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vendredi 19 juillet 2019
Antananarivo | 02h28
 

Politique

Elections législatives

La CENI rappelle les règles régissant la campagne électorale

mardi 7 mai | Arena R.

La campagne électorale des législatives a officiellement débuté hier. Elle s’est déroulée dans le calme, notamment dans la capitale. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) lors d’une conférence de presse à son siège à Alarobia a tenu à rappeler les règles qui régissent cette campagne électorale.

Thierry Rakotonarivo, vice-président de la Ceni, a entre autres évoqué dans son discours le respect de l’unité nationale et du « fihavanana », l’impartialité du régime et de ses autorités et celle des chaînes nationales, la neutralité de l’église, le respect des différentes mesures qui assureront l’égalité de chance de tous les candidats, la transparence des comptes de campagne et surtout le respect de la loi en vigueur.

Il rappelle également que conformément à la loi en vigueur à Madagascar, la propagande ne peut être effectuée dans certains endroits comme les églises, les lieux de travail public ou privé, les établissements publics comme les écoles ou encore les ministères ainsi que dans les casernes militaires.

Le préfet d’Antananarivo précise de son côté que la tenue d’un meeting nécessite un avis signifié des autorités locales. Une déclaration d’intention de meeting doit être effectuée 48 heures avant sa tenue. Il est alors du devoir des autorités locales d’en informer les représentants de la Ceni au niveau des districts. Si le cas échéant, les heures et les dates se chevauchent, c’est la Ceni qui tranche en dernier recours.

Le point a également été fait sur l’emplacement des affiches de campagne : il est interdit de placarder les affiches sur les murs ou clôtures des établissements publics, les propriétés privés sauf autorisation au préalable et les panneaux publicitaires. Il est également interdit d’utiliser des affichages tout blanc ou encore d’associer les trois couleurs (blanc, rouge, vert) qui symbolisent le drapeau national.

Concernant les éventuels contentieux électoraux, le vice-président de la Ceni indique que les requêtes et doléances des candidats, de leurs déléguées, des électeurs ayant voté ou encore les observateurs électoraux peuvent être déposer au lendemain du scrutin, c’est-à-dire le 28 mai jusqu’à la publication des résultats provisoires, prévue le 17 juin 2019.

Les plaintes concernant l’utilisation des matériels de l’État à des fins de propagande sont à déposer au niveau de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). Quant aux plaintes concernant les délits et crimes (perturbations dans les lieux de propagande, distribution d’argents visant à acheter la voix d’un ou des électeurs) sont à déposer auprès du tribunal de première instance.

Pour la sécurisation de la campagne électorale, le ministère de la Sécurité publique annonce qu’il n’y aura pas de sécurité particulière attribuée aux candidats comme lors de la présidentielle. Par contre, il y aura mobilisation des policiers, à travers le pays et notamment dans tous les arrondissements de la capitale.

6 commentaires

Vos commentaires

  • 7 mai à 10:22 | camarade joe (#10443)

    la ceni a déjà rappelé les règles pour les candidats à l’élection législative, il faut respecter la loi. et que cette élection soit transparente et crédible , en plus, que le vrai choix du peuple sera élu député

  • 7 mai à 10:51 | Jipo (#4988)

    Bonjour .
    Que ne ferions-nous pas sans la ceni, mais juste une question m’ interpelle, : est-ce bien son rôle de " rappeler les règles " ou s’ arroge -t -elle le droit de l’ outre passer allègrement ?
    A mon sens une commission n’ est pas destinée à cette fonction à moins que cela soit expressément précisé , en ce cas : ou ?
    Un spécialiste en droit devrait pouvoir nous éclairer ?

  • 7 mai à 10:56 | kartell (#8302)

