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mercredi 17 juillet 2019
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Agriculture

Le semis-direct en vogue à Ambatondrazaka

vendredi 27 juillet 2007 | Nivo T. A.

Le semis-direct sur couverture végétale commence à gagne du terrain à Ambatondrazaka. Selon Maherinirina Daniella, technicien en matière d’agriculture, près de 1800 paysans pratiquent ce système qui permet d’accroître la production, la productivité et les revenus des agriculteurs tout en préservant les ressources naturelles.

L’ONG BRL a sensibilisé les paysans sur cette pratique et a exploité un terrain de 600 ha pour l’agriculture accompagné du système semis-direct. Selon les explications de ce technicien, le semis-direct sur couverture végétale permanente est un système conservatoire de gestion des sols et des cultures, imitant l’écosystème forestier dont le sol n’est jamais travaillé et reste toujours couvert. Avec ce système, le sol devient plus fertile et la production connaît une nette augmentation. A titre d’exemple, le rendement pour la riziculture passe de 2,5 t/ha à 4,8 t/ha et le maïs est de 5t/ha.

Vulgarisation du semis-direct

Créé en 1994, l’ONG TAFA (Tany sy Fampandrosoana) constitue un noyau de semis-direct à Madagascar. Ses activités consistent en la création des systèmes de culture en semis-direct, la formation et à appui à la diffusion de ce système, la gestion des terroirs en intégrant le processus de mise au point et de diffusion des systèmes adaptés aux contraintes et demandes des paysans et enfin la multiplication de semences de base en approvisionnant les paysans en matériel végétal, en particulier les plantes de couvertures utilisées en Semis Direct.

TAFA a mis au point des référentiels techniques dans quatre zones agro-écologiques de Madagascar de Madagascar, à savoir sur les hautes terres, dans le Moyen-Ouest et le Lac Alaotra, le Sud-Est et le Sud-Ouest. Selon le responsable de l’ONG TAFA à Ambatondrazaka, Christian Rakotoarinivo, ces sites de référence offrent des techniques agricoles basées sur le semis direct et proposent des variétés améliorées appliquées à toutes les cultures (vivrières, rentes ou fourragères) et adaptés aux différents types de sols.

Ces techniques apportent des solutions aux différents problèmes relatifs à l’agriculture rencontrés par les paysans dont la reprise des rizières sans maîtrise d’eau, fixation des cultures en zone de « tavy », remise en valeur des espaces vides, protection des bassins versants, sécurité alimentaire dans les zones semi-arides.

Notons que ce noyau de semis-direct à Madagascar travaille en partenariat avec le GSDM (Groupement de Semis Direct de Madagascar) et divers organismes nationaux et internationaux. Des milliers d’ingénieurs, de techniciens, de paysans ainsi que des décideurs bénéficient de la formation sur le semis-direct.

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