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jeudi 24 septembre 2020
Antananarivo | 21h38
 

Politique

Arrestation des Parlementaires

Le sénateur Kolo Roland demande leur libération

samedi 5 mai 2007 | Alphonse M.

L’arrestation des manifestants dans diverses localités de l’Ile est toujours d’actualité. Une semaine après leur arrestation, le sénateur Razaka Robert et le député Dimby Benaria ainsi que le président du conseil municipal de Toliara Luc Vital, sont toujours gardés à vue à la gendarmerie locale. Jusqu’à maintenant, personne n’est encore en mesure de nous livrer les motifs de leur arrestation. Ainsi, le sénateur Kolo Rolland a vivement réagi pour dénoncer cette politique de repression dont les élus sont parmi les victimes. « La justice et de la loi restent perplexes devant l’arrestation de Luc Vital, Dimby Benaria et Robert Razaka ». Et cet élu de Morondava d’ajouter, pour le cas des Parlementaires, que ce soit dans l’ancienne ou la nouvelle Constitution, ils ne peuvent être poursuivis, recherchés, arrêtés, détenus ou jugés à l’occasion des opinions ou votes d émis par eux dans l’exercice de leurs fonctions, surtout pendant la session. Dans cette même foulée, le sénateur Kolo tient à préciser que la fonction d’un Parlementaire est de ne pas sièger à Tsimbazaza ou à Anosikely, mais d’être auprès du peuple.

Des boucs émissaires

Concernant les mouvements de contestation en province, notre interlocuteur a affirmé que le foyer de mécontentement ne partait pas des politiciens, mais des étudiants ou de la population qui ne supportent plus la chèreté de la vie, le délestage.

Aux yeux de cet élu, M. Vital est un « Ray aman-dreny » dans la Cité. On l’a ramassé. Un « Ray aman-dreny doit-il s’enfermer dans sa maison quand il y a un problème dans la ville ? » S’interroge M. Kolo. La ville de Toliara est dans le noir depuis plusieurs semaines, raison pour laquelle, les étudiants, appuyés par la population étaient descendus dans la rue pour manifester leur colère. Il ne faut pas surtout parler de croissance économique, sans électricité, car quand l’électricité est en panne, rien ne marche, devait indiquer ce sénateur, tout en signalant qu’au lieu de s’acharner contre les hommes (les politiciens), il faut s’atteler à remplacer les vieilles machines de la Jirama. « Faut-il arrêter des boucs émissaires à tout prix ? » a-t-il ajouté. A cet effet, « nous demandons avec délicatesse la libération des hommes politiques pour apaiser la tension », a conclu M. Kolo. Reste à savoir si les gens du pouvoir ont, finalement la volonté de dialoguer.

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