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Enseignement

Grève des enseignants du SEMPAMA

Le ministre a des propositions de solution

samedi 21 avril 2012 | Bill

Ce vendredi 20 avril, le ministre de l’Éducation nationale Manoro Régis qui accompagnait le président de la transition dans l’opération de reboisement à Andranovelona Ankazobe, a été clair. Il n’écarte pas des manœuvres politiques dans le mouvement des membres du syndicat SEMPAMA, mais il donne l’impression de prendre au sérieux les revendications même s’il en note l’inopportunité. Il avoue qu’il a déjà des propositions de solutions aux revendications des enseignants du SEMPAMA et compte incessamment les remettre au ministre des Finances et du Budget car dans le cas des enseignants fonctionnaires, tout cela est du ressort du grand argentier. Le ministère de l’Éducation nationale ne peut pas décider de tout ce qui est relatif aux finances de l’État, il exécute seulement le budget national.

Par ailleurs, il a souligné que la grève est un droit mais qu’il faut aussi respecter la liberté des autres enseignants qui ne font pas grève car c’est aussi leur droit. Il a pris l’exemple des enseignants du Lycée d’Ampefiloha où selon ses dires, il y a eu des pressions sur les enseignants qui souhaitaient dispenser leurs cours ; une telle situation ne peut qu’amener le ministère à prendre des mesures qui seront diffusées par note de service, à croire le ministre de l’Éducation nationale.

« Site des 90 ariary »

Le SEMPAMA qui rassemble des éducateurs et enseignants des Lycées, Collèges et du Primaire, a tenu dans la même journée, un meeting des plus médiatiques dans la cour du ministère de l’Éducation nationale (MEN) à Ampefiloha. Banderoles et chants de ralliement ont exprimé leurs revendications et affiché leur détermination à aller jusqu’au bout de leur mouvement. Les syndicalistes du SEMPAMA ont baptisé le parking et l’espace dans l’enceinte du MEN, « site des 90 ariary » pour démontrer la légitimité de leur mouvement car ces 90 ariary sont, entre autres, ce que l’enseignant perçoit depuis les années 60 jusqu’à ce jour comme indemnité (de fonction semble-t-il). Ont rallié ce mouvement qui semble des plus légitimes, il faut l’avouer, des enseignants du Lycée moderne d’Ampefiloha, du Lycée Jules Ferry, du Lycée Rabearivelo, du Lycée Mandromena Andoharanofotsy, en plus des représentants en provenance des environs de la capitale (Imerintsiatosika, Arivonimamo), sans parler d’enseignants des CEG de Tsimbazaza, d’Ambohimiandra et d’Avaradoha.

Selon un responsable du SEMPAMA, le mouvement de grève enregistre de plus en plus de succès car les grands lycées de la capitale ont rejoint le mouvement qui a déjà connu un succès sans précédent dans les autres localités telles Vangaindrano, Fénérive Est, Sainte Marie. Il ajoute que le dialogue est certes enclenché –avec la Primature, avec la Présidence de la transition, mais il n’y pas encore de solution concrète. Le SEMPAMA s’attend à ce que les autorités prennent rapidement des décisions car le temps ne joue pas en leur faveur surtout que les examens officiels se profilent à l’horizon et le risque d’une année blanche dans le Primaire et le Secondaire ne dépend que des autorités si elles font la sourde oreille ou tergiversent.

En tout cas, faire diversion ou invoquer les difficultés financières de la transition comme dans le cas des enseignants du SECES pourrait être dangereux et très délicat car parmi les fonctionnaires, le personnel enseignant qui relève de l’Education nationale constitue la masse la plus nombreuse et sans doute la plus proche des ménages et des foyers, donc c’est ce personnel qui a le plus d’emprise et d’impact sur la population.

6 commentaires

Vos commentaires

  • 21 avril 2012 à 10:39 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111)

    Attention Manoro Régis,vous êtes sur la liste des futurs virés par Andry Nirina RAJOELINA".
    Basile RAMAHEFARISOA
    b.ramahefarisoa@gmail.com

  • 21 avril 2012 à 11:05 | Rivohanitra (#142)

    Je trouve inadmissible la grève des enseignants. Ils se moquent des étudiants et des élèves.
    Un peu de conscience nationale SVP.
    Ce sont les intérêts catégoriels des enseignants qui font qu’ils entretiennent le trouble dans un pays déjà en désordre.
    Leurs enfants sont au chaud en France et au Canada...

