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Politique

Elections législatives anticipées

La crainte de fraudes massives ressurgit

lundi 23 juillet 2007 | Alphonse M.

Le chef de l’Etat a annoncé son intention de dissoudre l’Assemblée nationale dans les prochains jours. A cet effet, les électeurs se rendront très bientôt aux urnes bien que l’actuel Code électoral soit vivement critiqué par l’ensemble de la classe politique, des membres de la société civile ainsi que de la grande famille de la communauté internationale. On craint des fraudes massives lors de la prochaine consultation populaire.

L’annonce faite par le président de la République, vendredi dernier à Toliara, pour la dissolution de l’Assemblée nationale a court-circuté l’appel du premier ministre d’observer une trêve politique durant les Jeux des Iles. Du coup, les état-majors politiques s’agitent. Le parti présidentiel, le TIM a tenu son congrès régional à Amboasary-Sud pour dénoncer les actions des frondeurs sous l’égide de l’ancien ministre Théodore Ranjivason, tandis que les autres partis ont déjà affûté leurs armes durant le week-end dernier. Visiblement, la chasse aux candidats pour les législatives ont commencé. Toutefois, bon nombre de la classe politique ne cachent pas leur crainte sur des éventuelles fraudes massives. Ils justifient leurs thèses par l’intransigeance du pouvoir en place d’organiser une nouvelle élection, sans pour autant modifier les textes électoraux.

En dépit des appels, voire des remarques faites par des bailleurs de fonds (Union Européenne), des diplomates, de la communauté internationale (SADC), des partis politiques ainsi que de la société civile (FFKM, CNO, SEFAFI...), les autorités malgaches insistent sur l’organisation d’une nouvelle consultation populaire avec le Code électoral existant. En clair, toutes ces entités revendiquent l’utilisation du bulletin unique et la création d’une commission électorale indépendante. En vigueur depuis le régime Ratsiraka, ce code a été à l’origine de divers mouvements de contestations des résultats électoraux provoquant des crises politiques graves ayant occasionné des pertes de vie humaines. Même les dirigeants actuels ont critiqué les textes électoraux au moment du mouvement 2002. Mais, ce code est devenu, par la suite un modèle en Afrique. Tout laisse à penser que l’actuel Code électoral favorise les fraudes par le biais des falsifications des procès-verbaux pour pouvoir manipuler les résultats.

Scrutin très attendu...

Le chef de l’Etat Ravalomanana Marc a mis fin au mandat des députés à quatre mois de l’expiration de l’actuelle législature. Visiblement, le numero un malgache envisage de garder la majorité à Tsimbazaza pour pouvoir mieux piloter le développement du pays, selon ses propres termes. Or, le parti présidentiel est actuellement affaibli par des querelles internes.

Quoi qu’il en soit, ce scrutin est très attendu par l’ensemble de la classe politique. Après l’élection présidentielle et le référendum constitutionnel, les électeurs malgaches se rendront de nouveau aux urnes très prochainement, probablement avant la fin de cette année. Dès cette semaine, le conseil des ministres se penchera sur ce sujet, d’après des sources concordantes. La question est de savoir si les prochaines législatives vont se dérouler dans les conditions recquises, respectant les normes démocratiques. Les chancelleries étrangères, les bailleurs de fonds ainsi que le « ray aman-dreny » du FFKM (Fédération des églises chrétiennes) auront-ils des mots à dire pour que le verdict des urnes et le choix des électeurs soient respectés.

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