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lundi 30 novembre 2020
Antananarivo | 20h35
 

Société

Pluies torrentielles

Montée inquiétante des crues de la rivière Sisaony

lundi 24 février | Fano Rasolo

Avis de menace de danger. La plaine d’Antananarivo est en état d’alerte de vigilance jaune (menace de danger), selon le premier bulletin d’annonce des crues de la rivière Sisaony publié par l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (Apipa) , hier, à 17 heures.

Les pluies torrentielles des derniers jours ont provoqué la montée des eaux de la rivière Sisaony qui traverse la plaine d’Antananarivo, selon les explications. « A la hauteur d’Andramasina, le niveau du Sisaony atteint 1,65 m. A Ampitatafika, ce niveau est de 3 m et pourrait encore monter dans les 12 prochaines heures. Ainsi, l’alerte de menace de danger de 2,5 est dépassée, tandis que la vigilance rouge de danger déclaré est de 4m dans cette station  », selon le communiqué de l’Apipa.

La montée ou l’abaissement du niveau des eaux dépend de la pluie, selon les explications. « Dans l’axe Grand Tana, les communes concernées par l’avis de menace de danger sont les communes de Tsiafahy, Bongatsara, Antanety, Ampahitrosy, Soalandy, Ampanefy, Soavina, Anosizato Andrefana, Ampitatafika, Ambavahaditokana, Fenoarivo, Itaosy, Ambohitrimanjaka, Fiadanana et Ampangabe, dans la plaine traversée par le Sisaony », selon toujours ce communiqué.

Effondrements

Le niveau de la rivière Ikopa, à la hauteur de Telomita, est de 1,60 m. A la hauteur d’Ambohimanambola, ce niveau est de 2,15 m. A Bevomanga, il est de 2,75 m. Et ce niveau montera encore dans les 12 prochaines heures.

Le niveau de la rivière Imamba à la hauteur d’Ambohidroa est de 1,82 m.

Outre le débordement des rivières, les pluies abondantes d’hier et de vendredi dernier ont aussi causé des effondrements d’infrastructures à Antananarivo. Ainsi, la toiture de la grande gargote « Zaimaika » à Ambodifilao Analakely s’est effondrée, dans la nuit de vendredi. La vétusté ainsi que le manque d’entretien de l’infrastructure ont causé la dégradation de ce marché. Aucun blessé n’a été déploré, mais il y a eu des dégâts matériels dont sont victimes soixante (60) gargotiers, selon la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Ces derniers payent auprès de la commune le loyer de leurs gargotes. La CUA a trouvé une organisation provisoire pour accueillir ces gargotiers.

7 commentaires

Vos commentaires

  • 24 février à 10:29 | vatomena (#8391)

    Où vont les eaux rouges de la sisaony et de l’Ikopa ?

    • 24 février à 11:47 | râleur (#3702) répond à vatomena

      Sisaona affluent de l’ Ikopa et IKopa affleunt de Betsiboka

      Mais on s’en fur, il sufit de construire une ville nouvelle des stades nouveaux, ... sur argent public et sans appel d’offres ( histoire de se servir au passage), et plus d’inondations, de famine, d’enfants mal nutrits par centaine de milliers,......des pauvres par millions,...

  • 24 février à 12:53 | lancaster (#10636)

    Bonjour,
    Les eaux de pluies dévalent le bassin versant des collines de Tana, se déversent dans le Lac Anosy, le grand transit de Behoririka (ancien ranomaimbo) ou encore le lac Masahy. Ensuite ces eaux sont conduites dans le canal Andriantany ou aussi le canal de génie rural dit C3 pour converger avec la rivière Mamba et rejoindre ensemble l’Ikopa en passant par la fameuse station de pompage à Ambodimita que tous les usagers de la route digue vers où provenant de Ivato voient quotidiennement.
    Voilà le grand dispositif de protection de la Plaine de Tana , avec le rehaussement de la digue a la fin des années 80, dont l’ancien maire de Tana Guy RAZANAMASY avait négocié le financement avec la banque mondiale.

    Ce dispositif hydraulique marcherait si l’APIPA est considéré comme un grand organisme chargé de la gestion et l’entretien des canaux et conduites/canalisations/réseaux d’evacuation avec le SAMVA (qui n’est pas uniquement le ramasseur des ordures ménagères comme on croit le savoir). Considérer veut dire accorder à ces 2 entités des budgets conséquents. C’est primordial pour la sauvegarde de Tana contre les inondations.

    Concernant les crues de l’Ikopa et de Sisaony proprement dites, il faudrait répondre au problème causé par le fameux seuil de Bevomanga près de Mahitsy, la ou il y a un goulot d’etranglement Qui ralentit l’écoulement des eaux de l’Ikopa en saison de pluies. À mon avis, créer un barrage hydraulique serait la triple solution hydraulique, énergétique et agricole.

