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samedi 8 août 2020
Antananarivo | 18h26
 

Société

Internet

Huit jeunes sur dix victimes de violence en ligne

lundi 24 février | Fano Rasolo

«  J’ai rencontré mon premier amour sur Facebook. Il m’a demandé de le rencontrer et j’ai accepté. Je ne connaissais pas encore son caractère ni son comportement. Notre vie amoureuse se déroulait normalement, puis il commençait d’exiger que je lui donne des vidéos et des photos nues de moi, mais j’ai refusé. Puis devant son insistance et ses mots doux et son charisme, j’ai fini par céder, car je l’aimais tant. Mais trois mois après l’envoi de ces photos, il m’a sollicité un rapport sexuel, mais j’ai refusé, étant encore mineure et aussi car je veux d’abord terminer mes étude avant d’entrer dans la vie sexuelle. Cependant, devant mes refus, il s’est fâché et m’a menacé qu’il allait publier sur Facebook mes photos et mes vidéo si je refusais toujours. De mon côté, je l’ai averti que j’allais le dénoncer à mon père qui est gendarme pour l’arrêter s’il persistait dans ses menaces, et j’ai réussi. Pendant quelque temps, ma vie me semblait un enfer car j’étais tiraillée entre la crainte de perdre mon amour et la peur de détruire ma vie avec quelqu’un qui ne m’aime pas. Puis notre relation a commencé à se dégrader après », selon le témoignage de Mihaja (nom d’emprunt), 15 ans et élève d’un lycée à Antananarivo.

Selon une enquête menée par l’ONG Youth first Madagascar en collaboration avec le Fonds des Nations unies pur l’enfance (Unicef) en juin 2019, huit jeunes sur dix-huit parmi les 357 enquêtés sont victimes de violences en ligne dans les régions Analamanga et Atsinanana. Des enfants et des jeunes de 10 à 21 ans ont été enquêtés dans quatre lycées et collèges à Antananarivo et Toamasina (Lycée Jean Joseph Rabearivelo d’Analakely (LJJR), lycée et collège Saint François Xavier à Antananarivo, Lycée Rabemananjara de Toamasina et le collège Radama I dans la région Atsinanana).

Les types de violences en ligne sur lesquelles ces jeunes enquêtés ont témoigné, sont des menaces, insultes, harcèlements, usurpations d’identité, piratages de comptes sur les réseaux sociaux, envois de contenus acerbes et de contenus à caractères pornographiques et pédopornographiques, etc…, selon l’ONG Youth First.

Madagascar compte près de 2.610.000 habitants connectés parmi la population de 26 millions. Cette population connectée est constituée à 54% de jeunes, parmi lesquels 84% affirment avoir déjà fait face à des dangers en ligne.

Dans la lutte contre la violence en ligne, un évènement mondial « Safer internet day » sera organisé par l’ONG Youth first et l’Unicef Madagascar et d’autres organisations et associations de lutte contre les violences, le 29 février prochain à l’IKM d’Antsahavola (Ivon-toeran’ny Kolontsaina Malagasy).

1 commentaire

Vos commentaires

  • 24 février à 13:21 | MALIBUC (#9345)

    Notre vie amoureuse se déroulait normalement....................
    Je rêve, une vie amoureuse à distance.....Je lui parle sur Messenger mais je l’aime sur Wathsapp et je lui envoie des photos de moi nue sur Twitter !
    Et comme il menace de mettre mes photos en ligne je baise avec lui en direct, voilà mon expérience amoureuse du XXI° Siècle......kkkkkkkkkkkk

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