Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
samedi 13 août 2022
Antananarivo | 01h25
 

Opinions

Lettre ouverte aux militaires malgaches : Afin que personne n’ignore...

mercredi 13 mai 2009

Tous les régimes successifs sans exception ont pillé les ressources de notre pays, dilapidé l’argent public et opprimé notre peuple d’une manière ou d’une autre. Aucun malgache n’a échappé à l’oppression quelle que soit sa forme, physique, économique, médiatique, politique ou judiciaire. Militaires ou civiles n’ont pas échappé à l’arrogance de ces politiciens.

Le Président Marc Ravalomanana, pour réconcilier son peuple doit faire preuve d’humilité, et doit prendre ses responsabilités en reconnaissant pleinement ses erreurs et le mal causé à ce peuple qui l’a conduit à la situation actuelle. Le Président Marc Ravalomanana doit admettre qu’un devoir de reconnaissance et de réconciliation s’impose - tout propos visant à nier catégoriquement ce qui lui est reproché ne ferait qu’alimenter le sentiment de révolte et nourrir la haine et la soif de vengeance de ceux qui étaient prêts à tout et sont allés jusqu’au bout pour lui ôter le pouvoir. Malgré la division apparente du peuple, on note deux points communs entre ce peuple désuni, d’une part la soif de liberté et de combattre un régime jugé autoritaire et d’autre part la blessure profonde qui a bien du mal à se refermer.

Andry Rajoelina a dit « le peuple donne le pouvoir et reprend le pouvoir ». Il a raison, il n’aura pas tort non plus de rendre le pouvoir au peuple, non pas par la voix des ondes mais par la voix des urnes, il n’aura pas tort non plus de considérer que dans un Etat de droit, l’auto-proclamation n’existe pas.

L’homme le plus puissant et le plus adulé du monde, le Président Barack Obama, fait sans cesse preuve d’humilité envers son peuple et envers le peuple du monde entier. L’humilité n’est pas une faiblesse mais une force - sinon la plus grande des sagesses. Or tandis que les hommes politiques à Madagascar n’aspirent qu’au pouvoir et à la vengeance, à la mise à mort physique, intellectuelle, médiatique et constitutionnelle, le peuple malgache n’aspire qu’à l’unité, à la liberté et à la cohésion nationale.

Aux militaires de la CAPSAT, comme tous les malgaches, vous vous êtes émus des évènements du 07 Février dernier ainsi que de la mort de centaines de nos compatriotes calcinés et emportés par les flammes durant la « révolution orange » de Andry Rajoelina, connu sous le nom TGV pour son caractère fonceur dit-on. Beaucoup de nos compatriotes ont payé de leur vie suite à la fermeture de VIVA télévision. Vous avez dénoncé et refusé de participer à l’humiliation, aux arrestations que vous jugiez injustifiées et injustes de certains de nos compatriotes et vous vous êtes refusés à obéir aux ordres par empathie et par compassion pour vos semblables – telles étaient les raisons principales et motivations de votre désobéissance. Votre message était clair et votre décision, sans appel. Le sentiment de fraternité qui nous unit tous, nous a amené à nous mettre à votre place et à vous comprendre.

Oui, le « non –dit » n’enlève en rien le sentiment commun, connu de tous les malgaches à faire partie d’une même grande famille. Nous partagions avec vous le même sentiment de douleur vu les images de nos compatriotes tombés sous les balles à Ambohitsirohitra et ceux morts brûlés vifs sur leur lieu de travail. Votre tristesse apparente s’est traduite par la désobéissance et la notre, par des larmes incessantes. Larmes qui ne cessent de tomber aujourd’hui encore.

Le peuple malgache est connu et admiré pour son unité et dit-on de lui qu’il est un peuple pacifique. À l’heure où des guerres se propagent dans le monde entier, et l’Afrique est le premier continent touché par la guerre. Notre cohésion est reconnue dans ce même continent où nous constituons un véritable exemple, une inspiration pour les autres nations qui ne se limitent pas au continent africain.

