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dimanche 15 décembre 2019
Antananarivo | 19h30
 

Politique

Manassé Esoavelomandroso

« Le Leader Fanilo s’insurge contre l’arbitraire »

jeudi 3 mai 2007 | RAW

La situation ne cesse de s’aggraver déplore Manassé Esoavelomandroso, haut responsable du parti Leader Fanilo ; la démocratie est en train de flétrir sinon de disparaître, poursuit-il en commentant les derniers événements qui se sont produits à Toliara, à Antsiranana, à Toamasina et ailleurs. « Dans n’importe quelle démocratie du monde, il est tout à fait normal que des catégories de personnes, des groupements, des associations, voire des mécontents dans une cité, descendent dans la rue pour exprimer leur point de vue, leur désapprobation à l’endroit d’une décision ou d’une démarche ou d’une situation donnée. Ce qui n’est pas le cas dans le pays. Aussi bien en Grande Bretagne qu’aux Etats-Unis ou en France, combien de fois y-a-t-il de manifestations dans le mois ou la semaine ? N’y-a-t-il pas à Londres ou à Munich toutes les semaines des associations ou de présumés leaders de telle association ou tel groupuscule qui s’expriment sur la place publique sans qu’il est besoin d’attendre une autorisation ni intervention des forces de l’ordre ? » En tout cas, le Leader Fanilo s’insurge contre ces interventions musclées et exagérées des soit-disant forces de l’ordre, contre des manifestations sur la place publique ou dans les rues, d’autant plus que les médias publics ne leur sont pas accessibles.

« Une force répressive au lieu d’être rassurante »

Comment voulez-vous, regrette notre interlocuteur, vivre dans une cité telle Toliara ou Mahajanga sans électricité ? Ni ventilateur ? Comment peut-on envisager développer le tourisme et les activités connexes sans réfrigérateur ni climatiseur ? Et qu’en même temps on vous ferme toutes les portes des médias publiques ? Ne vous pousse-t-on pas à manifester dans la rue et à trangresser des barricades érigés par le pouvoir qui, au lieu de s’ouvrir au dialogue, vous menace de sa force de répression ? Car il s’agit bien de force répressive que nous avons vu à Toliara au lieu de force de l’ordre ou force de sécurité !

Non content de nous interpeller sur ces anomalies ou entorses à la loi, Manassé Esoavelomandroso déplore et nous fait comprendre qu’en plus de cela, « les forces de l’ordre ou de sécurité, au lieu d’observer les règlements auxquels ils sont tenus et pour lesquels les contribuables et les citoyens les respectent, elles font fi des procédures de sommation, et autres pour tirer n’importe comment et n’importe où sur les manifestants ». D’où des blessés au ventre ou ailleurs que dans les jambes, comme on devrait s’y attendre en cas de tirs des forces de l’ordre et après que le représentant de l’Etat, avec son écharpe et ses attributs, ait lancé tous les avertissements nécessaires et indispensables !

Par ailleurs, le secrétaire général du Leader Fanilo, M. Esoavelomandroso, relève les précipitations avec lesquelles des tenants du pouvoir se sont empressés d’attirer l’attention sur des hommes de main, ou des « mpamaraky », que les autorités ont rapidement appréhendés à Toliara alors que de tels hommes de main à une certaine époque à Antananarivo, la capitale, identifiés et dont les figures ont fait le tour des postes téléviseurs du pays, lors de la marche des opposants sur l’avenue de l’Indépendance, demeurent jusqu’à présent non appréhendés et impunis.

Luc Vital et les autres n’y sont pour rien

Dans la foulée, Manassé Esoavelomandroso et le Leader Fanilo accusent les tenants du pouvoir d’encourager la discrimination et la division des Malgaches sur un fond politique.

En somme, le Leader Fanilo, par son secrétaire général, dénonce et condamne les arrestations arbitraires. Le Leader Fanilo réclame la libération des hommes politiques arrêtés sans aucune raison valable telle celle dont est victime le président du Conseil municipal de Toliara I, Luc Vital. De nombreux observateurs, voire de simples citoyens ont affirmé que Luc vital n’a nullement participé à cette manifestation de Toliara et qu’il était plutôt parmi les observateurs comme n’importe quel citadin au moment de l’événement. Des voix s’élèvent aujourd’hui, à toliara comme ailleurs, pour revendiquer la libération des personnes appréhendées dans le cadre de ces manifs contre le délestage car leur manifestation est des plus légitimes mais que leur mouvement a été « récupéré » par des mal-pensant s et des malfaisants qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts, à des intérêts particuliers et partisans.

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