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lundi 19 octobre 2020
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Economie

Secteur minier

La lutte contre les trafiquants : un défi

mardi 17 juillet 2007 | Lanto

Plusieurs milliards d’ariary sont perdus à cause des opérations clandestines effectuées dans le cadre de l’exportation de l’or, des pierres fines et des pierres précieuses. Pour cette raison, le secteur minier ne contribue pas pleinement dans l’amélioration du niveau de vie des exploitants et encore moins au développement du pays. Il est à souligner que 30% des saphirs commercialisés sur le marché mondial proviennent de Madagascar. Or, d’après la déclaration du maire de Sakaraha, une localité qui recèle de nombreux gisement de saphir, aucune retombée n’est remarquée. Si l’on ne cite que le domaine de construction des infrastructures. Par ailleurs, le chiffre d’affaires des mineurs ne représente que les 5% du prix final des pierres. La majorité de nos exportations sont constituées de pierres brutes, le traitement thermique est réalisé en ThaÏlande, et les pierres sont taillées au Sri Lanka. Donc, la valeur ajoutée est nulle.

Orpaillage : secteur porteur

Par contre, le secteur aurifère enregistre de meilleures performances. Pour la commune d’Antanimbary à Maevatanàna reconnue pour sa forte potentialité en or, les ristournes ont permis de mettre en place les installations électriques. Du côté des orpailleurs, 70% du prix final de la production leur reviennent. Les revenus familiaux des orpailleurs sont 9 fois plus élevés que ceux des cultivateurs.

Cette année, l’or atteint un prix-record sur le marché mondial. Le gramme s’achète actuellement à Ar.39 400. Le prix est fixé à Ar.30 000 au niveau des exploitants. Il est vendu à 30 400 Ariary chez les ramasseurs, à 33 000 ariary chez les collecteurs locaux, à 38 000 ariary chez les collecteurs ambulants, pour finir à 48 000 ariary chez les bijoutiers.

Trafic et corruption : à éradiquer

De cet exemple, l’on peut conclure que le secteur est un levier pour le développement, seulement une meilleure gestion s’impose pour améliorer les entrées fiscales.

La lutte contre les réseaux de trafiquants, et les différentes facettes de la corruption ainsi que les abus d’autorité est un défi a indiqué le ministre des Mines, Donat Andriamahefaparany lors du « Strategic Decision Meeting » dans le cadre des petites mines, un atelier de concertation de deux jours, qui se tient depuis hier à l’Institut National de Leadership à Iavoloha. De plus, l’éducation des petits exploitants est indispensable. Le secteur génère certes de nombreux emplois mobilisant un capital humain important, mais les premiers intervenants ne disposant pas des informations nécessaires notamment sur la nature et le prix des pierres se font harceler, et ne tirent pas profit, comme il se doit, de leur dur labeur. Enfin, il s’agit aussi de renforcer la capacité en entrepreneuriat, car force est de constater que les revenus sont souvent gaspillés. Les décisions et ces recommandations avancées par les intervenants du secteur : administration, exploitants, collecteurs et ceux qui pratiquent la transformation et l’exportation feront objet d’une synthèse le 26 juillet prochain. Elles vont ainsi constituer de directives pour la gestion du secteur des petites mines au niveau national. En effet, comme les grandes mines, elles détiennent un rôle capital pour atteindre l’objectif du « Madagascar Action Plan » qui est de ramener la contribution du secteur minier à 10% dans le PIB.

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