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vendredi 20 juillet 2018
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« L’année blanche peut être évitée si les revendications sont acceptées » selon les syndicalistes de l’Education Nationale

lundi 18 juin | Vavah Rakotoarivonjy

Alors que les parents d’élèves dans les écoles publiques commencent sérieusement à s’inquiéter sur le sort de leur enfant à cause de l’interminable grève des enseignants, ces derniers ont annoncé durant le week-end que le risque d’une année blanche peut très bien être évité. Il suffit, disent les syndicalistes, que le nouveau ministre de l’Education nationale, Gatien Horace, accepte les conditions minimums qu’ils posent. Si les conditions seront remplies, ils pourront reprendre les cours dès le début de cette semaine.

Ces conditions portent essentiellement sur le paiement des indemnités spéciales pour le personnel du ministère de l’Eduction nationale qui est de l’ordre de 100 000 Ariary à compter du 1er janvier 2017, le reclassement des enseignants bacheliers ayant déjà effectué deux ans de formation au sein du CRNFP (Centre Nationale de formation professionnelle), la bonification des enseignants FRAM ayant effectué plusieurs années de service au sein de l’éducation nationale, la déconcentration et le remboursement des frais médicaux…

Horace Gatien, l’actuel ministre qui s’est entretenu le jour même de sa passation de service avec les enseignants et les leaders des syndicats et s’est voulu être rassurant. « Le statut des enseignants sera valorisé et leur valeur sera rehaussée en priorité, tels sont mes objectifs. Je ne les empêcherais pas de poursuivre leur mouvement de revendication. Toutefois, je souhaite que ce ne soit pas au détriment des élèves, notre souverain, et que ceux-ci ne soient pas délaissés… », a-t-il précisé dans son allocution devant le personnel du MEN. « Je suis entièrement disposé à travailler pour les enseignants et pour les élèves »

L’actuel ministre aura ainsi la lourde tâche de répondre aux exigences des enseignants qui, coûtent que coûtent n’envisagent pas de baisser les bras. Reste à savoir comment va-t-il procéder pour s’en sortir sachant que l’actuel gouvernement n’a qu’une durée de vie déterminée, environ six mois et une mission bien précise : l’organisation des élections transparentes et acceptées par tous. De même, l’ancien ministre, Paul Rabary, a martelé à plusieurs reprises que même si les revendications des enseignants sont légitimes, la solution ne se trouverait pas uniquement au niveau du Ministère de l’Education nationale car tout ce qui est relatif à la grille indiciaire concerne la loi de finances.

Du côté des parents d’élèves, les inquiétudes commencent à se faire ressentir. Une mère de famille dont deux enfants en classe d’examens officiels, 3ème et terminale, dans des écoles publiques se pose des questions : « Si le gouvernement ou le ministre n’arrivera pas à satisfaire leur demande, qu’adviendra-t-il alors de nos enfants. Qu’en est-il de leurs examens qui sont déjà repoussés au mois de septembre ? » Mais il n’y a pas que les parents, les élèves également commencent à s’ennuyer, ils trouvent notamment l’année scolaire trop long, avec le report des examens, les vacances forcées de la peste et la grève prolongée des enseignants.

Contrairement aux parents d’élèves des écoles publiques, ceux des écoles privées ne se doutent de rien. La tenue des examens officiels est indiscutable pour eux. « Nous avons déjà payé dix mois de frais de scolarité, en plus des frais d’inscription, donc nous avons rempli notre contrat envers l’école, c’est à elle de faire son possible pour qu’il ait un examen cette année », réagit cette mère de famille qui confirme que son garçon qui devrait passer le BEPC cette année n’a jamais cessé les cours, malgré les perturbations faites par les grévistes aux alentours de son école.

10 commentaires

Vos commentaires

  • 18 juin à 08:58 | Eloim (#8244)

    Appel aux syndicalistes : Pour ne pas vous décevoir, croyez-moi que ce n’est pas ce gouvernement, qui n’a que six mois qui va satisfaire vos desiderata. Alors, réfléchissez bien comment vous allez agir en conséquence. Comme si les élèves ou les étudiants vont être l’otage de votre lutte syndicale, une lutte que je soutiens à 100% à cause de notre cause commune. Mais, comme je faisais partie de la génération sacrifiée de l’époque socialiste, je préfère voir la génération future s’épanouir davantage en terminant à temps l’année scolaire.

  • 18 juin à 11:21 | Gérard (#7761)

    Ces gens là sont comme les cheminots en France, des preneurs d’otage patentés protégés par un sacro saint statut de fonctionnaires
    il ne manque pas de jeunes diplômés sans emploi ici
    alors à quand le grand « remplacement »
    on met en prison les écologistes ? mieux vaudrait y mettre les syndicalistes !

    • 18 juin à 15:14 | lafu_ny_su_krill (#10001) répond à Gérard

      T’as raté l’occasion de la fermer zeze !

      Refléchis plus loin que ton museau, avant de comparer ce qui comme d’habitude ne l’es pas :
      Ici on parle d’enseignants, avec des arriérés de vacations de 2 à 4 ans, de salaires, indemnités très faibles, de remboursement de frais promis depuis 2016 … et appliquées seulement à Tana et pas dans le reste de l’île.
      Pour info, pour uniquement les Fram, certains sont payés la somme royale de 35000 ariary !

      Tu gagnes le minimum social francais zeze, ca ne te donnes pas le droit de te moquer des salauds de pauvres !
      De temps en temps, faire revenir à la réalité, Au lieu de parler de vide comme tu fais, gros khon…

    • 18 juin à 18:56 | Gérard (#7761) répond à Gérard

      @ lafu.....
      cheminot ?

    • 18 juin à 20:24 | hafatse (#9818) répond à Gérard

      +knon c’est jipo la tapkette.

  • 18 juin à 15:50 | sasa (#10303)

    appel aux chef d’Etat de regarder la situation et cherchez la solution rapide C’est triste de regarder des enfants suspects

    • 18 juin à 19:12 | Jipo (#4988) répond à sasa

      @ Gerard : un peu de respect à notre futur nobel Pulitzer Mdr !

  • 18 juin à 15:51 | harena (#10295)

    Les élèves sont les avenirs de notre pays pour demain, il ne faut pas jouer ou de faires les enfants malgaches une victime de votre grève .Tout le monde doit être conscient de leurs actes si on veut tenir notre pays stables.

  • 18 juin à 16:46 | tsirah (#10314)

    l’éducations est le plus grand et le beau l’ermitage et cadeau qu’un enfant ou un adolescent puisse avoir pour son avenir a nous tous maintenant de voir ou amèneraient ce gréve sans fin des éducateurs pour l’avenir de nos enfants et de nos jeune

  • 18 juin à 16:49 | tsirah (#10314)

    l’éducations est le plus grand et le plus beau ermitage et cadeau qu’un enfant ou un adolescent puisse avoir pour son avenir a nous tous maintenant de voir ou amèneraient ce gréve sans fin des éducateurs pour l’avenir de nos enfants et de nos jeune

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