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Editorial

Le dialogue pour désamorcer la crise

jeudi 3 mai 2007 | Alphonse M.

Le climat politique s’est détérioré. Ces derniers temps, les foyers de tension se multiplient et font tache d’huile dans l’ensemble du territoire national. Les affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre sont devenus quotidiens causant plusieurs blessés par balles et une cinquantaine d’arrestations dont des leaders politiques. Le conflit est apparemment d’ordre politique. Mais les deux parties campent sur leur position initiale. Une manière de dire qu’aucun dialogue n’a été engagé pour trouver une issue à ce conflit.

Tout au contraire, le bras de fer se durcit entre les protagonistes. Les membres de l’opposition, après leur échec à l’élection présidentielle et au référendum constitutionnel, ont opté pour un durcissement de leur mouvement en manifestant sur les voies publiques. De leur côté, les gens du pouvoir ont riposté par des interventions musclées par l’usage des fusils d’assaut et des grenades. Des pratiques propres à un régime dictatorial. A ce rythme, Madagascar se rapproche petit à petit de son voisin, le Zimbawbe où les opposants sont fréquemment battus, torturés ou jetés en prison afin de les faire taire.

Des observateurs politiques ont avancé que l’absence de débats sur les affaires nationales est à l’origine de la crise politique actuelle. Lors de sa visite dans la Grande Ile, l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan avait déjà récommandé aux hommes politiques malgaches d’engager un dialogue afin de désamorcer la crise. Mais, sa suggestion est restée lettre morte jusqu’à maintenant.

C’est ainsi que depuis le début des manifestations de contestation, le nombre des blessés par des balles réelles ne cesse d’augmenter. Les forces de l’ordre n’ont pas hésité pas à tirer sur la foule à chaque manifestation. Ils ont utilisé des Kalachnikov et des lances-grenades face aux manifestants qui n’ont que des pierres et des bâtons. Des voix s’élèvent alors contre cet usage excessif des armes à feu.

Pourquoi a-t-on toujours tendance à réprimer avec violence toutes les manifestations ? En clair, personne n’a aucune idée de s’asseoir autour d’une table ronde pour débattre de la situation actuelle. Il est temps de cultiver les débats d’idées pour éviter l’affrontement sanglant voire meurtrier. Qui a intérêt à attiser la haine entre les Malgaches ? Des propos insuffisamment pensés laissent croire que la situation actuelle s’achemine vers des dérives ethniques dont les conséquences seront incalculables. Attention danger !

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