(...)

La fermeture d’une station de télévision dont seul Tananarive et ses environs pouvaient capter a pourtant conduit à la mort de plus d’une centaine de nos compatriotes et a fait l’objet de millions de dollars de pertes économiques. Malgré toutes les tentatives visant à masquer cette réalité, il est de notre devoir à tous, civils et militaires de ne jamais nous détourner ou de fermer les yeux sur cette réalité-là afin que personne n’ignore. Alors, plusieurs questions se posent, une station de télévision, quelles que soient son importance et l’influence de son propriétaire vaut-elle la perte de toutes ces vies humaines ? Fallait-il et faut-il que le sang de pauvres innocents coule - quand on sait que de tout temps nous nous reconnaissons en nos semblables, tant on sait que leur vie vaut la nôtre ?

La véritable injustice n’est-elle pas celle affligée au peuple malgache depuis des années par les régimes successifs ? Andry Rajoelina est-il la victime la plus à plaindre dans un pays où « ny ohanina androany tadiavina androany ? » où dans les villages, des pères de familles, leur bêche sur l’épaule, partent à l’aube pour essayer de trouver un travail afin de pouvoir permettre à sa famille de manger le seul repas de la journée – rentrer, dormir et repartir le lendemain pour recommencer ?

Avons-nous pris acte du fait que si VIVA télévision n’a pas été fermée, Andry Rajoelina ne serait jamais devenu le « révolutionnaire » qu’il a prétendu devenir et oser parler non pas au nom mais à la place du peuple ? A la Mairie de Tananarive, ce dernier a affirmé maintes fois, n’avoir aucune intention de faire de la politique. Or le sort du peuple malgache au moment où il prononçait ces paroles, jusqu’à aujourd’hui dépend et se construit autour d’une volonté politique. C’est la raison pour laquelle dans un Etat de droit, le peuple vote pour qu’il puisse être maître de son destin en élisant l’homme ou la femme politique dont il pense capable de le représenter et défendre ses intérêts. Ainsi, c’est donc par pur opportunisme que le sort des malgaches est devenu une priorité et c’est la soif de vengeance qui conduit à la révolution et de parler au nom d’un peuple souverain sans son consentement.

(...)

Or la place du 13 Mai a constitué un véritable quai pour ce TGV. Incontestablement il à réussi à embarquer façon « taxi be » des milliers de passagers vers une destination incertaine, mais dont on suppose ressemble au paradis, si ce n’est le paradis. Alors il faut foncer coûte que coûte. L’armée, sans doute sous l’emprise des sentiments de révolte face aux pertes de vie de leurs compatriotes, a contribué bon gré mal gré au départ du TGV et de ces passagers affamés et assoiffés au sens propre et figuré.

Le 07 février 2008 pourtant, le TGV fonceur curieusement ralentit mais prend tout de même le temps et la précaution de débarquer les passagers dont il sait déterminés à arriver à destination. En train ou à pieds, ne jamais s’arrêter. La réalité est que la destination finale n’était pas si loin. Entre la Place du 13 Mai et Ambohitsirohitra, il n’y avait qu’un pas alors le TGV n’avait aucun besoin de foncer.

Le train à grande vitesse a aussi un grand pouvoir, celui d’apparaître et de disparaître selon les situations. Il disparut le 07 février pour réapparaître le 08 février et déplorer la mort de ses passagers. Il a disparu de son domicile pour réapparaître à celui de l’Ambassadeur de France quelques jours plus tard, affirmant avoir 50 millions pour 18 millions de malgaches.

Au final il embarque quelques milliers de passagers à son bord et a délibérément ou involontairement (selon) laissé à quai quelques millions d’autres.

(...)

Nous vous avons vu et nous vous observons - vos visages, vos images, vos faits et gestes circulent partout dans le monde entier et dans tous les supports médiatiques. Nous ne vous perdons pas de vue car vous nous ressemblez. Des hommes peuvent s’égarer mais un peuple ne peut pas se perdre. Puisque les armes sont braquées sur nous, qui sommes vos frères et sœurs de sang et vos semblables alors nos regards seront braqués sur vous. Nous chercherons votre regard jusqu’au bout.

