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Divers

Centre de Surveillance des Pêches de Madagascar

Le mieux équipé, après la Réunion

mardi 13 novembre 2007 | Volana R.

« Atsantsa » a rehaussé la valeur de notre CSP (Centre de Surveillance des Pêches). Ce navire, obtenu en partenariat avec l’Union européenne, dans le cadre de l’Accord de Cotonou, renforce la capacité du CSP, en matière de préservation et gestion durable des ressources halieutiques malgaches.

Troisième ZEE de l’Océan Indien

Madagascar dispose d’une Zone Economique Exclusive (ZEE) d’une superficie de 1.140.000 km2, presque le double de sa superficie. Ses eaux territoriales s’étendent jusqu’à 12 miles des côtes, et occupent une surface de 113.131 km2. D’autre part, le plateau continental couvre 117.000 km2. Vu la taille de la ZEE malgache dans la région de l’Océan Indien, Madagascar se place au troisième rang après les Seychelles et la Réunion.

Dans le cadre de son objectif, le CSP doit faire le suivi, le contrôle et la surveillance des activités de pêche, comme les incursions illégales de navires étrangers, les transbordements illicites de poissons…, mais aussi des navires de pêches ainsi que la protection de la zone de pêche malgache, avec un budget de fonctionnement annuel de 1.800.000 euros, aujourd’hui.

« Atsantsa » et la coopération régionale

Par le biais du nouveau patrouilleur « Atsantsa », le CSP pourra participer activement au « nouveau plan régional de surveillance des pêches dans le Sud-ouest de l’Océan Indien. » Ce plan vise à renforcer les activités nationales déjà existantes et de mettre en commun la coordination de l’utilisation de moyens de surveillance et de contrôle des pays de la COI. Les pêcheries des thons à la senne et à la palangre sont les deux principales cibles de ce plan régional.

Outre l’île de la Réunion, le CSP de Madagascar possède une avance non négligeable dans le domaine de la surveillance et contrôle des pêches, par rapport aux autres îles sœurs.

« Atsantsa » peut atteindre une vitesse maximale de 13,5 nœuds. Une puissance pour faire face aux pêches illégales, non déclarées et non réglementées (INN). La pêche INN est de plus en plus considérée comme l’un des plus grands obstacles à la mise en place de la gestion durable des pêches thoniers dans l’Océan Indien. Elle compromet tous les efforts des organisations nationales et régionales à adopter une pratique de conservation et de gestion de stocks des thons.

Les initiatives régionales vont permettre de réduire les coûts au niveau national, d’une part, et de lutter plus efficacement contre l’activité des navires INN. Car, environ 1,2 tonne de thons océaniques, d’une valeur de 2 à 3 millions d’euros sont exploités annuellement dans l’Océan Indien Occidental. Les débarquements des thons tropicaux ont presque triplé par rapport au bassin de l’Est de l’Océan Indien.

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Les Asiatiques en mauvaise posture

Des infractions en entrées et sorties de la ZEE (Zone économique exclusive), sans préavis ! Les Asiatiques sont en très grand nombre. Pour le moment, chez les senneurs et les palangriers, les infractions constatées le plus souvent par le CSP (Centre de surveillance des Pêches à Madagascar) sont les entrées dans la ZEE et/ou les sorties de la ZEE sans préavis, ainsi que l’absence d’envoi périodique des fiches de pêche et de déclaration des captures réalisées dans la ZEE. Des infractions, plus graves, pour absence de licence de pêche et usage d’engin prohibé au niveau international (filet maillant dérivant), ont été constatées chez des navires asiatiques.

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