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dimanche 23 septembre 2018
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Liberté de la presse : Madagascar gagne quelques places

vendredi 27 avril | Vavah Rakotoarivonjy

Reporters sans Frontières vient de publier le classement mondial 2018 de la liberté de la presse. Il évalue chaque année la situation du journalisme dans 180 pays. Madagascar y a gagné trois places par rapport à l’année dernière et se trouve ainsi à la 54ème place du classement mondial, avant Guyane et l’île Maurice.

Malgré les reproches émis envers les médias privés ces derniers temps par le gouvernement, à travers le ministère de la Communication, Reporters Sans Frontières constate que la situation à Madagascar sous le régime de Hery Rajaonarimampianina est « globalement calme » en dépit de la restriction du débat démocratique.

La pluralité de la presse, notamment depuis l’accession au pouvoir de l’actuel président de la République serait considérée comme un point positif ayant conduit à ce bel classement de Madagascar par rapport aux autres pays d’Afrique et de l’océan Indien. Or, la réalité est que la plupart d’entre elles sont contrôlées par les proches des dirigeants actuels. D’autant plus que l’accès aux médias publics reste encore très restreint pour ceux qui ne partagent pas l’avis des dirigeants.

Ainsi, les médias restent fortement politisés à Madagascar et sont devenus des armes politiques redoutables et incontournables. Si le régime tente par tous les moyens d’avoir la mainmise sur la presse, en adoptant entre autres un nouveau code de la communication en 2016 et en suspendant la délivrance de nouvelle licence pour les télévisions et radios, les journalistes, notamment ceux de l’opposition ne cessent pas de critiquer ce code jugé « liberticide », parce qu’il fait référence au code pénal pour statuer sur les délits de presse.

Sur son site, Reporters sans Frontières indique que la condamnation à deux ans de prison avec sursis d’un directeur d’une radio indépendante dans le sud de Madagascar en septembre 2017 a été la première condamnation d’un journaliste dans la Grande île « depuis plus de 40 ans ». Néanmoins, de nombreux journalistes font l’objet des procès chaque année avec le régime actuel et deux d’entre eux ont déjà été placés en détention préventive en juillet 2014, suite à une plainte déposée par les membres du gouvernement pour diffamation.

3 commentaires

Vos commentaires

  • 27 avril à 09:55 | Ibalitakely (#9342)

    Si la liberté de la presse [par ricochet la liberté d’expression] & le journalisme à Madagasikara, d’après ces autojugeurs ou autoclasseurs internationaux, gagne un peu du terrain ce n’est tjrs évident que cette liberté s’améliore mais cela peut-être aussi due par la régression des autres pays en matière de liberté de presse. C’est comme par exemple dans une école qcq un élève gagne qqs rangs ce n’est pas automatiquement qu’il a fait des efforts mais peut-être aussi que quelques uns de ses camarades de classe ont bâclé les études.

    • 27 avril à 12:58 | Rakoto (#9043) répond à Ibalitakely

      Dans ce pays, c’est comme sur le forum. Pour une bonne nouvelle, il n’y a que des critiques, et quand il s’agit de critiquer là je crois que le malgache a bien appris de reny malala, sauf qu’ils ont oublié qu’en France, il y a déjà des institutions, à Madagascar tout est à construire encore.
      Pendant que les aigris critiquent donc, il suffit de voir aussi ce forum, une centaine de commentaire pour parler du pouvoir, et seulement quelques commentaires pour tout ce qui touche à la science, à l’éducation et caetera ...
      On voit qui bosse ici, on sait pourquoi il y a des crises (c’est le roi des c** en fait) et on comprend que d’ici très peu de temps des champs entier de l’industrie secondaire-tertiaire appartiendra à certaines personnes, et les autres critiqueront, ils pourront dire « C’est pas ma faute, pourtant j’ai dénoncé l’injustice », mais il y a une justice à rester les bras croisés, à ne rien faire.

      Asa fa tsy Kabary.

  • 27 avril à 12:54 | LovaBova (#10239)

    Pourvu que tout le monde devienne au courant qu’il existe un si beau pays dans le monde, les places gagnées montrent déja un progrès important
    J’y crois qu’un jours nous sauront profiter de nos ressources en faveur de notre nation
    Cela arrivera si on remplit nos obligations des citoyens et on s’engage ensemble dans le programme Fisandratana de 2030 !

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