Il apparaît aujourd’hui que le véritable TGV au caractère fonceur, c’est vous. Alors donnez nous un peu de votre énergie et fonçons ensemble et oeuvrons ensemble pour la paix. Lutter pour préserver la légalité c’est aussi lutter pour préserver l’identité et la liberté de nos générations futures dont vous êtes aussi les garants. C’est aussi lutter pour tous les malgaches sans exception qu’ils soient civils ou militaires. Ceux qui sont tombées sous les balles sont morts au non de notre liberté, votre liberté.

Le 26 juin 1960 a marqué l’indépendance et la liberté du peuple malgache. Indépendance dont beaucoup ont le sentiment d’avoir perdu le 21 mars 2009 par voie « extra constitutionnelle ». D’autres pensent avoir été emprisonné depuis l’avènement du Président Marc Ravalomanana. Les avis divergent et seules des élections transparentes permettront de confirmer ou d’infirmer ces sentiments.

Nous avons tous gravés dans nos mémoire l’image d’un homme, nommé RAZILY, aspirant à la liberté, pas uniquement à sa liberté mais à celle de ses compatriotes. Il s’est dirigé vers certains d’entre vous, militaires, drapeau à la main, avec comme seule protection, un cartable d’écolier porté comme bouclier. Les images qui circulent de lui le montrent, brandissant un drapeau qui est aussi le vôtre, symbole notre souveraineté et de notre indépendance. Au vue des images, le drapeau pourtant lui a été arraché et lui violenté. Aujourd’hui encore, nous ignorons le sort et le devenir de RAZILY. Nous estimons que sa place est auprès de sa famille.

Le 26 juin, lorsque vous défilerez pour commémorer l’indépendance et la liberté du peuple malgache dont vous-même en faites partie. Lorsque vous commémorerez la mémoire de vos anciens, morts au combat pour votre liberté, lorsque vous porterez ce même drapeau malgache en le brandissant de la même manière que RAZILY l’a porté,– je souhaite que vous vous souviendrez de ces quelques mots et que vous ayez une pensée pour lui. Il n’est pas différent de vous. Il est de votre sang et qui sait peut-être de votre rang.

A l’heure où il est devenu illégal d’être légaliste, et un délit d’exprimer ses idées dans les rue, la place de la démocratie, Ambohijatovo ou la place du 13 Mai, n’est pas un quai pour embarquer vers une destination inconnue mais un bien moyen pour rester chez nous. C’est un socle qui porte le nom et l’objet de notre engagement et un endroit pour nous permettre d’exprimer notre désir de rester comme la place du 13 Mai fut un quai pour TGV.

Sans identité, un être humain est un clandestin. Politiques et/ou militaires ne pourront contraindre tout un peuple à devenir clandestin dans leur propre pays. D’une manière ou d’une autre, ce peuple reviendra aux sources car il aspirera à retrouver ses repères, de la même manière que vous retrouvez les vôtres en retournant à vos casernes après avoir affronté vents et marrés du monde civile.

Je ne suis qu’une simple citoyenne qui demande humblement à tous mes compatriotes civils et militaires qu’ils soient d’Antsiranana, Tuléar, Majunga, Toamasina, Fianarantsoa ou d’Antananarivo de méditer sur le fait que notre pays est actuellement entrain de vivre les moments les plus sombres de son histoire. De même, nos vies et notre avenir sont compromis pour la simple raison que deux hommes, depuis toujours se vouent une haine farouche et s’amusent au jeu de la « chasse à la sorcière » . Or le seul grand perdant, c’est nous peuple malgache que nous soyons civil ou militaire.

(...)

