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samedi 14 décembre 2019
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Société

Emeutes à Port-Bergé

La résidence du chef de district détruite

jeudi 3 mai 2007 | Alphonse M.

Décidémment, le mouvement de contestation se généralise dans toute l’Ile. Ainsi, en dehors des grands centres urbains, on vient d’apprendre que la ville de Port-Bergé, dans la région de la Sofia a été le théâtre d’actes inhabituels hier après-midi. Tout a commencé vers 15 heures 30 minutes. Sur ordre du chef de district, des gendarmes ont procédé à l’arrestation d’un certain Delhorme. Ce dernier, assurant la présidence de l’association pour la protection des consommateurs, a réclamé la fin de la coupure de l’électricté dans cette ville. Une revendication qui n’a pas plu aux autorités locales.

Du coup, la tension a monté de plusieurs crans. Plusieurs centaines de personnes ont envahi la brigade de la gendarmerie pour demander la libération de M. Delhorme, qui n’a pas commis une infraction, selon les manifestants. Pris au dépourvu et dépassés par l’évenèment, les éléments de la gendarmerie, présents sur les lieux ont cédé. M. Delhorme a été libéré. Fous de rage, les manifestants se dirigerent vers la résidence du district. Ils ont tout saccagé et détruit la maison du représentant de l’Etat. Vers la fin de l’après-midi, les manifestants ont pillé la résidence et le bureau du directeur de la Jirama et tous les matériels sont ravagés par les flammes. A la tombée de la nuit, ils ont incendié la citerne de carburant de la Jirama sise à Tsarasoratra et une partie d’entre eux se sont attaqués aux commerçants de Bazaribe. Selon notre source, certains petits commerçants sont victimes des actes de pillage. Tard dans la soirée, on nous a signalé l’existence de quelques blessés dont un employé de la Jirama.

Les forces de l’ordre impuissantes

Contrairement dans les autres villes du pays, les forces de l’ordre n’ont fait que constater les dégats. Devant la foule déchaînée, les forces de l’ordre, peu nombreuses, n’arriverent pas à maîtriser la situation. Elles étaient totalement débordées et impuissantes. Fort heureusement, certains hauts responsables et quelques personnels de la Jirama ont trouvé refuge dans les casernes.

Des renforts, en provenance des villes voisines, sont depêchés sur les lieux, d’après notre source pour rétablir l’ordre. Vers 20 heures, la situation était encore incontrolée. Sans aucun doute, la gestion de la Jirama, qui est à l’origine du délestage dans la plupart des grandes villes malgaches, provoque des tensions sociales dont leurs conséquences au niveau de la politique sont dévastatrices. Le climat politique est désormais...électrique, notamment en province, bien que le courant fasse défaut.

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