    Rivohanitra

    • 21 avril 2012 à 11:31 | lemalgache de coeur (#2873) répond à Rivohanitra

      C’est faux ,les revendications des enseignants de l’éducation nationale sont justes et légitimes.Ils n’ont obtenu aucune augmentation de salaire depuis belle lurette.Indemnités de déplacement,de résidence et d’allocations familiales datent de 1960 ...Une Honte pour le pays.Il est grand temps de les réactualiser.Nous sommes en 2012 et plus en 1960 que diable !!! Eux aussi ,les enseignants ont le droit de vivre dans la dignité.Les Politocards voleurs et escrocs de la politique pillent le pays avec des salaires variant entre 1 et 3 millions d’ariary par mois et les gens qui éduquent les enfants reçoivent 90,500, et 1500 ariary d’indemnité mensuelle !!! L’éducation est le secteur le plus important à Madagascar.L’avenir de TOUS les enfants Malgache est en jeu.Le PHAT Rajoelina s’en fout comme de l’an quarante.IL a coupé le budget du ministère de 50% depuis 2010 .Quelqu’un a dit :" UN peuple éduqué est un peuple dangereux" QUI A PEUR DE L4EDUCATION A MADAGASCAR ?

    • 22 avril 2012 à 00:36 | Rivohanitra (#142) répond à lemalgache de coeur

      Vous criez tellement fort et vous confirmez ce que je disais : les enseignants se battent et sacrifient les élèves et étudiants pour leurs intérêts catégoriels.
      A aucun moment je n’ai dit que ces revendications n’étaient pas justifiées. Mais le moment choisi est-il opportun surtout lorsque vous évoquez des problèmes qui perdurent depuis 1960 ?
      Ce n’est pas parce que les politicards ont établi des contrats de mafieux qu’il faut aussi les suivre. Vous parlez de dignité, il faut d’abord savoir où la placer.
      Combien de jeunes seront mis hors du circuit scolaire à cause de la grève puisque les frais sont supportés par des parents qui sont dans des situations très fragiles.
      Non, ce n’est pas pendant cette période de "guerre économique et sociale" que le statut de l’enseignant peut être amélioré par une grève. Le moyen choisi n’est pas le bon, on le sait, ils le savent les professeurs, sont-ils conscients d’ajouter une blessure à côté d’une plaie ???
      Déjà ce foutu changement de régime en pleine crise économique mondiale (2009) n’a rien de stratégique.

    • 25 avril 2012 à 09:29 | le pe reunion (#389) répond à Rivohanitra

      Je me permet d’emettre mon opinion, au vu de cette situation qui va surement encore perdurer.
      Tout le monde sait que la situation à Madagascar se résoudra à une seule condition : "élection présidentielle", mais une élection ou tous les acteurs soient représentés librement.
      Obligation à Andry Rajoelina d’être candidat à cette élection. Après ça on pourra de nouveau prétendre à un PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
      Que Andry Rajoelina soit indigné parce que les enseignants réclament leur du et un peu de descence pour leur vie c’est innacceptable car le premier responsable de ce problème c’est lui, et que si on est toujours dans cette situation de blocage c’est toujours par sa faute, car il suffit qu’il laisse rentrer Mr Le président RAVALOMANANA et organiser des élections, ce ne sera qu’après cette éléction qu’on pourra commener à mettre les choses réelle sur la table et en discuter.
      N’oublions pas que Madagascar est un pays très riche mais pillé par les anciens colonisateurs avec la complicité de certains compatriotes, comme la plupart des pays AFRICAINS.

  • 21 avril 2012 à 14:09 | HINDY (#1781)

    Évoquer les difficultés financières et conjoncturelles du pays c’est se foutre de la gueule du Peuple.

    En effet pourquoi l’armée a été satisfaite à une allure TGV (le vrai) alors que d’autres doivent attendre la fin de la crise qui nous a été imposée ?

    S’il faut serrer la ceinture, il faudrait commencer par les titulaires de gros ventre et non l’inverse.

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