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jeudi 21 novembre 2019
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Economie

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Le taux de croissance en baisse cette année, 4,7%

samedi 26 octobre | Arena R.

Lors de la présentation des perspectives économiques pour Madagascar, la Banque mondiale a révélé que le taux de croissance de l’économie malgache devrait s’établir à 4,7% cette année. Autrement dit, il est en baisse par rapport à la prévision de 5% et n’atteint pas le plus haut niveau de l’année dernière qui est de 5,1%, un taux que le pays n’a jamais connu ces dix dernières années.

Le rapport présenté par la Banque mondiale met en évidence deux grands facteurs à l’origine de ce tassement : le contrecoup d’un recul significatif des principaux marchés extérieurs sur les recettes d’exportation et l’activité industrielle que l’on résume en quelques mots, l’affaiblissement de la demande extérieure et, d’autre part, le retard dans l’exécution des dépenses publiques au premier semestre.

Le comité monétaire de la banque centrale malgache qui s’est réuni également hier a indiqué que «  Le solde de la balance globale des neuf premiers mois de 2019 s’est amélioré par rapport à 2018 grâce à la bonne tenue des opérations financières et en capital ». En revanche, le déficit du solde du compte courant s’est creusé avec le recul des exportations et ce, en dépit de la baisse du rythme de croissance des importations. En effet, les prix à l’exportation de la vanille et du cobalt ainsi que de la Zone franche ont connu une nette diminution par rapport à la situation de la même période en 2018.

La situation de la vanille, avec une nette réduction du prix et de la quantité exportée, a été remarquable après des années de hausse continue et élevée. Pour les autres opérations courantes, les transferts privés ont régressé, reprenant leur rythme d’avant 2018, laquelle a été une année exceptionnelle en termes de flux de transferts reçus. Les « services » ont bénéficié de la hausse des recettes du tourisme.

La Banque mondiale rassure que l’économie malgache reste globalement robuste et devrait progresser pour atteindre un taux de croissance de 5,3% en 2020. Pour cette institution financière mondiale, le rebond des investissement publics et privés, à la suite des élections devrait porter cette croissance. Le comité monétaire de la Banque centrale entrevoie même un taux de 5,5% et estime que le secteur primaire serait le moteur de la croissance envisagée en 2020 avec un accroissement de 4,6% si elle était de 2,8% en 2018.

L’économie malgache est quand même exposée à des risques de détérioration accrue du fait de la conjoncture internationale, tandis que le manque d’infrastructures, le déficit de capital humain et les problèmes de gouvernance privent le pays d’une croissance plus soutenue et inclusive, affirme la Banque mondiale.

« Madagascar est une île pleine de potentiel, mais les taux de pauvreté sont toujours inacceptables et le pays n’est pas à l’abri d’une dégradation du contexte mondial, explique Marie-Chantal Uwanyiligira, responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar. Le pays a une occasion unique de mettre en œuvre des réformes transformatrices et créer un environnement plus compétitif pour les investisseurs privés et la création d’emplois. Cela exigerait une délimitation claire entre les domaines dans lesquels le secteur privé doit jouer un rôle de premier plan et ceux dans lesquels le secteur public est censé agir. » poursuit cett responsable de la Banque mondiale.

7 commentaires

Vos commentaires

  • 26 octobre à 09:46 | nez_gros (#10715)

    Donc taux de croissance décroissante. comprennne qui pourra ! Mme Marie-Chantal Uwanyiligira devant son ordi, comme ses prédécesseurs de la BM et FMI d’ailleurs, nous a encore sorti un chiffre encourageant.
    En tout cas , ils connaissent mieux que les Malgaches qui sont de plus en plus nombreux à être sous emploi ou au chômage.

    Ils nous ont déjà fait le coup avec le novlangue pays en voie de développement, pauvre mais sur la bonne voie ;
    Ce qui a donner de l’aile à notre cher president, lui qui parle carrement de L’EMERGENCE.

    Tout va bien Mme la Marquise, Mourrez vous en silence bonne gens !

  • 26 octobre à 13:15 | Vohitra (#7654)

    Madagascar est un pays à fort potentiel, oui, c’est une affirmation indiscutable et conforme à la réalité. Mais ce qu’on ne pourrait pas nier aussi, c’est que notre pays est mal gouverné et reste victime des décisions politiques abstraites et incohérentes par rapport à la valorisation de ce potentiel existant et réel.

    Mais ce potentiel se résume à quoi au juste ? Une vaste superficie avec des saisons diversifiées et de larges zones économiques exclusives, une population relativement jeune, l’existence de ressources en eau abondantes (en surface, dans les poches phréatiques et aquifères), et de ressources minières acceptables (pierres industrielles et précieuses, minerais stratégiques).

    Mais de tout temps, l’orientation prise dans la valorisation de ce potentiel ne concourt pas vers la performance de l’économie réelle, ne va pas dans le sens d’une création de richesses durables à partager dans le développement des secteurs prioritaires, et n’a jamais parvenu à créer un marché domestique favorable à une relance économique pouvant générer de revenus aptes à supporter les exigences d’un progrès et développement équitables.

    Et les notes de conjoncture économique disponibles ne changent pas de contenu et de signification depuis plusieurs décennies déjà, et restent toujours dans la qualificatif de « peut faire mieux à l’avenir ».

