plusieurs localités vit encore dans des conditions médiocres.

L’hygiène construit ou .. détruit

Onze régions sur les 22 existantes ont été passées au peigne fin pour détecter des situations quasi-impensables. Le programme du gouvernement Diorano- WASH constitue la plateforme de concertation et de sensibilisation sur les trois piliers que sont l’eau potable, le lavage des mains au savon et l’usage des latrines (aux normes). D’où le démarrage de « caméra en balade », activité financée par WaterAid en avril 2008. La région d’Amoron’Imania a bouclé la boucle, vendredi 23 janvier, avec l’atelier « Gouvernants- Gouvernés ».

« Nous sommes en passe de faire fuir nos touristes »

La commune Antoetra Zafimaniry commence à perdre sa notoriété. Selon le maire, Kotoniaina Rafanomezana, les 4 WC publics de la commune ne suffisent pas pour les besoins de quelque 1000 personnes. Ils ont été conçus pour servir par quartier. « Non seulement ils sont insuffisants, explique un habitant, mais il faut également attendre le bon vouloir du responsable pour que la clé soit disponible. Alors, imaginez quand vous êtes pressé. La « nature » fait l’affaire. » En fait, ce n’est pas tant la coutume ou les « fady » qui empêchent l’usage des WC, mais plutôt une habitude qui s’est enracinée depuis belle lurette. Les enfants, de leurs côtés, ont pris l’habitude de faire leurs besoins dans les recoins sombres, aux parents de les récolter ensuite pour les jeter plus loin, ou plutôt dans le fleuve.

D’autre part, l’eau potable est quasi inexistante. Seuls six fokontany de la commune possèdent des pompes, pour la plupart installées par l’église catholique. Elles fonctionnent de 6H à 7H. Seulement, les tuyaux traversent les villages ou encore le fleuve. De nature fragiles, ces tuyaux sont encore bouchés, le plus souvent par le sable. Pire, des petites bêtes viennent s’y fourrer. Et pour couronner le tout, l’eau n’est pas traitée. Certes, elle paraît propre et limpide.

« Comment voulez-vous que les touristes viennent s’accrocher à notre entourage, quand ils côtoient des déjections (sic) à tout bout de champ ? »
Et dire que les Zafimaniry constituent la destination-phare touristique d’Ambositra, à travers le travail du bois…

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