Quelques milliers de passagers ont certes embarqué à bord de ce train, mais beaucoup d’entre nous n’ont jamais prétendu être armés physiquement ou psychologiquement pour partir vers des aventures incertaines. Beaucoup n’ont jamais entendu parler de ce train non plus. Ceux qui ont choisi de rester et de ne pas embarquer ne doivent en aucun cas être forcés, à monter dans les wagons comme l’ont été les juifs pendant la guerre mondiale. Tout un peuple a été contraint d’embarquer contre leur volonté et envoyé vers une destination inconnue après avoir été dépouillés de leur identité, de leurs biens et de leur dignité humaine (leurs valeurs ne comptaient pas), ce sous le regard malveillant d’une armée prête à tout. Or le voyage n’a été qu’un aller simple et seuls le pilote (Hitler) et les militaires le savaient sans retour.

Au nom de tous les patriotes morts tombés sous les balles, et brûlés vifs, et au nom de ceux qui se battent pour retrouver la liberté, qu’ils aient suivi le TGV ou non, nous sollicitons la sagesse de l’armée afin qu’elle ne soit pas tentée d’utiliser l’arme de la colonisation qui vise à diviser le peuple pour régner.

Au nom des millions de malgaches compatriotes dans toutes les provinces qui ignoraient et qui ignorent toujours l’existence de VIVA TV et du TGV, nous réclamons leur droit à rester seuls maîtres de leur destin. Nous demandons à l’armée de les aider à pouvoir s’exprimer par la voie des urnes dans les meilleurs délais – ce même s’ils choisissent à leur tour d’embarquer dans ce train dont les rails sont encore inexistants, et ce même si le voyage est un aller simple – l’essentiel c’est qu’ils choisissent.

(...)

Par la présente, j’appelle tous mes compatriotes, de tous les bords pour qu’ensemble et avec courage, nous osions faire preuve d’une prise de conscience générale.

L’unité est le garant de la liberté - La paix est un comportement.

Angelina Soamininala

13 commentaires

Vos commentaires

  • 13 mai 2009 à 08:35 | Bestan (#2456)

    Ce qu’il y a c’est que nous n’avons pas encore vraiment compris le mot démocratie. Democratie ne veut pas dire que si une centaine de millier de personne défilent dans les rue, il faut changer de gouvernement. Même si il était évident que Marc Ravalomanana ne faisait pas l’unanimité, il existe des institutions qui sont capables, qui ont été fait pour le controler. Moi je ne dirai qu’une chose : personne n’est innocent. Le 7 février, on a tous cru faire un cauchemar, était-ce notre pays ou était-ce l’Irak ou autre pays africain en guerre. Qui est coupable, les tireurs ou les leader TGV ? Le fait est que les chiens aboient la caravane passe. Combien de milliard détournés, dire qu’une seule personne en est responsable,... où était la justice, où était la HCC ?, où étaient les militaires ?

    Ce qui est fait est fait malgré tout et je suis bien d’accord avec vous, organisons une élection transparente le plus rapidement possible. Laissons le peuple choisir et pour une fois essayons de respecter ses choix.

  • 13 mai 2009 à 09:59 | zaho (#699)

