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samedi 24 juillet 2021
Antananarivo | 07h58
 

Communiqué

Communiqué

La voix et les droits de la grande masse de la population de Toliara I et II directement affectée par le projet Base Toliara comptent. Non à toute forme de discrimination à leur égard !

mercredi 14 avril

La voix et les droits de la grande masse de la population de Toliara I et II directement affectée par le projet Base Toliara comptent. Non à toute forme de discrimination à leur égard !

L’actualité médiatique de ces dernières semaines a été marquée par les propos d’un sénateur qui semble s’être substitué au projet Base Toliara pour réclamer la reprise de ses activités et assurer sa promotion, étant donné que la suspension de toutes activités de communication de celui-ci par les autorités étatiques est toujours officiellement en vigueur. Les propos tenus par ce sénateur ont fortement révolté les membres des communautés directement concernées par le projet Base Toliara, qui ont d’ailleurs manifesté leur mécontentement dans les médias. [1]

Leur mécontentement est d’autant plus justifié que les propos et l’attitude de ce sénateur qui revendique son statut d’élu du peuple manifestent clairement sa volonté d’ignorer la voix et les droits des communautés opposées au projet Base Toliara qui constituent l’écrasante majorité de la population directement concernée par ce projet minier. En effet, il n’a été fait aucune mention de cette grande masse de la population directement affectée par ce projet, alors que des milliers de personnes vont être expulsées de leurs terres et perdre leurs moyens de subsistance, sans compter les impacts dévastateurs sur toute une panoplie de droits humains dont leur droit à la terre, leur droit à l‘eau, leur droit à la santé, leur droit à un logement convenable, leur droit à un niveau de vie suffisant, leur droit à un environnement sain et propice à leur développement, ou encore leurs droits culturels pour n’en citer que quelques-uns.

Les membres des communautés de Toliara I et II directement affectées par le projet Base Toliara n’ont eu de cesse de réclamer la fermeture définitive de ce projet depuis plusieurs années, compte tenu de ses impacts susmentionnés. De surcroit, leur indignation à l’égard de la position du sénateur est exacerbée par la déclaration par l’élu en question de son appartenance à « l’’ethnie dominante » [2] ainsi qu’au parti présidentiel, comme pour insinuer que sa position reflète celle du Président de la République lui-même, et que toute contestation audit projet équivaut opposition au régime actuel.

Les organisations de la société civile signataires de ce Communiqué, en appui aux communautés affectées par le projet Base Toliara, se doivent de rappeler que le droit au développement tel qu’il est disposé par les différents instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par l’Etat Malagasy consacre, entre autres, les principes de l’égalité, de la non-discrimination, de la transparence, de la responsabilité et de la participation, et énonce des exigences essentielles comme le respect de l’autodétermination et de la souveraineté des peuples sur leurs ressources naturelles.

Ainsi, il importe de souligner que ces communautés directement affectées ont le droit de dire Non à un projet qui les expose à de graves atteintes à leurs droits humains fondamentaux, et que la voix de chacun et chacune de leurs membres compte tout autant que celle de quiconque, sans considération de leur appartenance ethnique et sans aucune autre forme de discrimination.

D’autre part, nous tenons à rappeler les résultats de l’Audit de conformité du processus applicable à l’octroi des permis miniers et à la certification environnementale du projet Base Toliara publié par la Cour des Comptes le 09 septembre 2020, qui a mis en exergue de graves problèmes tels que :

  • des irrégularités relatives à l’obtention des permis du projet Base Toliara,
  • l’insuffisance de la prise en compte des impacts environnementaux de ce projet minier sur des zones sensibles et protégées,
  • e non-respect du droit de la propriété du sol, dont les droits fonciers des occupants traditionnels, sans compter la violation des droits des collectivités publiques relatifs au domaine public et au domaine privé.

