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Société

Manjakandriana

La première maison carcérale pour femmes, uniquement

samedi 30 juin 2007 | Volana R.

Pour bien connaître un grand restaurant , on dit souvent qu’il faut jeter un coup d’œil dans ses cuisines. Le Commissaire européen Louis Michel a coutume de dire, pour sa part, que « pour apprécier l’état de droit et pour mesurer le respect des droits de l’homme dans un pays, il faut visiter ses prisons ».

Mercredi dernier, dans l’atmosphère du 47e anniversaire de l’indépendance célébré à Mahamasina, l’Union Européenne et le gouvernement ont ouvert les portes de la première maison carcérale réservée aux femmes uniquement, dans le centre ville de Manjakandriana.

« Les travaux ont commencé il y a tout juste un an et malgré la modicité du budget qui lui a été consacré pour un coût global d’environ 50.000 euros (Ariary 149,8 millions) , on peut quand même réaliser à Madagascar des projets d’envergure », explique le Chef de la Délégation européenne, Jean-Claude Boidin. Sa réalisation s’inscrit dans notre effort global de consolidation de l’état de droit à Madagascar.

« Notre programme d’appui à l’état de droit comporte une importante composante consacrée à la réhabilitation des prisons et à l’amélioration des conditions de vies pénitentiaires », a-t-il réitéré.

Pour 60 personnes

Le ministre de la Justice, Lala Henriette Ratsiharovala a rappelé les efforts qu’a déployés son département pour améliorer la vie carcérale et surtout pour l’humanisation de la détention. Une raison pour laquelle la Commission de l’UE appuie la volonté du pouvoir. La situation est encore préoccupante dans les prisons malgaches : 3,1 % des détenus sont des femmes, aux environs de 200 personnes, alors que la capacité d’accueil est de 80 personnes.

La maison de Manjakandriana accueillera 60 femmes détenues, accompagnées de leurs enfants qui leur sont incontournables, dont une trentaine de la prison centrale d’Antanimora. Elle s’étale sur une superficie de 1,70 hectare.

Une femme à la tête

Elle sera dirigée par une femme entourée d’un personnel uniquement féminin. Tout a été pensé pour mettre un terme à l’exclusion en prison et pour préparer le retour à la société, soit 1 chef d’établissement et 6 agents, placés sous l’autorité du Directeur Régional de l’Administration Pénitentiaire d’Antananarivo.

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