    Merci beaucoup pour cette excellente lettre ouverte.
    Je n’ai rien à rajouter car tout a été dit, mais malheureusement, l’histoire se répètera hélas, tant que nous n’aurons pas une vraie constitution solide que le président une fois élu, change pour rester à vie au pouvoir, tant que nos parlementaires ne changent pas de parti à chaque fois que le vent tourne(je n’en veux pas personnellement à Monsieur Sylla, mais pour moi, c’est un arriviste qui a fait parti de presque tous les partis au pouvoir depuis l’indépendance),tant que le pays ne dispose pas de vrais partis d’opposition car il y a quelques années, j’avais lu qu’à Madagascar, il y avait plus de 130 partis politiques,tant que le pouvoir en place ne laisse pas les opposants s’exprimer librement comme dans les grandes démocraties, tant que nous aurons une Assemblée et un Sénat monocolores, et la liste n’est pas exhaustive.Le parlement a été dissout ou suspendu par la HAT(les légalistes ne sont pas d’accord, c’est leur droit, mais je me demandais à quoi servait ce parlement à part entériner les dérives du pouvoir, pas uniquement sous RA8, mais depuis l’indépendance).Concernant le parlement, c’est anti-démocratique et j’en conviens, mais pourquoi, ne pas réserver un certain nombre de sièges à l’opposition(2/5 par exemple) et que toute loi doit être votée à la majorité des 3/5 pour être adoptée.Pourquoi cette proposition ?Tout simplement pour que l’opposition puisse s’exprimer dans le pays, mais aussi surveiller l’action du gouvernement car avec le parlement qui vient d’être suspendu, ce parlement a failli à sa mission du contrôle de l’exécutif.Concernant les membres de la HCC, leur nomination doit être revue car la HCC a failli à sa mission en 2002 et a continué jusqu’à ce jour.Nous malgaches, nous sommes les premiers responsables de ce qui nous arrive.Il faudrait que le pays ait des partis d’opposition structurés avec des personnes qui ont foi en leur conviction, mais pas des personnes qui sont prêtes à se vendre au premier venu.Concernant le CEMGAM, sa nomination doit être également revue.Cette personnalité doit être élue par ses pairs avant d’être nommé par le chef de l’Etat pour qu’il soit libre de ses actes car là-dessus, les militaires malgaches ne sont pas avides du pouvoir comme dans certains pays d’Afrique.Le ou la Ministre de la Défense doit être un ou une civile(n’en déplaise au Cdt Ralyson)et non un militaire en activité.Beaucoup de nos compatriotes critiquent notre armée, à juste titre, mais elle est le fruit la politique menée par Ratsiraka qui a politisée cette armée.Est ce que cette armée n’a pas trop de gradés(généraux et amiraux pour le nombre de militaires).J’arrête ici car j’ai encore beaucoup de chose à écrire, mais cela suffit pour aujourd’hui.Ra8 a fait des erreurs car il n’écoutait que lui et son erreur et ceux de son entourage, c’était d’avoir sous-estimé le ras le bol du peuple qui a profité du mouvement de Rajaoelina pour le destituer car c’était la seule opportunité, étant donné que tout était verrouillé.

  • 13 mai 2009 à 10:58 | akama (#2045)

    NOUS SOMMES D’ACCORD AVEC VOUS MAIS SEULEMENT L’ARGENT AVEUGLE CES HAT, MILITAIRES SURTOUT : LIRE LES ARTICLES "45 MILLIONS DE DOLLARS DE ANDRY ET LA LETTRE OUVERTE A ODON".ENFIN, JE SUIS PESSIMISTE.

  • 13 mai 2009 à 13:16 | Mandimbisoa (#2104)

    Misaotra nanoratra ity ,tsy misy ho kianina,latsa-dranomaso eo ampamakiana, ho henoiny ve ?mba ho vakiny koa ve ?
    hoy ny zanako indray hariva:Mama na hitolona toy ny inona aza isika ,tsy ho henoindry zareo,ny azy ny basy no misaina...!hoy aho taminy hoe:mitolona aho raha tsy ho ahy na ho anao dia ho an’ny taranaka ao aorianamba tsy hisy intsony ny hery setra sy ny jadona

  • 13 mai 2009 à 14:29 | Bena (#494)

    Merci pour votre contribution. Mais en l’état actuel des choses, je me demande quel en serait l’effet sur des mutins ?

  • 13 mai 2009 à 14:47 | ikopa (#671)

    Izao no mba fanontaniana tiana ahazoana valiny @ ireo gasy rehetra manan-tsaina ato @ ity serasera ity.

    Iarahantsika rehetra mahalala ny tantaran’ny vahoaka irakiana niaraka t@ i Sadam Hussein. Firenena nanana ny fiandrianany izy, nanana ny lalàna velona nifehy azy ary nanana lalàm-panorenana toa ny firenena rehetra.

