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Partenariat Etat-Eglise

L’église catholique impose ses conditions

mercredi 23 mai 2007 | Eugène R.

Les évêques catholiques sous la conduite de Mgr Razanakolona Odon remontent au créneau, après la déclaration relative au référendum.

Il faut que le pouvoir s’explique devant les fidèles catholiques sur la mesure d’expulsion prise à l’encontre du Père Sylvain Urfer. C’est une des nouvelles conditions imposées par l’église catholique pour la poursuite de son partenariat avec l’Etat.

L’affaire Sylvain Urfer a obligé l’église catholique à revoir les conditions de son partenariat avec l’Etat dans le cadre du 3P (Partenariat Etat-Eglise). A s’en tenir à la déclaration de la conférence des evêques qui s’est tenue à Antanimena après l’intronisation du nouvel evêque de Miarinarivo, l’église catholique impose des nouvelles conditions pour la poursuite de son partenariat avec l’Etat. Parmi ces conditions figurent les explications officielles sur le motif de la mesure d’expulsion prise à l’encontre du Père Sylvain Urfer. D’après cette déclaration, les catholiques ne digèrent pas la façon dont on a expulsé ce religieux de nationalité française. « L’Etat n’a même pas pris la peine, à titre de respect, d’informer les hiérarchies au sein de l’église avant de prendre cette mesure d’expulsion. », déplorent les évêques catholiques qui ont participé à cette conférence épiscopale. Ces derniers ne s’arrêtent pas là. Ils vont jusqu’à mettre les points sur les « i » pour lancer à ceux qui veulent les écouter que « Les missionnaires sont là pour prêcher l’évangile. Par ailleurs, ils ont le devoir d’agir pour qu’il y ait la justice et l’équité. S’ils trouvent que ces valeurs sont en danger, ces missionnnaires, qu’ils soient étrangers ou nationaux, doivent parler ».

Echec de la tentative de Miarinarivo

Visiblement, la tentative d’amadouer les fidèles menée ce dimanche à Miarinarivo par le pouvoir, en marge de la cérémonie d’intronisation du Mgr Jean-Claude Randrianarisoa pour rassurer les croyants catholiques sur les derniers évènements qui touchent la vie de l’église a échoué. A rappeller que lors de cette cérémonie, le président du Sénat Rajemison Rakotomaharo, qui a conduit à cette occasion une importante délégation du pouvoir central, a rassuré que le pouvoir n’a pas d’animosité envers l’église catholique. La conférence épiscopale d’Antanimena a également permis aux évêques catholiques présents de réiterer que l’usage des forces et les intimidations ne constitueront jamais des solutions au malaise socio-politique actuel. Au contraire, ces moyens de repression ne font qu’aggraver la situation de tension qui est déjà là, martèlent ces évêques. Revenant sur le dernier référendum constitutionnel, les evêques catholiques persistent sur la position de l’église catholique qui a jugé inopportune la tenue de cette consultation populaire. Une consultation populaire qui, selon ces evêques, a vu un très faible taux de participation et dont le résultat officiel inquiète jusqu’à présent la majorité de malgaches.

Bref, il est prouvé que la relation entre l’Etat et l’église catholique traverse actuellement une période de crise.

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