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Divers

La FAO inquiète des concentrations de criquets dans le sud-ouest

mercredi 22 juin 2011

Des concentrations de populations de criquets signalées actuellement dans le sud-ouest de Madagascar pourraient se transformer en fléau et compromettre sérieusement les moyens de subsistance de 13 millions de personnes à moins qu’une nouvelle campagne ne soit lancée pour contenir ces insectes friands de cultures, a mis en garde mardi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Selon les relevés les plus récents, quelque 300.000 hectares infestés par les criquets doivent être traités entre novembre 2011 et mai 2012 à un coût évalué à 7,6 millions de dollars.

« Nous devons briser la dynamique des populations de criquets afin de prévenir de nouveaux développements qui pourraient affecter l’île pendant des années et compromettre gravement les moyens d’existence des deux tiers de la population, soit 13 millions de personnes », affirme Annie Monard, l’experte de la FAO qui coordonne la lutte antiacridienne à Madagascar.

Après la formation des équipes, les opérations de lutte antiacridienne ont ciblé la période octobre 2010-avril 2011 qui correspond à la saison des pluies et qui est aussi la période de reproduction du criquet. Quelque 200.000 hectares infestés ont déjà été pulvérisés par hélicoptère tandis que des moyens de lutte au sol ont été déployés sur 27.000 hectares et se poursuivent. Outre les pesticides conventionnels, un biopesticide tiré d’un champignon mortel pour les criquets et les sauterelles a été utilisé pour la première fois sur une grande échelle.

Malgré cela, les conditions climatiques et écologiques durant la première moitié de cette année ont entraîné des concentrations de populations de criquets sur une grande partie du sud-ouest de Madagascar.

Les 7,6 millions de dollars de fonds sont requis d’urgence pour lancer une nouvelle campagne antiacridienne sur les zones infestées qui doit coïncider avec les prochaines pluies et la période de reproduction du criquet (novembre 2011-mai 2012).

« Nous devons réagir rapidement à cette recrudescence acridienne », souligne Mme Monard. « La lutte préventive est le moyen le plus efficace et le plus rentable pour faire face au criquet de manière durable ».

Parallèlement à la campagne d’urgence, la FAO s’apprête à lancer un projet de deux ans financé par l’Agence française de développement pour aider Madagascar à mettre en place un dispositif d’intervention à long terme contre le criquet.

Recueilli par Yann

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