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Politique

Liberté de la presse

Herizo Razafimahaleo épingle Seva Mboiny

mardi 6 mai 2008 | Randria N.

« Qu’il ne nous autorise pas à intervenir et qu’il se cantonne à suivre les directives que sa volonté de s’agripper à sa place lui dicte, au lieu d’essayer de trouver des prétextes qui frisent le ridicule ainsi. » Herizo Razafimahaleo, parce que ces propos sont de lui, n’a pas été tendre envers Seva Mboiny Simon sur les ondes de la Radio Antsiva, hier. Le directeur de l’ORTM qu’il a déclaré « vouloir défendre l’indéfendable » en déclarant dans un quotidien de la place que les interventions des membres de l’opposition sur la chaîne radiotélévisée nationale n’intéresse pas la grande majorité. Seva Mboiny s’estime ainsi, selon ce ténor de l’opposition, à même de connaître les besoins de la population en matière d’information et pouvoir décider à leur place, sans laisser aux principaux concernés, c’est-à-dire les auditeurs, de se prononcer eux-mêmes sur leur choix. « Ce qui va à l’encontre du professionnalisme et du pluralisme, journalistiquement s’entend, ainsi que de la démocratie, d’un point de vue plus général », a-t-il continué.

  • « Il ment »

En réponse toujours aux déclarations de ce responsable de l’ORTM qui a par ailleurs affirmé que l’accès aux chaînes publiques est libre pour l’opposition, Herizo Razafimahaleo a été on ne peut plus catégorique : « Seva Mboiny ment. Ce n’est pas aussi facile que cela d’y accéder. A preuve, l’autorisation à user de mon droit de réponse sur une déclaration portant atteinte à mon honneur qui est restée sans suite alors que j’ai envoyé une demande en lettre recommandée avec accusé de réception. Demande que les responsables ont déclaré n’avoir jamais reçu ». Une pratique parmi tant d’autres pour empêcher l’opposition d’avoir accès aux ondes nationales, une pratique déplorable, selon Herizo Razafimahaleo, surtout si elle est le fait d’un homme tel que Seva Mboiny qui a été l’un des plus ardents défenseurs de cette liberté de la presse au sein de la radio nationale, du temps de sa nomination à ce poste, sous le régime de Zafy Albert. « La peur de perdre son poste a pris le dessus sur ses idéaux d’antan », a conclu le président-fondateur du Leader Fanilo.

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