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lundi 26 septembre 2022
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Editorial

L’entrée dans la SADC, c’est quoi ?

mardi 18 septembre 2007 | RAW

Les produits de la communauté des pays d’Afrique australe (SADC) sont à nos portes. Ils font l’objet de tous les commentaires. Les consommateurs se frottent déjà les mains car la concurrence va s’intensifier. Leur entrée libre sur le marché malgache va sûrement tendre les prix à la baisse. Les entrepreneurs et les patrons locaux par contre sont de plus en plus inquiets. La production locale résistera-t-elle ? Le cas de l’arrivée massive de friperies et ses conséquences sur la petite manufacture de confection est encore dans les esprits. Les petites entreprises de confection qui ont survécu ont encore subi le choc de l’arrivée des effets vestimentaires et autres lingeries en provenance de la Chine. Une dizaine de slips pour femme pour seulement 1000 ar par exemple ! Sous une telle pression, le tissu des micro et petites manufactures s’est dégradé. Reste l’artisanat de survie.

En tout cas, les importations massives telle ce qui se produit pour certains articles en provenance de la Chine sont nuisibles à l’emploi existant. Déjà que cet emploi constitue depuis toujours un problème pour le pays. Pour le travailleur, mondialisation ou pas, son travail a toujours pour beaucoup été sous-payé. Que peut-il attendre de cette entrée dans la communauté des pays d’Afrique australe ?

Quelque part on serait tenté de pointer du doigt les opérateurs dans l’importation de ne pas se préoccuper du sort des producteurs locaux. On se tourne facilement vers l’Etat pour l’accuser de ne pas protéger les petites entreprises et petites manufactures locales et en particulier l’emploi, les travailleurs dans les entreprises, dans les champs et les travailleurs à domicile.

Toutefois, personne n’est sans savoir que depuis 2003, le président Marc Ravalomanana a prévenu que les barrières douanières vont tomber et que c’est une des raisons qui l’a poussé à décréter la période de détaxation sur certains équipements et matériels. Aujourd’hui, nos entreprises sont-elles en mesure de produire pour ce grand marché de la SADC. À en croire les dialogues entre l’Etat et les entreprises et industries de Madagascar, le marché malgache peut encore être protégé pendant une certaine période pour certains articles. Ce qui signifie que nos entreprises et nos industries ne sont pas tout à fait prêtes. Des investissements n’avaient pu être réalisé car les conditions n’étaient pas réunies, a-t-on compris. Les explications à tout cela : la valse-hésitation des uns et des autres. On fait deux pas en avant et tout de suite après on fait deux autres pas en arrière. Chacune des parties chante à sa façon et ne veut accorder son violon avec celui de l’autre.

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