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Culturel

La vie des artistes malgaches d’ailleurs

La diversité divise, à l’étranger !

vendredi 17 août 2007 | Daddy R.

Alors que bon nombre d’artistes font de leur mieux lors de plusieurs déplacements à l’étranger afin de donner satisfaction à la diaspora malgache, on entend encore des échos défavorables concernant la diversité de la culture malgache.

Ces derniers temps, on ne cesse de poser la question suivante : la diversité culturelle malgache est-elle une richesse ou un inconvénient pour nous faire connaître davantage ?

Effectivement, si l’on se réfère à des détails qui tendent souvent à ternir l’image de la grande île, on reconnaît que la « malgachéité » n’est pas encore au point jusqu’à maintenant. Et plus, on essaie d’inciter les gens à voir de près leur « origine », moins, ils sont prêts à faire l’effort.

Ceci étant, il est évident si notre culture se retrouve dans l’impasse et recherche une issue que seuls, nous, sommes en possession de la clé.

Il fut un temps où on était fier de notre diversité. Chaque région a fait de son mieux pour valoriser son originalité. Mais avec le temps, la mentalité a changé et, fort heureusement, on est une île, et que la guerre tribale n’a pas pris place.

Si les politiciens ont toujours provoqué, à leur manière, cette guerre qui n’a jamais eu lieu, la culture est maintenant victime de cette hypocrisie sans merci.

Concert-dansant

Il est devenu très courant, de nos jours, d’inviter des artistes malgaches pour se produire à « andafy » Et sans distinction de genre ni de style, tout le monde est le bienvenu, en France surtout. Mais à chaque artiste son public et son « fief » !

A part les quelques associations qui se sont déjà professionnalisées dans le métier, on fait face souvent à des organisations plus souples et assez fiable (sans vouloir être trop méchant !), dont la formule est la suivante : un spectacle qui se déroule dans une petite salle qui ne peut contenir qu’une centaine de personnes avec un Dj assurant la dernière partie, après la prestation des artistes et place à la fête ! Excusez du peu, un « spectacle », il a été bien dit, où il faut laisser plus de place aux titres « qui bougent » dans le répertoire, sinon ce serait la catastrophe dans la salle. Le spectacle vire souvent à un « bal » et il y a des fois même ou les artistes doivent improviser car leur répertoire n’a pas été dressé pour la situation. On comprend le « stress » que vit tout le monde mais il faut faire la part des choses. Car « spectacle » et « cabaret » sont deux formules bien distinctes, afin qu’il n’y ait pas confusion et déception.

Pire , à défaut d’une salle plus appropriée, les organisateurs, et les artistes surtout, doivent se contenter des « Firat dugun » ou l’ex-Tanà-Orly, alors qu’on annonce un « spectacle grandiose » dans les publicités. Mais bien sûr, il faut en profiter car c’est l’occasion de se produire hors du pays.

Après le passage du groupe Mahaleo à l’Olympia, on a lancé une supposition comme quoi pourquoi ne pas faire venir un ou plusieurs artistes « représentatifs » de Madagascar en France, dans des conditions mieux adaptées. L’objectif est de donner une autre opportunité à la musique malgache, d’ouvrir un autre horizon car nous seront loin d’envahir le marché international à cette allure. Histoire de prouver que la musique malgache est bien exportable et a de la qualité.

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