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jeudi 27 janvier 2022
Antananarivo | 13h30
 

Editorial

Meurs et tais-toi !

mardi 19 juin 2007 | Manou

Surprise et soulagement dans les chaumières à l’annonce des longs jours fériés consécutifs à la Fête Nationale ! Les temps seront à la festivité si Dame Bourse le permet... puisque si survivre constitue déjà un pari pour le commun des salariés, festoyer en serait une autre paire de manche dans le contexte actuel où la paupérisation se vit au quotidien sans que personne ne bronche.

Dans le cas présent d’ailleurs, l’adage se vérifie bien car « le silence est d’or » à tous les dégrés de la classe sociale : le bas peuple vit sa misère sans discernement tandis que les nantis, happés dans l’engrenage se contentent de répéter que « si les riches éternuent, les pauvres ont le rhume »...

Placée un peu en retrait, une tierce classe, suivant l’évolution de la situation par rapport à la mentalité contestataire, héréditaire aux malagasy, se demande quelle baguette magique a touché tout ce monde devenu tout simplement de dociles agneaux qui se laissent conduire sagement à l’abattoir.

Détaché du cocon enveloppant son entourage, cet observateur singulier a fini par conclure que soit ce peuple est victime de « la mort lente », soit qu’il a choisi de se laisser tuer plutôt que de se suicider, espérant au moins récupérer le paradis qu’il a perdu dans sa vie d’ici dans l’au-délà !

Mais quoique l’on dise : le déperissement est là, omniprésent. L’économie assurant la survie s’étouffe au nez et à la barbe de ceux qui l’ont portée sur les fonds baptismaux... qui seront jugés par contumace pour... non-assistance à personne en danger !

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