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vendredi 14 août 2020
Antananarivo | 05h48
 

Editorial

Premier amour

vendredi 16 janvier 2009 | R. C.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le gouvernement exécute depuis hier le vœu présidentiel de mardi où le chef de l’Etat a ordonné la réhabilitation de l’hôpital Joseph Raseta de Befelatànana. Deux cents millions ariary vont être consacrés aux travaux d’aménagement de l’établissement hospitalier. Ils ont commencé dès hier. Mercredi, le président de la République a aussi demandé à trois cents représentants d’Antananarivo de « faire ce qu’ils peuvent pour la capitale. » Tout en précisant qu’il apportera sa contribution personnelle, le moment venu. Au nom de l’Etat et/ou en son nom personnel, il ne l’a pas précisé. Bref, Ravalomanana Marc revient à son premier amour qu’est Antananarivo. La ville qui l’a adoubé, la cité qui l’a fait « roi ». Elle est aujourd’hui malade de son humeur. Une humeur trop changeante, en tout cas, pas du tout stable et en qui on ne peut vraiment pas faire confiance. A l’image de ses habitants prompts à râler, mais lents à la reconnaissance. En une année, une partie de l’opinion tananarivienne semble avoir effacé de sa courte mémoire la métamorphose qui s’y est opérée ces six dernières années. Pour elle, tout est oublié, jeté proprement dans les oubliettes.

Prêt à tout

D’où cette nouvelle opération de charme en direction du berceau de son pouvoir par le chef de l’Etat, conscient de ce désamour, qu’il espère passager, d’une infime partie de la population de la capitale. En la matière, Ravalomanana Marc n’est pas un enfant de chœur. S’il a choisi par commencer son « come back » par l’hôpital, c’est en vue précisément de se porter au secours de ses brebis égarées dans d’autres pâturages, certes séduisantes mais peu sûres et peu consistantes. La première leçon qui peut être tirée de cette affaire fait qu’en dépit des « on dit », le chef de l’Etat paraît être à l’écoute des soubresauts de l’opinion. Ce qui n’était pas le cas de bien de ses prédécesseurs dont chacun connaît la triste fin ! Deuxième leçon, il est disposé à rectifier le tir pour être au diapason des uns et des autres. Troisième leçon, qui découle des deux premières, il sera difficile pour ses adversaires de le battre grâce à cette faculté d’écoute et d’adaptation dictée, non par nécessité de survie mais par sens du devoir. Le vrai amour, c’est çà : être prêt à tout sacrifier pour sa bien aimée.

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Filazana manjo

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