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lundi 19 octobre 2020
Antananarivo | 23h27
 

Editorial

Les défis d’une fille mère

mardi 17 juillet 2007 | RAW

Il fut un temps où la vie nocturne de Toamasina faisait miroiter la vie facile aux jeunes filles. La fille mère dont il s’agit ici a vécu cette époque et a récolté trois enfants dont l’aîné a tout de même eu de chance d’être élevé par son père naturel. Les deux autres, de père différent, sont à la charge de la fille mère. Attiré par la réputation de la capitale, elle part à la conquête des nouveaux « investisseurs » et des touristes sacs-à-dos ou aventuriers en mal d’exotisme.

Ayant malgré tout un sens aigu de l’instruction, et un peu d’héritage chrétien elle s’est toujours attaché à ce que ses enfants bénéficient d’une éducation chrétienne. Pire, dans sa galère, elle dépose ses enfants au temple qui lui sert de garderie tandis qu’elle traîne d’une entreprise franche à l’autre. Non pas pour une embauche durable mais pour fricoter avec des camionneurs. Sachant parler le fils, elle est toujours après des créoles qui bricolent ici et là dans les environs de Tana.

Aujourd’hui, elle est convaincue que la vie est plus facile à Fort-Dauphin, ou à Tuléar car elle n’a aucune qualification. Elle a entendu dire qu’il y a beaucoup de francophones et d’anglophones dans le Sud Est avec l’exploitation de l’ilménite et autres. Vraisemblablement qu’elle débarquera d’ici peu dans la région. Mais avant cela, elle doit régler le transfert de son fils aîné dans la capitale. Le père naturel estime qu’il a suffisamment fait et souhaite désormais se débarrasser de ce jeune homme qui encombre en quelque sorte.

Le problème de la mère réside exactement dans ce transfert de ce jeune homme qui entre en classe de 1ère, d’un lycée d’une région vers la région Antananarivo. Car elle veut absolument que l’aîné de ses enfants fréquente un lycée de la capitale. Elle avoue avoir procédé par « affaires » bien qu’elle sache pertinemment que « les afera afera » ou la corruption n’a plus cours dans ce régime Ravalomanana. Mais elle essaie toujours. On ne sait combien a-t-elle mis mais elle attend sans trop y croire. Passé ce cap, elle doit trouver et règler l’hébergement de ce fils. En plus, de ses besoins domestiques en cours d’année scolaire. Une autre paire de manche.

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