Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
dimanche 18 novembre 2018
Antananarivo | 00h57
 

Economie

Secteur industriel

Licenciement massif dans les zones franches

vendredi 28 décembre 2007 | Alphonse M.

Plusieurs centaines des employés des industries régies par le régime de zone franche sont jetés dans la rue. Selon un haut responsable d’une société basée à Tanjombato, ce licenciement massif dans les zones franches est dû à une chute vertigineuse de la demande sur le marché international. Opérant dans la filière textile, ces industries sont concurrencées par des produits, à bon marché en provenance de l’Asie.

Depuis quelques semaines, les contestations s’amplifient au sein des employés licenciés. Bon nombre d’entre eux n’ont pas perçu leurs droits et avantages, conformément aux lois et textes en vigueur à Madagascar. Affiliés dans des organisations syndicales, ils ont revendiqué leurs droits et essaient de trouver une solution à l’amiable, mais les patrons ne veulent rien savoir. Sur les ondes d’une radio privée, le Sekrima (Sendika Kristiana Malagasy) crie au scandale et envisage de porter l’affaire devant la justice. Notons que les employés de quelques entreprises franches travaillent sans relâche sans le moindre respect des conditions de travail stipulées dans les règles de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Les heures supplémentaires dépassent largement le taux fixé par les organisations internationales.
Tout ceci témoigne le traitement inhumain et le non respect des Droits de l’Homme dans certaines entreprises franches, mais le ministère chargé de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales hésite à appliquer la loi pour ne pas indigner les investisseurs. Des plaintes dénonçant des mauvais tratements dans les zones franches ont été déposées au niveau de ce département, mais en vain. D’autres n’ont pas osé d’étaler au grand jour les sévices qu’ils ont subies de peur d’être licenciés.

Par ailleurs, certaines industries franches n’ont pas suivi les normes environnementales imposées par le ministère de tutelle. Dans certaines zones industrielles, la population se plaint devant les autorités compétentes, mais ses doléances n’ont connu aucune suite pour des raisons obscures.

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS 
 
 

Visiteurs connectés : 165