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Politique

Financements et aides internationaux

Qu’en a-t-on fait ?

samedi 27 octobre 2007 | RAW

Que fait-on ? Depuis toujours les pays amis ne cessent de financer nos programmes et projets. A la rigueur, ces pays amis ou ces organismes internationaux participent à la mise en marche de notre Administration ou à la mise en œuvre de notre politique de développement. Les mauvaises langues disent même que ces partenaires financiers sont en train de remplir un tonneau de Danaïde. Le budget national lui-même dépend pour une bonne part des contribuables étrangers.

Le plus inquiétant, c’est que malgré les fonds investis dans le domaine de la Santé publique, l’Etat malgache n’a pas réussi à éradiquer le paludisme ou la tuberculose. Et voici que le portefeuille affecté à la luttre contre le Sida, une nouvelle maladie par rapport à la lèpre ou le paludisme, n’est pas utilisé comme il se doit, plus exactement son usage n’a pas été conforme aux prévisions et le crédit n’a donc pas été épuisé. Il en est de même en matière de satisfaction des besoins en riz. Aussi bien le groupe de la Banque mondiale, que celui de la Commission européenne, les Japonais, les Chinois, les Vietnamiens que les Français et maintenant les Australiens, sans parler des organismes internationaux de recherche publics ou privés, œuvrent pour l’amélioration du rendement et de la productivité dans la riziculture. Mais le pays n’a jamais réussi à se défaire des importations de riz, précisément à augmenter sa production rizicole comme on le souhaite et que les dirigeants successifs l’ont promis.

L’intention est là mais...

Aujourd’hui, l’Etat malgache lance le défi de doubler la production jusqu’en 2012. Un pari intéressant que beaucoup scrutent de loin la manière de le réussir et que d’autres voient plutôt comme un attrape-nigaud pour apaiser d’éventuels ménages ruraux ou urbains mécontents de la hausse du coût de la vie.

Plus proche de la réalité, des observateurs estiment que cette performance peut être réalisée grâce au partenariat public-privé. La société « Fanampy » en partenariat avec la Région Alaotra - Mangoro et les autres régions productrices de riz qui auront réussi à encadrer les riziculteurs et les collecteurs, est en mesure de doubler d’une année à l’autre le rendement dans ses zones d’influence, vu les moyens dont cette société dispose. Si les mêmes moyens et ressources sont également mis à la disposition des autres grands riziers, avec les mêmes facilités et avantages, le souhait de tripler la production est à la portée de la main.

Pour l’instant, tout n’est qu’intention. Le concours du meilleur riziculteur lui-même a été abandonné. On se tourne vers l’étranger pour accroître notre production alimentaire, notamment rizicole tandis qu’on observe une certaine indifférence à l’endroit du « ketsa tanora » ou « ketsa valo andro » du Père De Laulanié.

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