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mercredi 8 avril 2020
Antananarivo | 23h00
 

Société

Nosy Be

Le délestage fait des ravages

lundi 11 juin 2007 | Alphonse M.

L’île de Nosy Be est actuellement sinistrée. Depuis quelques mois, presque la totalité de la population de cette île touristique est privée d’eau et d’électricité. Elle n’a droit qu’à seulement deux heures de courant et d’eau par jour. La situation est intenable, nous a déclaré une mère de famille, tout en évoquant qu’elle n’a jamais vécu dans une telle condition depuis des années.

En conséquence, l’économie, notamment le secteur tourisme est au ralenti. Faute de courant de la Jirama, les établissements hôteliers locaux sont obligés de recourir à des groupes électrogènes afin de satisfaire leurs clients. Mais, cela a provoqué une hausse spectaculaire des charges des opérateurs hôteliers. Et malgré les efforts de certains opérateurs, la facture de l’électricité et la qualité des eaux constituent un frein à la promotion de ce secteur. Un coup dur pour les opérateurs touristiques de Nosy Be. Les petits et les moyens établissements sont les plus touchés. La chaîne de froid, les climatiseurs ne sont plus opérationnels faute d’électricité.

S.O.S

Le délestage a fait des ravages à Nosy Be et dans d’autres villes de Madagascar.

Visiblement, cette situation pourrait gravement nuire l’image de cette île paradisiaque pour les touristes si les responsables ne font rien d’ici quelques semaines. A cet effet, les Nossibéens ont lancé un appel de détresse pour sauver cette saison touristique. Or, pour l’instant, aucune solution pérenne ne se profile à l’horizon bien que cette commune ait bénéficié du projet PIC (Pôle Intégré de Croissance). Toutefois, au niveau de l’alimentation en eau potable de la population de l’île aux Parfums, les travaux, confiés à une entreprise chinoise ont déjà démarré. Des gros engins sont désormais à pied d’œuvre.

Par ailleurs, dans la ville d’Antsiranana, on assiste à une disparition progressive des petits métiers à citer entre autres la coiffure, l’unité de fabrication de glace alimentaire, le cyber café… Bref, plusieurs familles sont actuellement au bord de la crise faute d’activités génératrices de revenus. A ce rythme, il n’est pas étonnant si la crise sociale s’accentue dans les centres urbains victimes du délestage.

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