La rencontre a bel et bien eu lieu. Emmanuel Macron et le colonel Michaël Randrianirina se sont entretenus jeudi 10 septembre au palais de l’Élysée, à Paris. Le rendez-vous figurait officiellement à l’agenda du président français à 12 h 05, en marge du Sommet international sur l’espace. Au cœur des échanges : les relations entre Madagascar et la France et les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale.
Ce tête-à-tête constitue la deuxième rencontre entre les deux chefs d’État depuis l’accession au pouvoir du chef de la junte malgache. Leur premier entretien en présentiel remonte au 24 février 2026, lorsque Michaël Randrianirina avait été reçu à l’Élysée par Emmanuel Macron. Les deux dirigeants avaient alors défini plusieurs priorités pour les relations franco-malgaches, notamment le dialogue politique, le développement économique ainsi que la coopération en matière de sécurité et de défense.
Six mois plus tard, cette deuxième rencontre confirme la poursuite du dialogue au plus haut niveau entre Paris et Antananarivo. Selon la présidence malgache, les discussions ont notamment porté sur le renforcement de la coopération entre les deux pays. Contrairement au rendez-vous de février, qui avait été suivi d’un communiqué conjoint détaillé, peu d’informations ont pour l’instant été rendues publiques sur le contenu précis de ce nouvel entretien.
Un dossier économique majeur était toutefois susceptible de figurer parmi les sujets abordés : le projet hydroélectrique de Volobe. Avant son départ pour l’Europe, Michaël Randrianirina avait lui-même indiqué que cette question devait être discutée avec Emmanuel Macron. Le projet reste confronté à plusieurs étapes déterminantes, notamment la finalisation de son montage financier ainsi que les négociations relatives au tarif de l’électricité et à la durée de la concession.
La France est directement concernée par ce dossier. Lors de leur première rencontre en février, Paris avait réaffirmé son soutien au projet Volobe parmi les investissements jugés importants pour le développement de Madagascar.
Après son passage à Paris, Michaël Randrianirina a poursuivi sa tournée européenne en Belgique. À Bruxelles, le chef de l’État malgache devait multiplier les échanges avec des responsables politiques et européens. La question de Volobe devait également y occuper une place importante, Madagascar cherchant des financements internationaux pour concrétiser cette infrastructure destinée à renforcer ses capacités de production électrique.
Au-delà des projets économiques, cette tournée constitue une séquence diplomatique importante pour le pouvoir malgache. La participation de Michaël Randrianirina au sommet organisé à Paris lui permet de multiplier les contacts internationaux et de consolider les relations de Madagascar avec ses différents partenaires.
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Vos commentaires
La France a presque perdu toutes ses influences en Afrique francophones, et maintenant elle est en train de t’amadouer afin que cette dernière puisse s’implanter de manière durable à Madagascar sans apporter le moindre développement mais de spolier.
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