Nous réaffirmons donc notre position selon laquelle l’obtention irrégulière, donc illégale, des permis environnemental et miniers du projet Base Toliara, conjuguée aux risques de corruption liés à une telle irrégularité, ainsi que la gravité des impacts irréversibles de ce projet sur les droits humains fondamentaux des communautés concernées, ne permettent en aucun cas d’envisager une quelconque négociation concernant la reprise de ce projet minier, et devraient constituer un motif irréfutable pour son arrêt définitif.

Nous exhortons ainsi les autorités étatiques Malagasy à prendre toutes les mesures nécessaires pour donner effet aux recommandations de la Cour des Comptes dans le cadre de toutes procédures d’octroi futur de permis miniers, et de répondre enfin à l’appel des communautés concernées de procéder à l’arrêt définitif du projet Base Toliara dans l’immédiat.

Antananarivo le 13 Avril 2021

• CRAAD-OI : Centre de Recherches et d’Appui pour les Alternatives de Développement - Océan Indien - craad.madagascar@gmail.com ; http://craadoi-mada.com

• Collectif pour la défense des terres malgaches – TANY
patrimoine.malgache@yahoo.fr ; http://terresmalgaches.info ; www.facebook.com/TANYterresmalgaches

14 commentaires

Vos commentaires

  • 14 avril à 08:58 | I MATORIANDRO (#6033)

    .ALELA, ALEFA ry mpandrava.

    tsy misy dikany ze hevitr’olona vitsivitsy reo.

    nareo ngaha tsy te ahazo dipany (10%) e.

    Mila vola koa nge nareo @ reo tetik’asa poak’aty nofisinareo e.

  • 14 avril à 09:16 | Vohitra (#7654)

    Ny demokrasia mivantana mifandraika amin ny toetsaina Malagasy sy ny raharaha iombonana ary ny teny miera, dia eny amin ny kianja sy ny banja malalaka ihany no mifanazava e !

    Na hifandamina na hifanjinja rehefa misy be atidoha sy manao dihidoha be marenina misoloky fahatokisambahoaka toy izao...

    Resaka sy dinika no entina sy atao fa tsy sanatriavina velively akory fampandihizana fitombenana indray no averina !

    Efa tsy fotoanan ny mimero 13 intsony izao andro izao !

  • 14 avril à 10:23 | Ngeda (#10235)

    - Mampalahelo, tsy fantatra mihintsy inona no hilain’ireto Malagasy ireto marina anie i Inona moa Tompoko ny maha samihafa ny Q.M.M ao Tolagnaro ( Fort-Dauphin ) sy ny Base-Toleara ( Tuléar ). Samy Oronasa mitrandraka Fasika Mainty mitovy izireo. Ny Base Toleara mitondra Asa hoan’ny Mponina eto Tuléar sy koa Vola hoan’ny Kitapo- mbola ny Fanjakana ary ireo Asa Sosialy maro efa vitany ( Ecoles, Centre de Formation ect.... ) Resakin’ny Mpanao Paolitika dia io faha potika ilay Firenena : Foronona daholo ny manodidin’izany " Siteny contre un EX-Sénateur et plaffff izany ve dia mba sérieux. Mahonena Tompoko.

  • 14 avril à 10:41 | Ngeda (#10235)

    - Ity Entreprise Base-Toleara ity ange ry tsy misy saina dia Entreprise Etrangère Multi-International eeh ! Mivavaka sy Mitalaho ny Mpitondra hoe : Tongava ianareo VAHINY Hanao Investissements aty aminay " Madagascar " faha Mila anareo izahay hampiakatra ny Fiarin-Karenanay dia izao ny Fihetsikareo ? Ooooh Zalaha eeh ! Minoha ihany an’ireo Mpanao Paolitika ianareo faha raha tsy fantatrareo ny ao an-damosin’izireo dia Entreprise Hafa Vaovao Hahazahony Harena satria tsy maintsy hiseho ny Marina atsy ho atsy samy velon’aina hahita an’izany.