    A quoi joue le peuple avec ces élections cache-misère ?...
    Fondamentalement, à quoi ce scrutin pourrait influer le quotidien de chaque citoyen ?....
    Certains brandiront le fait que la démocratie a ses impératifs que le bon sens ignore tandis que le pays plonge une fois encore dans une kermesse permanente où comme par miracle, le flouze coule à flot sans qu’il soit nécessaire d’en appeler à communauté internationale !..
    L’enjeu présenté comme capital ne sera en réalité qu’une copie aussi pâle que l’élection présidentielle en confirmant le médiocre devant un auditoire international aux anges !...
    La confirmation que le pays s’installe dans une forme de pouvoir autocrate trouvera ici une nouvelle approbation d’un électorat séduit à doter ce président de tous les pouvoirs....
    Sans opposition véritable, cette élection va tourner au plébiscite en dégradant un peu plus une démocratie qui est en train de subir ses derniers outrages....
    Certains salueront l’obligation faite d’assurer ce second volet électif pour doter la république de tous les rouages nécessaires pour clore cette interminable mascarade qui ne fait sourire que les seuls détenteurs du pouvoir....
    Enfoncer le clou pour donner les pleins pouvoirs est devenu une obsession d’une partie des votants qui croient entrevoir dans cette perspective trompeuse la meilleure manière de voir se concrétiser plus rapidement les promesses de campagne....
    Certains auront compris qu’en agissant de la sorte, le pays va s’enfermer dans une stratégie autoritaire qui ne pourra plus être discutée sans courir le crime de lèse-majesté dans un remake d’un « ratsirakisme » revisité à la sauce ultra-libérale !...
    Bon appétit, bien sûr !.....

  • 7 mai à 12:45 | Marylyn (#10429)

    il est temps de se montrer correcte face aux règles régissant la propagande et l’élection législative, pour se montrer digne devant les concurrents et devant le peuple, il faut respectueux et c’est sur que ce serait un succès !

  • 8 mai à 16:34 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum
    Ramadhan Moubarak à tous les musulmans.
    Une règle basée sur le nivellement par le bas n’apporte rien de bon pour le pays.
    Vivement une élection générale unique tous les cinq ans comme dans certains pays africains.

  • 10 mai à 21:33 | Citoyen (#10637)

    DEPUTATION, PRINCIPES ATTENDUS

    Les Attributions de missions parlementaires conduisent aux principes généraux suivants : VEILLE ET AMENDEMENT DE LOIS et BALISES DE CONTRÔLE DU GOUVERNEMENT. Au cas de mauvaise gouvernance, le POUVOIR PARLEMENTAIRE PEUT ALLER A LA MOTION DE CENSURE contre le Gouvernement, sanction ultime d’un Gouvernement en constat de faute avérée.

    Comment exercer les prérogatives parlementaires, une fonction hautement technique : FOURNIR AUX COMMISSIONS TECHNIQUES PARLEMENTAIRES LES COMPETENCES DE PORTEES ANALYTIQUES & JURIDIQUES pour amendement et adoptions de Lois, et PAR UNE ANALYSE FONDEE DES PROJETS DE LOIS DE FINANCE, bases de l’efficacité de la productivité DES DEPENSES EFFECTIVES DE L’EXÉCUTIF dans son année de fonctionnement pour un Gouvernement dans sa performance ministérielle et de résultats attendus sur les conditions de vie des citoyens.

    Le mandat parlementaire EST NATIONAL par principe : donc dès lors que le Parlementaire intègre l’ASSEMBLEE NATIONALE, il ou elle se doit de défendre PRIORITAIREMENT les intérêts de la Nation, et non exclusivement de se limiter à sa région. Donc, la portée prioritaire des analyses parlementaires doit être d’envergure nationale et non régionale afin d’éviter toute collusion à connotation ethnique, comme le suppose la portée des Lois qui concerne toute la Nation tout entière, une orientation et évolution de développement "NATIONAL".

    La SAISINE DE CONSTITUTIONALITE et d’échanges entre CHAMBRES HAUTE ET BASSE demeure une prérogative parlementaire qui demeure essentielle à la portée juridique des amendements de lois adoptées, et de recours utiles à la qualité du cadre législatif National, utile pour tous les citoyens.

    Le PARLEMENT PEUT AUSSI ETRE SOUMIS A DISSOLUTION sur décision du Président de la République, si cela s’avère nécessaire.

    CONCLUSION : La portée politique des attributions parlementaires sur la proposition d’un PREMIER MINISTRE issu de la majorité, chef d’un Gouvernement que le parlementaire a pour, durant son mandat, vocation et devoir à « juger de son efficacité d’actions et de résultats et d’utilisation des deniers publics, à travers les lois de finance », doit engager le parlementaire à présenter une posture juste, digne, humble et profondément patriote dans laquelle chaque parlementaire se doit de promouvoir dans ce qu’il représente d’honorabilité et de représentativité vis-à-vis de la population, qui lui remet sa confiance et sa voix, d’une Nation entière qu’il représente et de l’exécutif qu’il se doit de contrôler objectivement.

    L’objectivité attendu dans ces élections législatives est de soutenir avec efficacité et objectivité les principes de croissance et de développement de la nation par l’IEM comme base de la PGE dans ce qu’elle est d’initier une croissance rapide pour la nation, valeurs que je partage avec un enthousiasme citoyen.

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