    La rive gauche de l’Ikopa selon ce dispositif hydraulique est vouée à être le lieu de déversement des crues. Je dis bien la rive gauche. Pas la rive droite qui est protégée par la route digue.. Ambohitrimanjaka est sur cette rive gauche. Allez y voir maintenant , vous tous qui ralez sur ce forum, la plaine d’Ambohitrimanjaka est en ce moment inondée sans attendre les remblais de Tanamasoandro.

    Remblayer n’est pas un péché mortel. Faire des remblais sauvages sans penser au système d’evacuation Des eaux est un acte condamnable. Il faut faire ce discernement si vous voulez ne pas faire partie des râleurs qui vocifèrent sur tout ce qui bouge et se fait dans la plaine, car meme certaines autorités ne comprennent pas cette situation.

    Une grosse et sérieuse opération de curage des caniveaux, lacs, canaux de Tana doit être entreprise dès le début de la saison sèche. Une gigantesque opération qui ne doit pas se limiter aux petits travaux HIMO. Savez vous par exemple que sous le stade de Mahamasina est enfouie une grosse conduite qui reçoit et déverse les eaux d’Ambonin’Ampamarinana vers le lac Anosy avant d’etre Déversées vers le Canal Andriantany.

    Malheureusement, personne parmi le personnel des ministères et de la présidence n’est capable de sensibiliser les autorités de décision. Il ne suffit pas d’avoir la fougue de la jeunesse. Il est vrai que tout ça n’est pas joli à voir en comparaison aux belles réalisations bling bling. Mais c’est un passage obligé si on veut sécher Tana des eaux et préserver le patrimoine viaire de la Capitale. Car il était étonnant de voir des travaux de réhabilitation des rues de Tana sans toucher aux canalisations. Voilà les résultats. Les nids de poules réapparaissent.

    Vous aviez dû remarquer qu’il ne s’agit pas d’etre un partisan du régime ou d’etre Un cireur de bottes. Il s’agit de Tana et de ses habitants, riches ou pauvres, merina ou côtiers.

    • 24 février à 13:24 | Jipo (#4988) répond à lancaster

      Bonjour,
      Pendant que dans le Sud ils crèvent par le manque d’ eau, dans le Nord une occasion opportune pour apprendre a nager, quant aux dépités, il est temps de songer revendre les 4#4 pour envisager des hydroglisseurs, voir 4#4 amphibies 🏊🏼‍♀️ ...
      Installer des canalisations avec barrages de rétention ? prévoir un délai ...

    • 24 février à 13:31 | Isambilo (#4541) répond à lancaster

      Voilà une contribution enrichissante.
      Pour ce qui est du seuil de Bevomanga : est-ce qu’il ne faut pas remonter plus en amont puisque le niveau est particulièrement haut depuis Andramasina (Sisaony ne prend pas sa source dans l’Ankaratra) ?
      C’est la première fois que j’apprends qu’il y a une conduite sous le stade de Mahamasina. Mais d’où part cette conduite ? Du côté de l’Eglise ?
      Andriantany a été creusé par les Tsimahafotsy et les Tsimiamboholahy sur ordre d’Andrianampoinimerina (pas très reconnaissant vis à vis de ceux qui l’ont fait monter au pouvoir, mais c’est une autre histoire).
      Pendant la dernière moitié du 19 e siècle les travaux d’entretien et de construction de nouveaux canaux ont été délaissés par les hova au pouvoir. C’est le pouvoir colonial qui a repris l’entretein et la construction de nouvels ouvrages d’art.
      A partir de Ratsiraka tout a foutu le camp.
      Je ne comprends toujours pas comment Analakely peut être inondée.

    • 24 février à 13:50 | Turping (#1235) répond à lancaster

      Lancaster ,
      Créer de nouveaux barrages hydrauliques ou créer des canaux permettant d’irriguer le Sud ,des lacs artificiels ,etc....Pourtant il y a des millions de mètres cubes d’eau pluviale sont déversés quotidiennement à la mer sans être utilisés équitablement.

  • 24 février à 15:24 | lancaster (#10636)

    Il ne faut pas opposer les régions de Mada entre elles. Tana au Sud, Mahajanga a Tamatave etc...
    On a besoin de régler les problèmes d’inondation comme il est urgent de régler le manque d’eau dans le sud .

    Aujourd’hui, le sujet concerne la montée des eaux de la Sisaony et plus généralement les crues dans la région de Tana.
    Concentrons nous sur ce sujet et la discussion sera positive, c’est à dire efficace.

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