    Inona no zava-niseho ?

    Taorianan’ny fipoahan’ny "tours jumelles" tao New York t@ 11sept2009 dia nisy fitondrana vaovao nijoro tao Irak kanefa tsy nisy fifidianana noentina nanolo @ fomba ara-dalàna an’ ingahy Sadam Hussein.

    Marihina koa fa tsy ny vahoaka akory no hoe nikomy na nilahatra nanongana io filoham-pirenena "ara-dalàna" io fa tafika vahiny. Ny tafika amerikana indrindra indrindra.

    Ara-dalana ve ilay fanonganana nataon’ny tafika amerikana tany @ io firenena mahaleotena io ? Asa fa dia tsy nahazo fankatoavana avy t@ firenena mikambana na ONU io fanafihana ara-miaramila io. Maro ny olona maty t@ io ady io ary sivily, izany hoe zaza amam-behivavy no tena nitondra faisana t@ izany.

    Tsy nisy anefa @ ireo firenena matanjaka no nanasazy ny amerikana na naneho fihetsika toy izany, sahala @ fampodiana ny ambasadaorony na fanakatonana ny masoivoho amerikana.

    Dia hoy isika hoe : hay ve izany azo atao ihany ny manaisotra filoha amperin’asa @ alalan’ny hery miaramila ?

    Ny zavatra tiana ho marihina anefa dia @ izao i Obama mitondra izao dia no marihiny fa tsy mitombina ary tsy ara-dalàna iny fanafihana nataon-dry zareo amerikana iny saingy dia efa tsy eo intsony moa ingahy Bush hamaly izany fiampangana izany.

    Ny zava-dehibe anefa eto dia ny hoe : inona tokoa moa izany no anton-javatra rehetra eken’ny sain’olombelona ilana ny fampiasan-kery hanaisorana mpitondra firenena iray saingy tsy iandrasana fifidianana ?

    Toy ny nanonganana an’i Sadam Hussein tany irak, na ny nanonganana ny Taliban tany Afghanistan ?

    Ary inona no maha samy hafa izany zavatra izany @ fisehon-javatra teto amintsika.Ankoatry ny maha hoe ny vahoaka malagasy notarihin’ny mpanao politika malagasy ary notohanan’ny tafika malagasy no nanery tamim-panajana sy t@-pilaminana ny mpitondra malagasy hamerina ny fahefana @ vahoaka malagasy.

    Mba zavatra toy izany no ilainay hiadian-kevitra ry zareo fa tsy ny fifanompana lavareny

    Ka aiza ianareo gasy manan-tsaina ?

    • 14 mai 2009 à 00:02 | Jim-0450 (#945) répond à ikopa

      Tsotra dia tsotra ny valiny sady tsy lalina akory.
      Ny an’ny amerikana dia hambo-po diso toerana satria ny Dada Bush tsy nahàla
      dia namarana azy ny zanany.
      Ny any Afganistan no ady mazava @ terrorisme.
      Ny an’ny Gasy kosa ny fitiavam-bola fotsiny dia mody be resaka hoe tia tanindrazana sy tia vahoaka...Mon cu ç’est du poulet...

  • 13 mai 2009 à 18:37 | Majorité silencieuse (#803)

