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mardi 23 avril 2019
Antananarivo | 21h59
 

Réflexion

Le livre à Madagascar

Prospective et perspectives, selon Michèle Rakotoson (fin)

jeudi 23 août 2007

Actuellement, il faut un renouvellement de la pensée et de l’analyse. Or il y a un vivier de jeunes auteurs, en tout cas de jeunes auteurs littéraires. Le Prix « Hiratra » en son temps les a dénichés. Il faut une politique de découverte. Et mettre au point les modes opératoires pour travailler avec eux.

Dans le cadre de cette réflexion, il faut noter un certain nombre de faits :

  1. L’émergence d’une budgétisation de la politique du livre à Madagascar.
  2. La détermination du champs d’action de tout un chacun :
    • Ce qui relève de la macro-économie relèvant de l’Etat (domaine scolaire)
    • Les associations, ONG… pourront intervenir dans le domaine des micro-projets, étant bien entendu qu’une synergie des actions est souhaitée pour éviter toute dispersion.

Dans ce cadre là, l’opération « Bokiko » a permis de repérer un certain nombre de faits dont et ceci est essentiel :
La possibilité de créer un mouvement solidaire autour du produit livre. Mais il faut être clair sur le terme de développement solidaire, des décennies de subventions à perte et d’assistanat a fait perdre du terrain à la notion de solidarité et de collectivité. Et la notion de solidarité est toujours vue à sens unique, du bailleur vers le receveur. Or, il est, je pense malgré tout qu’il est possible de monter une chaîne de solidarité autour du produit livre et donc de créer les conditions d’édition solidaire, et en partenariat de plusieurs entités, à une condition : que le mode d’intervention de chacun doit être clairement défini.

Car, il y va de la survie de l’édition locale à Madagascar. La taille et la précarité des maisons d’éditions locales ne peuvent permettre d’en faire des acteurs solides. La survie de l’édition locale ne peut actuellement se concevoir qu’en terme de solidarité et de réciprocité, dont la solidarité économique, pilule qui passe encore difficilement. Or, il faudra, je pense en passer par là, face à la globalisation qui avance, les maisons d’éditions ne survivront qu’en se soutenant et se soutenant financièrement,

Réflexion à approfondir

En conclusion, un grand pas a été fait le 8 mars 2007, les difficultés ont été mises à plat. Mais le mode opératoire pour pouvoir réaliser les avancées nommées, n’a pu être fait. Il serait peut-être temps de déterminer le mode opératoire pour la faisabilité de ce qui a été énoncé.

Et ce, non dans un esprit passéiste, mais plutôt un coup de jeune qui pourrait impulser une dynamique moderniste. Ceci permettrait aux Malgaches d’affronter la mondialisation dans de bonnes conditions : celles de ceux qui connaissent leurs terrains, en arguant du fait qu’il existe à Madagascar des spécialistes en matière d’histoire, de sciences, d’environnement, d’économie, de développement, de médecine, d’alphabétisation…Il faut vulgariser ce savoir là, le mettre à la portée de tous, les introduire dans les écoles Il y a là toute une réflexion qui doit être menée, qui est présente dans le MAP, mais qu’il convient d’approfondir...

Michèle Rakotoson
Ce 16 août 2007

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