    Une baisse de croissance de 5.1 % à 4.7 % signifie une diminution de la production et revenu, que les richesses créées diminuent, que l’appareil productif du pays enregistre une diminution de sa performance, et que la consommation locale diminue aussi, en somme l’économie n’est pas en phase de stagnation mais elle régresse. Mais l’inflation est toujours présente et elle n’a pas pu améliorer un tant soit peu les finances publiques car le poids de l’informel et la faible performance de la fiscalité restent d’actualité.

    L’exportation du pays reste concentrée dans ses domaines traditionnels de l’économie de rente habituelle telle la vanille, girofle, produits halieutiques, et les quelques produits de grande mines tels cobalt, nickel, chrome, qui sont tributaires d’un marché international manifestant un début de protectionnisme et de prix fluctuant en dehors d’une maitrise de prévision stable. Déjà, nos marchés à l’exportation ne cessent de se rétrécir du fait des stagnations et ralentissement de l’économie mondiale, surtout dans les grand pays partenaires habituels.

    Le débat ne devra plus tourner sur la nécessité d’une politique de relance économique ou non, c’est nécessaire et indispensable, il faudra s’endetter, oui d’accord, mais si c’est inévitable, il faudra prioriser le secteur productif pourvoyeur d’emplois et de revenus, mais pas les stades et autres palais de ceci et de cela, ou des investissements incertains et risqués genre tanamasoandro dont l’horizon de rentabilité n’est même pas dans le moyen terme du tout.

    Concentrons-nous dans le domaine agricole (agriculture, élevage et pêche) et la transformation des produits pouvant créer des valeurs ajoutées, en l’occurrence l’industrialisation croissante du pays, le partenariat équitable dans le secteur minier (terre rare, or…).

    Déjà avec ce projet Fihariana doté de 200 milliard d’ariary, avec un taux d’intérêt de variant de 5% à 7%, c’est voué à l’échec pour une relance économique, en plus avec ce partenariat avec BOA et BNI, ce n’est pas pertinent et optimal du tout car il faudra négocier des taux bas variant de 0.5% à 2% maximum avec les institutions de finances rurales, et surtout prioriser les projets à caractères économiques prioritaires pour le pays.

    Bref, il faudra prioriser les marchés dans les zones économiques environnants tels les pays tels Maurice, La Réunion, Seychelles, Maldives, Comores. Nous avons les ressources nécessaires pour l’approvisionnement de ces pays en produits alimentaires qu’eux ne disposent pas du tout, et nos avons le capital humain et naturel, ainsi que les compétences pouvant être mobilisés dans ce sens. Il faudra que notre pays arrive à diversifier nos produits et nos marchés, et veiller à ce que nos dépendances vis-à-vis du marché de l’occident soient atténuées, tout au moins maitrisée progressivement. Et parallèlement, développons le marché domestique par la relance de la consommation locale avec des incitations diverses…

    Et surtout, ne jamais céder nos terres aux étrangers, ces derniers pourraient faire des partenariats mutuellement avantageux avec des sociétés Malagasy en apportant du savoir faire technologique et du capital mais que le terrain reste aux Malagasy…

    Et que la lutte contre la corruption soit réelle et effective, et efficace, et bannir la culture de l’impunité...et virer du gouvernement ces incompétents notoires...

    • 26 octobre à 17:28 | Behantra (#9165) répond à Vohitra

      Agréable lecture

      Très pertinent ... mais ne faudra t’il virer QUE les incompétents du gouvernement Vohitra ???

    • 26 octobre à 17:35 | Vohitra (#7654) répond à Vohitra

      Behantra,

      chuuuut ! démocratie bananière oblige ! ça ne se dit pas, au risque de se faire traiter de saboteur et détracteur...

      Irak, Liban, Chili, Algérie...

  • 26 octobre à 17:33 | Behantra (#9165)

    Cela fait cinquante ans que j’entends ce : Madagasikara est un pays à fort potentiel ....

    Et Il le restera ... encore longtemps si ce sont des guignols comme ce bôka que les malagasy mettront à la barre

  • 26 octobre à 18:49 | olivier2 (#9829)

    He he

    Les malagasy qui mettent des guignols au pouvoir sont eux memes des guignols...

    Si on faisait une etude en gignolerie depuis plusieurs générations, les résultats seraient SPECTACULAIRES.

    Et que dire des prétendus GENIES qui imaginent, du haut de leur arrogance crasse, qu ils vont pouvoir faire bouger une societe qu ils fantasment sans réellement la comprendre ?

    En verite je vous le dis, la différence entre un FOZA et un anti FOZA est tenue...

    Mais comme le fihavana va regler tout ca...restons optimistes !

    AU SUIVANT !

    LOL

  • 26 octobre à 20:09 | diego (#531)

    Bonjour,

    La croissance économique à Madagascar, même situation dans les pays pauvres, est souvent artificielle.

    Autrement dit, ce n’est pas une croissance qui résulte directement des :

    - Investissements ( Capital ), création d’emplois (Travail ), et d’une stabilité politique et constitutionnelle ( Confiance ), envers l’Etat et les Institutions du pays.

    La stabilité politique à Madagascar n’est pas, jamais, quelque chose acquise. Ce qui pose un véritable challenge pour les secteurs privés.

    Et les dirigeants n’ont pas une politique pros entreprises.....pas trop le temps, la priorité étant la survie politique avant tout.

    Il est fort à parier que le pays va connaître une crise sociale....

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