  • 14 avril à 11:16 | lancaster (#10636)

    Tous les pays des plus puissants comme la Chine, les USA ou la RFA, aux plus pauvres comme Mada et beaucoup d’autres , ont besoin des IDÉES pour progresser .
    Le problème se situe au niveau de l’accomplissement de toutes les procédures et étapes avant la concrétisation des projets d’investissements comme Base Tulear, et avant cela QMM, Ambatovy , Soalala, et d’autres projets dans d’autres secteurs comme l’extension du port de Toamasina qui a nécessité des études d’impacts sur la biodiversité marine, comme le projet Tanamasoandro qui gagnerait a ne pas verser dans la précipitation car beaucoup de conditions demandent à être respectées (foncières, environnementales, infrastructurelles, socio-économiques de la région etc), comme les projets flyover, tramway et téléphérique qui vont nécessiter des déplacements de population et des deguerpissements, comme l’autoroute Tana/Tamatave dont les répercussions sur l’environnement, les villages, seront immenses et où il faudrait bien étudier le rapport bénéfices/risques, etc etc .

    Base Tulear a le mérite d’etre poursuivi. Ce qui signifie qu’il faut revoir toutes les conditions de sa faisabilité et non se contenter de bribes d’etudes Qui vont dans un sens ou dans un autre en fonction des objectifs de continuation ou de destruction/annulation recherches.

    Tulear mérite d’avoir enfin quelque chose d’aussi ambitieux mais Tulear doit se battre et l’etat Doit l’aider à bien négocier les retombées socio-économiques directes pour la région d’abord.

    Tulear, cimetiere de projet ne doit plus être que des mauvais souvenirs. Il faudrait beaucoup d’autres projets dans le sud du pays pour que cette région sorte du désastre moyenageux actuel pour ne pas dire pire à voir la famine, l’economie De cueillette, qui subsistent encore au 21e siècle.

    • 14 avril à 11:21 | lancaster (#10636) répond à lancaster

      Errata : IDE et non IDÉES, comme vous l’auriez corrigé de vous même .

    • 14 avril à 11:57 | vorona (#8254) répond à lancaster

      Sûr : "on fait d’omelette sans casser des oeufs"
      Pour l’autoroute Tana/Toamasina c’est une question de survit pour la capitale qui ne sera plus à moyen terme qu’une ville fantôme si l’autoroute n’est pas construite, avec comme corollaire Toamasina capitale économique puis administrative !

  • 14 avril à 13:49 | lancaster (#10636)

    Tous les pays des plus puissants comme la Chine, les USA ou la RFA, aux plus pauvres comme Mada et beaucoup d’autres , ont besoin des IDE pour progresser .
    Le problème se situe au niveau de l’accomplissement de toutes les procédures et étapes avant la concrétisation des projets d’investissements comme Base Tulear, et avant cela QMM, Ambatovy , Soalala, et d’autres projets dans d’autres secteurs comme l’extension du port de Toamasina qui a nécessité des études d’impacts sur la biodiversité marine, comme le projet Tanamasoandro qui gagnerait a ne pas verser dans la précipitation car beaucoup de conditions demandent à être respectées (foncières, environnementales, infrastructurelles, socio-économiques de la région etc), comme les projets flyover, tramway et téléphérique qui vont nécessiter des déplacements de population et des deguerpissements, comme l’autoroute Tana/Tamatave dont les répercussions sur l’environnement, les villages, seront immenses et où il faudrait bien étudier le rapport bénéfices/risques, etc etc .

    Base Tulear a le mérite d’etre poursuivi. Ce qui signifie qu’il faut revoir toutes les conditions de sa faisabilité et non se contenter de bribes d’etudes Qui vont dans un sens ou dans un autre en fonction des objectifs de continuation ou de destruction/annulation recherches.

    Tulear mérite d’avoir enfin quelque chose d’aussi ambitieux mais Tulear doit se battre et l’etat Doit l’aider à bien négocier les retombées socio-économiques directes pour la région d’abord.