    Chère Ageline,
    Merci pour votre lettre ouverte, en gardant espoir qu’elle sera lue et entendue.
    Aviez-vous recue des retours sur la 1ère adressée personnellement à Rajoelina ?
    Notre beau pays est entre les mains des voyous en costume-cravate, en plus des sous-officiers qui ne savent s’exprimer que par des insultes et des actes de barbaries. Le sentiment d’impuissance nous gagne. Pire, la communauté internationale n’a pas l’intention de faire grand chose pour nous libérer de tous ces individus insignifiants, juste bon à faire de l’animation, à croire, que cette même communauté internationale à tout intérêt à ce que le peuple Malgache se retrouve par terre, car le fait d’être à genoux ne suffit pas.
    Ravalomanana ne doit pas revenir, il n’a pas fait qu’une erreur, il a commis des erreurs, nous n’allons pas revenir là-dessus. Ce n’est pas un commandant de bord, c’était juste un homme très bon en affaire, mais qui n’a pas hésité à quitter le navire qu’il était censé commander avant que celui-ci coule ! Et un chef d’etat n’a pas droit à l’erreur, le prix à payer est cash, sans appel, un bon homme politique après avoir perdu se retire avec dignité et humilité. Un vrai ray aman-dreny prônera la réconciliation et la paix, au lieu de s’accrocher à un fauteuil qu’il a déjà perdu.
    Quand à ce jeune homme juste bon à faire l’animation (DJ) sa place est ailleurs. Pour être à la tête d’un grand pays comme Madagascar, il faut avoir fait des études supérieures et politiques. Ce qui n’est pas le cas aussi bien pour le précédent que l’actuel, le résultat : nous les avons sur la toile car chaque jour apporte son lot de dégradation.
    Ma dernière question : combien ont été payé ces sous-officiers pour qu’ils oublient qu’un officier supérieur = Général, reste un gradé même en calecon ?

    • 14 mai 2009 à 10:14 | RADAGIL (#127) répond à Majorité silencieuse

      Madame:Vous avez écrit des choses justes et impartiales.Ra8 doit reconnaitre ses erreurs(enrichissement persoonel confusion entre caisse personnelle et celle de l’Etat.Il a fait emprisonner ces compagnons de lutte(Général Fidy)Est-ce dans la mentalité malgache de dénigrer les gens ?Bien qu’il soit DJ TGV peut avoir plus de jugeote que n’importe qui !Je pense que Ra8 pensait que M/scar lui appartenait il pouvait faire ce qu’il voulait.Il faut que les soi-disants légalistes admettent tout cela.Pourquoi avoir fait tuer ces Malgaches à Ambotsirohitra meme si c’était zone n’y avait-il pas d’autres moyens bombes lacrymogènes,bombes assourdissantes.Il ne faut plus que Ra8 revienne au pouvoir

  • 13 mai 2009 à 23:29 | holy (#2059)

    Mesdames et Messieurs les politiciens, il faudra arrêter de soulever la foule.

    Un débat télévisé ou radiophonique vous aurait peut être permis d’affronter l’opposition de façon pacifique et dans les règles de l’art. C’est une idée de Madame Gisèle Rabesahala, pas la mienne.

    Cela aurait peut être épargné le pays de tous ces sursauts sanglants et perpétuels.

    Hélas, il est trop tard pour cette fois-ci encore...mais peut être pour les années à venir...qui sait, cela ne tombera pas dans l’oreil d’un sourd...

  • 14 mai 2009 à 15:29 | El hakim (#852)

    Au lieu de "ny hoanina anio tadiavina anio", je vous suggère d’utiliser plutôt "Ny hoanina anio TADIAVINA RAHAMPITSO" (le fameux petit carnet de l’épicier du coin en est la preuve) et ce, depuis des décennies. Le fait qui en témoigne est l’omniprésence de cette implacable affiche dans chaque épicerie "tsy manao trosa (anio)" . Ce sont des petits détails mais qui en disent long sur le quotidien des vahoaka. Pis, aucun des dirigeants ne s’en souciaient qu’occasionnellement.

  • 14 mai 2009 à 19:08 | ralambo (#329)

    seule solution possible pour arrêter les dégats : dissolution pure et simple des forces armées de la république malagasy.
    cette proposition sera à inclure dans la prochaine Constitution de la République.Notre pays peut vivre sans armées.

    tant que les responsables armées et politiques n’arrivent pas à contrôler des cas comme ce faux colonel de ROSSY, aucun citoyen ne respectera les règles.

    chacun fait ce qu’il veut et c’est ainsi depuis la deuxième république malagasy.

  • 16 mai 2009 à 16:14 | Feno (#347)

    Vous avez tout dit

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS