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dimanche 25 octobre 2020
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Economie

Coronavirus

Le secteur privé en souffrance attend un plan de soutien de l’Etat

mercredi 6 mai | Mandimbisoa R.

Après les opérateurs touristiques, les groupements des entrepreneurs (GEM), industriels (SIM) et patronat malgache (Fivmpama) ont émis leur inquiétude sur la situation économique actuelle dans le pays. Dans un communiqué conjoint, ces derniers appellent à une « prise de mesures urgentes de protection de l’emploi et des revenus des salariés des entreprises ». « La paie du mois d’avril risque de ne plus être assurée », regrettent-ils dans ce communiqué.

« Les entreprises connaissent une décroissance sans précédente, et en même temps, un effort de sauvegarde des emplois leur est demandé. Nous sommes persuadés que nos gouvernants sont soucieux d’éviter une crise économique et sociale au-delà de cette crise sanitaire, mais aucune entreprise ne pourra supporter seule, la charge de la perte de salaires au chômage technique. Notons que les chefs d’entreprises ne font pas le choix du chômage technique, ils y sont contraints par le manque de trésorerie dû à l’arrêt des activités », lancent-ils dans ce communiqué.

Comme les opérateurs touristiques regroupés au sein de la Confédération du tourisme, les GEM, SIM et Fivmpama appellent également au soutien de l’Etat. « Vu que les entreprises et leurs salariés contribuent d’une manière conséquente à la Caisse de l’Etat, il est indispensable que l’Etat les soutienne, en prenant en charge ces pertes de salaire. Ils estiment que la paie du mois d’avril est une urgence et une préoccupation majeure pour les travailleurs et les employeurs ».

Les groupements des entreprises, des industriels et des patronats de Madagascar indiquent dans leur communiqué que « L’aide envisagée se concentrerait sur les travailleurs dont les salaires sont les plus bas et dont le nombre d’affilés à la CNAPS s’élève à 364 396. Le montant mensuel nécessaire est évalué à 50 milliards d’ariary ».

En réponse à ces interpellations du secteur privé, le Premier ministre, Christian Ntsay a indiqué hier, lors de l’ouverture de la première session ordinaire parlementaire au Centre de conférences international à Ivato que l’Etat a déjà fait de nombreuses concessions pour que l’impact de cette crise actuelle soit moindre sur le secteur privé. Il a cité entre autres les mesures d’ajournement de paiements des impôts et taxes. « L’Etat fait le nécessaire pour remettre à flot l’économie nationale » qui figurerait parmi les priorités des dirigeants, affirme-t-il.

11 commentaires

Vos commentaires

  • 6 mai à 09:12 | Shalom (#2831)

    L’état préfère donner l’argent à l’association Fitia ...

    • 8 mai à 15:31 | Ibalitakely (#9342) répond à Shalom

      à (#2831),
      ka manjary tsy misy atao ny fitia ... tsy atakalo kale !! Ka raha tonga dia omena ny rafim-panjakana toy ny CUA ny solut° hydroalcoolique ohatra, inona no ampisehoana an’ikaly Milay ??

    • 8 mai à 15:38 | Ibalitakely (#9342) répond à Shalom

      Fanirisoa Erinaivo rahateo moa efa nilaza (fb) fa ny fianakams Ikala Milay dia isan’ny tompon’ny orinasa [actionnaire] BIOTEX & Vidzar ???????, ?. Dia mifangaro ao ve izany ny taoka, ny aorganiks & ny gèle hydroalcoolique.

  • 6 mai à 10:01 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    La relance d’une économie ne peut pas se faire avec des demi-mesures car les manques à gagner ne se rattrapent jamais à court terme.
    Quid des recettes fiscales et douanières, les deux mamelles des ressources budgétaires de notre pays ? On est dans une situation de vouloir dépenser plus que nos prévisions de recette dans le cadre de la loi de finance en temps normal mais pas en période exceptionnelle de non activité comme le cas actuellement.
    Ce sont les secteurs privé et l’informel qui souffrent actuellement et s’ils n’arrivent plus à payer leurs impôts : Qu’arriverait-elle à une administration sans ressources ?
    C’est une situation délicate qui ne se décrète pas.

    • 6 mai à 10:25 | MALIBUC (#9345) répond à plus qu'hier et moins que demain

      C’est non pas le début d’une crise sociale et financière mais bien celle d’une faillite générale, état et entreprise.
      La descente rapide mènera le peuple tout entier à la famine.
      Il est grand temps de faire quelque chose.....

  • 6 mai à 10:43 | Andrianaraberakoto (#10924)

    J’ai écris sur ce forum Lundi matin que c’était dommage que le Président n’est mentionné dans son allocution de dimanche soir des plans et mesures concernant l’économie mais à préferré plutôt de parler du covid org.
    Ce à quoi un certain Mr. Rayyol, sans doute une lumière ici (sans ironie), m’a répondu que le Président parlait au peuple et non au "prétendus intellectuels" (en me pointant).

    Et bien aujourd’hui Mr. Rayyol, il n’y a pas que moi qui tire la sonnette d’alarme. Vous pouvez sans doute qualifier tous ces regroupements d’entrepreneurs, industriels, patrons de "prétendus intellectuels" mais eux, ont des milliers d’employés à payer qui à leur tour doivent nourrir leurs familles.
    L’artisan à Morondava, la femme de chambre de Nosy Be, les plaisanciers de Ste Marie, le serveur de Tana, le tireur de pousse d’Ansirabe, eux aussi se posent les mêmes questions : qu’adviendraient-ils de leur travail ? Comment payer les dettes ? Comment nourrrir la famille ?

    Sauf peut-être si on est un retraité quelques parts à Tulear.

    • 6 mai à 16:15 | rayyol (#110) répond à Andrianaraberakoto

      Disons que ce que j ai dit ne correspond pas exactement j aurais du me renseigner avant Je me suit reprit si vous allez voir l autre centre de discussion Et je n ai pu suivre ce discours donc j ai emit des commentaires que je n aurait du émettre avec toutes mes excuses Et je vous donne entièrement raison sa me servira de lecon Je suis contre la manière de proceder a ce deconfinement je trouve cela carrément inapproprié cette facon et que c est passe a cote de la plaque totalement je l ai dit sur l autre site de discussion
      Vous avez entiercement raison de me remettre poliment a ma place Je serai plus prudent a l avenir Merci

    • 6 mai à 16:19 | rayyol (#110) répond à Andrianaraberakoto

      Vous savez avec tout les commentaires désobligeant qui se font entendre ici et sans connaitre le sérieux des intervenants j ai prit un raccourci que je regrette

  • 6 mai à 12:13 | Vohitra (#7654)

    L’ensemble de l’économie du pays est tirée par :

    -  Les secteurs de service (finances et technologies de l’information…) qui ne touchent qu’une infime proportion de la population
    -  Les activités des zones franches, textiles pour la plupart faiblement rémunératrices en termes de revenu auprès des ménages piliers de la relance de la consommation
    -  Un marché intérieur très faiblement inclusif et peu intégré ne pouvant pas générer un effet de complémentarité entre les composantes de la population
    -  Un secteur primaire faiblement productif mais absorbant une masse conséquente de la population active
    -  Un secteur productif formel étroitement imbriqué à l’importation de matières premières

    Cette situation est déjà présente pour la plupart avant même l’apparition de la pandémie, mais les appuis budgétaires et des apports en projets sectoriels de la part des coopérations bilatérales et multilatérales ont masqué la gravité et la fragilité de la situation qui prévaut…

    D’une part, à quelles mesures, économiquement supportable par nos ressources, pourraient espérer le secteur privé local si le marché extérieur et les pays partenaires se trouvent encore à l’arrêt et que le sauvetage du secteur financier chez eux est d’abord une des priorités absolues ?

    Ensuite, on n’aurait pas besoin de prophétie pour comprendre que le pouvoir public est actuellement en face de nombreuses priorités et immédiates mettant à l’épreuve ses capacités décisionnelles : un dépérissement très inquiétant du capital humain, soit par des maladies chroniques dévastatrices soit par l’insuffisance et l’absence totale d’accès à la nourriture de base d’une part, et d’autre part, le maintien et préservation du niveau faible d’emploi existant avant la crise sanitaire mondiale…

    C’est le fondement même des offres politiques du régime à l’origine de son accès au pouvoir qui venait d’être ébranlé dans la situation du moment…d’ailleurs, avant même l’existence de cette situation exceptionnelle, le déficit notoire en ressources mobilisables (humaines et financières) dans ce sens n’est pas un secret pour personne…

    Bref, la question qui taraude l’esprit, si jamais après déconfinement et redémarrage des activités économiques de l’Europe apparaisse une deuxième vague de recontamination, et que cet afflux se déverse en traversant nos frontières, en plus de la dengue et le paludisme et la peste qui sont déjà présents, quelles réponses pourraient avancer nos illustres magiciens et adeptes des politiques spectacles ?

  • 6 mai à 12:47 | dominique (#9242)

    BJR : Ne vous inquiétez surtout pas ; l’état va vous soutenir MORALEMENT !!! et avec beaucoup de certainement et de belle promesses a la sauce Malgache c’est une certitude !
    quand a la monnaie a sortir des caisses ne vous inquiétez pas pour za ; il y a bien longtemps quelles sont pleine de vide !! distribuées et détournée par vos ??? vous savez qui !!!
    Enfin si vous avez besoin d’aides ou de quelque chose ; demandez a l’état et en réponse il vous expliquera comment vous en passer .... c’est une excellente méthode qui a fait ses preuves comme les tisanes ....Bonne continuation .

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