    Tulear, cimetiere de projet ne doit plus être que des mauvais souvenirs. Il faudrait beaucoup d’autres projets dans le sud du pays pour que cette région sorte du désastre moyenageux actuel pour ne pas dire pire à voir la famine, l’economie De cueillette, qui subsistent encore au 21e siècle.

    • 14 avril à 16:20 | ravalitera (#10915) répond à lancaster

      "Tulear, cimetiere de projet"
      Je suis d’accord avec vous

  • 14 avril à 16:15 | ipman1 (#11182)

    Si ces pseudos-ONG étaient crédibles ça se saurait. L’une est financée par les communistes sud-africains (CRAAD-OI) et sa dirigeante madame Zo n’a néanmoins pas oublié de créer une SARL agrobusiness qui exploite les paysans et pécheurs, l’autre est enregistrée à la préfecture de police de Paris. Alors...

    • 15 avril à 21:22 | sarah (#4600) répond à ipman1

      c’est dommage que ces sociétés civiles ne font que bloquer et dénigrer les opérateurs économiques. Est-ce qu’ils prennent au moins le temps de vérifier, de faire des analyses scientifiques, de connaître toute la procédure d’obtention des permis ?
      Affirmer que l’obtention de ces permis vient de la corruption revient à accuser (avec preuve ?) tous les représentants des Ministères, des collectivités territoriales qui ont participé à toute la procédure (qui n’a pas duré une semaine).
      C’est peut-être dans un objectif d’aider les gens mais êtes-vous allé sur place pour connaître qui veulent vraiment du projet ? combien veulent travailler ?
      Sinon, des solutions ?

  • 14 avril à 16:17 | ravalitera (#10915)

    hanorana sa hanavandra ?
    mahaiza mifidy amin’ny manaraka

    • 14 avril à 18:31 | Aiza ny tanindrazako (#1120) répond à ravalitera

      A qui ont profité les "grands projets" qui ont apportés, prétendent-ils "des millions de milliards de dollars" ? comme QMM Fort-Dauphin, Ambatovy, et maintenant Tuléar sand ? A qui ?
      Les millions de dollar qui sont rentrés "dans les caisses de l’état", où ils sont maintenant ?
      La liaison ferroviaire Moramanga-Tamatave a été rénovée ? Des autoroutes, ou simplement routes, des lycées, universités, installations sportives( piscines, terrains de foot...), villes et villages propres, dignes de ce nom avec des adduction d’eau, des systèmes de recyclage des eaux usées ? à Moramanga et aux alentours , à Tamatave ? ont-ils vus le jour ?
      1/Ce sont d’abord les multinationales et leurs pays respectifs qui se goinfrent sur le dos des pauvres imbéciles de Malgaches.
      2/ Ensuite ce sont les dirigeants corrompus qui se paient des maisons de rêve et des km de 4X4 et qui envoient leurs enfants dans les universités renommées, à l’étranger évidemment et vivent comme si Madagascar est la première puissance mondiale.
      3/ Pour les autres restant, vous êtes bon pour rester pauvres et abrutis sur plusieurs générations. Donc crève ? parcequ’ ils ont les kalachnikovs ?

  • 14 avril à 19:10 | olivier2 (#9829)

    L imbecile heureux qui vit en France aux frais de la princesse laïque,, a savoir « l encastré « ...foza aujourd hui mais « gentil et pardonné « demain...

    OSE ecrire ( les kons ca ose tout)

    « Tulear cimetiere de projet »

    Nan nan...Monsieur le futur NON FOZA bientot pardonne par les incendiaires revolutionnaires à géométrie tres tres tres variable..

    « Madagascar cimetière de projet »...telle est l expression convenue depuis le debut des annees 80..

    JAMAIS DEMENTIE

    Ce qui n empeche pas les paons de faire la roue..

    Une espece decouverte par ??

    🤪
    Ps : si tu reponds « paon d or » c est que ton pere est député HVM
    🤣🤣🤣

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